Le festival international du film d'animation d'Annecy, créé en 1960, récompense les meilleures productions animés internationales.
Le Festival propose tous les ans une sélection officielle avec un panel de films d'animation utilisant des techniques diverses et classés dans différentes catégories, Courts métrages, Longs métrages, Films de télévision et de commande et Films de fin d'études.
En marge de la compétition se tiennent des avant-premières mondiales, des rétrospectives, des hommages, des rencontres autour des films et des auteurs, des dédicaces, des expositions, des projections en plein air. Depuis sa création en 1986, un marché international du film d'animation (MIFA) se tient à Annecy en même temps que le festival.
A l'origine, le festival se déroulais tous les deux ans, mais il devient annuel en 1997. Il n'y avais pas de sélection officielle de longs métrages avant 1985.

Les Prix officiels
Au fil des années, les prix du Festival d’Annecy ont évolué, s’adaptant aux mutations du monde de l’animation et aux nouvelles tendances artistiques. Certains prix, comme le Cristal du Court et du Long Métrage, ont toujours été un élément central du palmarès (à l'origine ils étaient nommés les Grand Prix), tandis que d’autres, comme le Prix Contrechamp, ont été introduits plus récemment pour mieux refléter la diversité de la production animée, notamment les œuvres plus expérimentales et indépendantes. Certains prix ne sont pas décernés systématiquement chaque année comme le Prix du Public qui a parfois été absent de certaines éditions. L’attribution de mentions spéciales du jury est également laissée à l’appréciation des jurés, en fonction de la richesse et de la diversité des films en compétition.
Aujourd'hui, le Festival d’Annecy décerne plusieurs prix officiels.
Prix pour les longs métrages :
- Cristal du long métrage : prix suprême du festival, récompensant le meilleur long métrage en compétition officielle.
- Prix du jury: décerné par le jury officiel, ce prix met en avant un long métrage remarquable n'ayant pas remporté le Cristal du long métrage, ce qui permet de récompenser une œuvre forte ou singulière.
- Prix Paul Grimault: ce prix, hommage au cinéaste Paul Grimault, récompense un film en compétition officielle pour son ambition artistique et son engagement narratif ou visuel. Il remplace la Mention spéciale du jury attribuée certaines années précédentes.
- Grand prix Contrechamp: récompense le meilleur film de la sélection Contrechamp, qui met en avant des œuvres alternatives, indépendantes ou expérimentales.
- Prix du jury Contrechamp: distinction attribuée par le jury de la catégorie Contrechamp pour souligner un film particulièrement marquant n'ayant pas remporté le Grand Prix Contrechamp mais qui mérrite une mise en lumière.
- Prix Fondation Gan à la Diffusion: ce prix est remis par la Fondation Gan pour le Cinéma et soutient la distribution en salles d’un long métrage d’animation. Son objectif est d’aider un film à toucher un plus large public en facilitant sa sortie et sa promotion.
- Prix du public: décerné par les spectateurs du festival, ce prix récompense le film le plus apprécié du public.
Prix pour les courts métrages :
- Cristal du court métrage: prix suprême dans la catégorie courts métrages, récompensant le meilleur film en compétition officielle.
- Prix du jury: décerné par le jury officiel des courts métrages, ce prix met en avant une œuvre forte ou singulière, qui n’a pas remporté le Cristal mais mérite d’être saluée pour ses qualités esthétiques, son innovation ou sa démarche particulière.
- Prix Alexeïeff - Parker: honore spécifiquement un court métrage d’animation français en mettant en lumière des œuvres originales, souvent innovantes sur le plan artistique ou technique, en hommage à Alexandre Alexeïeff et Claire Parker, inventeurs de l’écran d’épingles.
- Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre: récompense un premier film.
- Prix du public: décerné par les spectateurs du festival, ce prix récompense le court métrage le plus plébiscité par le public parmi les films présentés en compétition officielle.
- Prix du film Off-Limits: distinction réservée à un film de la section Off-Limits, qui valorise les formes expérimentales et non conventionnelles de l’animation.
Mais encore...
D'autres prix sont décernés aux films de télévision et de commande, aux films de fin d'études et aux œuvres VR. Le Festival décerne également des prix spéciaux, comme le Prix de la Ville d'Annecy.
Note: La rédaction de CinéAnimation a choisi de se concentrer, dans un premier temps, sur les prix officiels décernés aux courts et aux longs métrages dans les catégories les plus récurrentes. Par ailleurs, nous avons fait le choix de ne pas intégrer la liste des nominés dans les catégories courts métrages. La sélection des courts métrages dans la catégorie L’Officielle étant particulièrement dense (par exemple, 72 films sélectionnés pour l’édition 2025), il nous paraît préférable de nous concentrer uniquement sur les lauréats de cette catégorie. À cela s’ajoute une centaine d’autres courts métrages répartis dans les sections films de fin d’études ainsi que films de télévision et de commande. Nous avons néanmoins le projet d’intégrer prochainement les lauréats de toutes ces catégories. Vous pouvez toutefois retrouver l’ensemble des sélections officielles sur le site du festival d’Annecy.
Au fil des éditions
Voici le répertoire complet des lauréats de chaque édition du festival dans une sélection des catégories les plus récurrentes.
Note: Pour explorer les films primés d’une année spécifique, cliquez sur l’année correspondante afin d’afficher les résultats détaillés.

L'édition de 2025 s’est tenu du 8 au 14 juin, avec la Hongrie à l'honneur. Michel Gondry, Joanna Quinn et Matt Groening ont reçu un Cristal d’honneur pour l’ensemble de leur carrière.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Arco d'Ugo Bienvenu (également Prix SACEM pour une musique originale dans la catégorie longs métrages)
L’histoire se déroule en 2075, où une fillette de dix ans, Iris, recueille un mystérieux garçon tombé du ciel, vêtu d’une combinaison arc-en-ciel. Il s’appelle Arco et vient d’un futur lointain où l’humanité a retrouvé l’harmonie avec la nature. Ensemble, ils entament un voyage à travers un monde en ruine, dans l’espoir de ramener Arco à son époque. À la fois fable écologique, récit initiatique et drame existentiel, le film explore avec sensibilité la relation entre enfance, mémoire et espoir.
Prix du Jury:
ChaO de Yasuhiro Aoki
Cette romance surréaliste nous plonge dans un Shanghai futuriste, où un jeune homme ordinaire se retrouve promis à une sirène royale. Entre créatures fantastiques et décors extravagants, il évolue dans un monde où règnent l’absurde et l’inattendu. Porté par un humour lunaire et une inventivité graphique effervescente, le film bouscule les repères du spectateur. Véritable kaléidoscope narratif, ChaO célèbre le chaos comme moteur de créativité, et s’affirme comme une expérience visuelle radicale et singulière.

Grand prix Contrechamp :
Endless Cookie de Seth et Pete Scriver
Dans cette comédie animée déjantée, deux demi-frères contrastés grandissent ensemble dans un foyer haut en couleurs. À travers une série de saynètes farfelues peuplées de personnages fantasques, le film dresse un portrait familial aussi tendre qu’imaginatif, jouant sur les contrastes culturels et éducatifs. Humour absurde, narration libre et animation audacieuse s’entrelacent pour créer un univers aussi chaotique que joyeux, où chaque scène semble improvisée avec la sincérité d’un souvenir d’enfance.
Prix du Jury Contrechamp :
The Square (Gwang-jang) de Kim Bo-sol
À Pyongyang, un diplomate suédois mène une liaison secrète avec une agente nord-coréenne, à l’ombre des regards et sous l’œil constant des autorités. Lorsque sa compagne disparaît mystérieusement, il entame une quête discrète mais déterminée pour la retrouver, dans une atmosphère de paranoïa et de surveillance omniprésente. Ce thriller romantique, subtil et tendu, explore les limites de l’intimité dans un régime ultra-contrôlé, mêlant réalisme politique et mélancolie amoureuse dans un décor à la fois glaçant et magnifiquement animé.
Prix Fondation Gan à la Diffusion:
Olivia et le Tremblement de terre invisible d’Irene Iborra
Contrainte de fuir avec sa famille, Olivia s’installe dans un appartement abandonné avec sa mère et son petit frère. Pour préserver l’innocence de ce dernier, elle lui fait croire qu’ils vivent dans un film, transformant leur quotidien précaire en fiction salvatrice. Ce drame social délicat, animé en volume, aborde la précarité et la résilience avec une poésie douce-amère. Porté par des personnages attachants et une narration subtile, le film explore la force de l’imaginaire face aux épreuves du réel.

Prix du public:
Amélie et la Métaphysique des tubes de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han
Inspiré du roman d’Amélie Nothomb, ce film suit les premières années d’une petite fille belge née au Japon, dont la conscience s’éveille au rythme des rituels familiaux et des saisons. Sa relation tendre avec sa nourrice Nishio-san est au cœur d’un récit sensible, qui bascule doucement de l’enfance idyllique à la gravité de la perte. Portée par une animation 2D raffinée et une direction artistique lumineuse, cette adaptation poétique interroge l’identité, le langage et le miracle d’exister.

Prix Paul Grimault :
Planètes de Momoko Seto
Dans ce conte botanique aux accents de science-fiction, quatre graines de pissenlit dérivent dans l’espace après la destruction de la Terre. Échouées sur une planète inconnue, elles entament une quête silencieuse à travers un écosystème étrange et luxuriant, à la recherche d’un nouveau sol où s’enraciner. Entièrement muet, le film mêle prises de vue réelles, animation 3D et timelapse pour créer un univers organique et foisonnant. Planètes propose une odyssée sensorielle singulière, profondément écologique, où la migration végétale devient métaphore universelle de survie et de renaissance.

Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Les Bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon (également Prix du public et Prix André Martin pour un court métrage français)
Réalisé sur l’Épinette, le dernier écran d’épingles conçu par Alexeïeff et Parker, ce court métrage met en scène la rencontre entre un garçon et une étrange créature solitaire. Pierre-Luc Granjon sublime cette technique d’animation rarissime avec un noir et blanc d’une richesse visuelle inouïe. Jeux d’ombres, clair-obscur et transitions hypnotiques façonnent un conte poétique et mélancolique sur l’amitié, la séparation et le passage du temps. Une œuvre précieuse, au raffinement artisanal bouleversant.

Prix du jury:
Les Bêtes de Michael Granberry
Dans une cour sinistre dominée par un roi cruel, un mystérieux lapin muni de clés enchantées convoque un bestiaire de créatures étranges pour le divertir. Ce court métrage d’animation en stop motion déploie un univers gothique et baroque, fortement influencé par les œuvres de Ladislas Starevich. Entre satire macabre et théâtre grotesque, Les Bêtes évoque une fable cruelle sur le pouvoir, le spectacle et l’absurde.
Prix du public:
Les Bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon (également Prix du court métrage et Prix André Martin pour un court métrage français)
Prix du film Off-Limits:
Rakugaki de Ryo Orikasa
Au croisement de la poésie sonore et de l’expérimentation graphique, Rakugaki illustre un poème en prose de Makoto Takayanagi, récité par l’auteur lui-même. Dans un flux visuel contemplatif, le film fait émerger des graffitis éphémères à la lisière du rêve et de l’éveil, alors que la lumière du jour se fraie un passage dans la pénombre. Une œuvre méditative et sensorielle, où chaque ligne dessinée semble répondre au souffle du texte, révélant une animation minimaliste d’une rare délicatesse.
Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Zwermen de Janneke Swinkels et Tim Frijsinger
Dans une maison de soins, Piet, un vieil homme paisible, entame une mystérieuse métamorphose : peu à peu, il se transforme en oiseau. Tandis que son corps change, ses repères s'effacent, mais son entourage continue de l'accueillir avec bienveillance. Conscient de l’inéluctable, Piet comprend qu’il est temps pour lui de quitter le nid, de s’élever et de rejoindre une nouvelle volée. Un court métrage sensible et poétique sur le départ, la vieillesse et le passage vers l’inconnu.
Prix Alexeïeff - Parker:
Sappho de Rosana Urbes
Sur l’île de Lesbos, autour de 600 av. J.-C., la poétesse Sappho écrivait des vers où l’amour, la nature et le désir se mêlaient dans une langue d’une intensité rare. Aujourd’hui, seuls quelque 200 fragments de ses poèmes nous sont parvenus. Ce film d’animation rend hommage à cette œuvre éclatée, en laissant la nature — si présente dans ses écrits — guider le rythme, les formes et les images. Une évocation sensorielle et délicate d’une voix poétique trop souvent étouffée par le temps.
Prix spéciaux:
- Prix France TV pour un court métrage : At Night de Pooya AFZALI
- Prix SACEM pour une musique originale dans la catégorie courts métrages : Dollhouse Elephant de Jenny Jokela
- Prix SACEM pour une musique originale dans la catégorie longs métrages: Arco d'Ugo Bienvenu (également Cristal du long métrage)
- Mention spéciale du jury pour une musique originale dans la catégorie longs métrages: La mort n'existe pas de Félix Dufour-Laperrière.
- Prix du jury junior CANAL+: Forevergreen de Nathan Engelhardt et Jeremy Spears
- Prix Jeune public: Le Grand Party annuel des créatures de la Lune de Francis Desharnais
- Prix André Martin pour un court métrage français: Les Bottes de la nuit de Pierre-Luc Granjon (également Cristal du court métrage)
Les Longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Allah n'est pas obligé - Zaven Najjar
- Amélie et la Métaphysique des tubes - Maïlys Vallade, Liane-Cho Han
- Arco - Ugo Bienvenu
- ChaO - Yasuhiro Aoki
- The Last Blossom - Baku Kinoshita
- Into the Mortal World - Zhong Ding
- La mort n'existe pas - Félix Dufour-Laperrière
- Marcel et Monsieur Pagnol - Sylvain Chomet
- Olivia et le Tremblement de terre invisible - Irene Iborra
- Planètes - Momosko Seto
Longs métrages Contrechamp :
- Balentes - Giovanni Columbu
- Endless Cookie - Seth Scriver, Pete Scriver
- The Square - Bo-Sol Kim
- Jinsei - Ryuya Suzuki
- La gran historia de la filosofía occidental - Aria Covamonas
- Les contes du pommier - David Sukup, Patrik Pass, Leon Vidmar, Jean-Claude Rozec
- Lesbian Space Princess - Emma Hough Hobbs, Leela Varghese
- Memory Hotel - Heinrich Sabl
- Nimuendajú - Tania Cristina Anaya
- Olivia & les Nuages - Tomas Pichardo Espaillat
- Space Cadet - Eric San Aka Kid Koala
Cristaux d’honneur
Michel Gondry
Réalisateur visionnaire, Michel Gondry a profondément marqué l’univers de l’image animée et du clip musical. Son goût pour l’expérimentation, son recours aux techniques artisanales et son imagination débordante ont fait de films comme La Science des rêves ou Eternal Sunshine of the Spotless Mind des références majeures. Pour sa première venue à Annecy, il a reçu un Cristal d’honneur et dévoilé Maya, donne-moi un autre titre, son nouveau film d’animation.

Joanna Quinn
Figure incontournable de l’animation britannique, Joanna Quinn est célébrée pour ses personnages expressifs, son humour caustique et son trait énergique. Récompensée à de nombreuses reprises pour des films comme Rêves et désirs, elle a marqué le festival depuis les années 1980. Son Cristal d’honneur vient saluer une carrière riche, engagée et inspirante, qu’elle continue de partager avec passion.

Matt Groening
Créateur des Simpson et Futurama, Matt Groening est l’un des auteurs les plus influents de l’histoire de l’animation télévisée. Son humour satirique et ses personnages emblématiques ont redéfini le genre. Accueilli en rockstar à Annecy, il a reçu un Cristal d’honneur pour l’ensemble de son œuvre et a partagé les secrets de fabrication de ses séries lors d’une séance événement mémorable.


L'édition 2024 s'est tenue du 9 au 15 juin 2024, en mettant le Portugal à l’honneur, avec une programmation dédiée aux talents et à l’histoire du cinéma d’animation portugais.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Mémoires d'un escargot d'Adam Elliot (également Prix Fondation Gan à la Diffusion et Prix du public)
Ce film à l'humour noir, réalisé en animation en volume, raconte la passion pour les escargots d'une jeune Australienne n'ayant jamais connu sa mère. Elle se retrouve séparée de son père paraplégique, qui meurt, et de son frère, placé dans une autre famille.
Prix du Jury:
Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau de Gints Zilbalodis
Gints Zilbalodis, déjà connu pour son travail sur son premier long métrage animé, Ailleurs, revient avec cette fable écologique qui brille par une narration visuelle magistrale. Un petit chat tente de survivre dans un monde submergé par les eaux. Dans son épopée, il rencontre toute une galerie d’animaux avec lesquels il doit apprendre à dépasser les différences.
Prix Paul Grimault :
Totto-Chan : La Petite Fille à la fenêtre de Shinnosuke Yakuwa
Tokyo, début des années 1940. Tetsuko, que tout le monde appelle Totto-Chan, est une petite fille pleine de vie qui mène la vie dure à son institutrice, qui finit par la renvoyer. Ses parents décident de l’inscrire à Tomoe, une école pas comme les autres où de vieux wagons font office de salles de classe. Son directeur y met l'accent sur l'indépendance et la créativité des enfants. Tandis que la Japon s'enfonce dans la guerre, Totto-Chan va découvrir que les petites expériences de la vie sont plus importantes que les leçons.
Grand prix Contrechamp :
Le Rêve de la Sultane de Isabel Herguera
S'inspirant d'une nouvelle de science-fiction féministe écrite au Bengale en 1905, Inés part à la découverte de l'Inde à la recherche de Ladyland, le pays utopique des femmes.
Prix du Jury Contrechamp :
La Vie, en gros de Kristina Dufkova
Ce film d'animation en volume est une adaptation touchante du roman de Mikaël Ollivier. Ben a 12 ans, entre au collège et tombe fou amoureux de sa camarade Claire. Tout allait bien pour lui jusqu’au jour où son obésité devient le point névralgique de sa vie.
Prix Fondation Gan à la Diffusion:
Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau de Gints Zilbalodis (également Cristal du long métrage et Prix du public)
Prix du public:
Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau de Gints Zilbalodis (également Cristal du long métrage et Prix Fondation Gan à la Diffusion)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Bernacles d'Alexandre Ramires et Laura Gonçalves
Avec la mer et l'Algarve urbaine en trame de fond, nous suivons le cycle de vie complet d'un crustacé spécial appelé percebes, ou pouce-pied.
Prix du jury:
La voiture qui est revenue de la mer de Jadwiga Kowalska
Pleins d'exubérance et de frivolité, six amis font l'aller-retour sur la côte baltique polonaise dans une petite voiture cabossée. Au cours de leur voyage, leur voiture et leur pays s'effondrent. Mais la vie continue.
Prix Alexeïeff - Parker:
Beautiful Men de Nicolas Keppens
Trois frères chauves se rendent à Istanbul pour subir une greffe de cheveux. Coincés ensemble dans un hôtel loin de chez eux, ils voient leurs insécurités pousser plus vite que leurs cheveux.
Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
[S] de Mario Radev
[S] est une boucle qui expose le cycle de vie de l'infini. Le film plonge dans une boucle immersive de formes organiques, reflétant la nature enchevêtrée de la vie et de l'art.
Prix du public:
Hurikán de Jan Saska
Hurikán se rue pour sauver son stand de bière préféré et impressionner son crush, la barmaid, en ouvrant un nouveau fût. Dans un quartier de Prague violent, il affronte voleurs, flics et sa propre soif. Il récupère le fût, mais succombe à la tentation.
Prix du film Off-Limits:
Glass House de Boris Labbé
Une œuvre vidéosonique, une expérience immersive disruptive. C'est la tour de Babel de verre, un kaléidoscope à la beauté hypnotique. C'est une sensation, mêlée d'attraction et de répulsion, empruntée aux romans de science-fiction.
Les Longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Angelo dans la forêt mystérieuse - Vincent Paronnaud, Alexis Ducord
- Flow - Gints Zilbalodis
- Anzu, Chat-fantôme - Yoko Kuno, Nobuhiro Yamashita
- The Colors Within - Naoko Yamada
- La Plus Précieuse des marchandises - Michel Hazanavicius
- Totto-Chan : La Petite Fille à la fenêtre - Shinnosuke Yakuwa
- Mémoires d'un escargot - Adam Eliott
- Rock Bottom - Maria Trenor
- Sauvages - Claude Barras
- Slocum et moi - Jean-François Laguionie
- The Imaginary - Yoshiyuki Momose
- L'Orage - Zhigang Yang
Longs métrages Contrechamp :
- Le Rêve de la Sultane de Isabel Herguera
- Gill d'Ahn Jae Huun
- The Missing de Carl Joseph Papa
- La Vie, en gros de Kristina Dufkova
- Papillons noirs de David Baute
- Our Crazy Love de Nelson Botter Jr
- Pelikan Blue de László Csaki
- Reise der Schatten de Yves Netzhammer
- Licorne brûlée de Nick Johnson
- The Birth of Kitaro: The Mystery of GeGeGe de Go Koga
- Le Verrier d'Usman Riaz
Terry Gilliam reçoit le Cristal d’honneur
Le réalisateur et animateur Terry Gilliam, célèbre pour son travail avec les Monty Python et ses films cultes (Brazil, L’Armée des 12 singes), a reçu le Cristal d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Un hommage a été rendu à son travail à travers une rétrospective et une masterclass, où il est revenu sur son approche unique de l’animation et du cinéma.

L'édition 2023 s'est tenue du 11 au 17 juin 2023, et a célébré l’animation mexicaine, avec une programmation spéciale dédiée aux réalisateurs, studios et traditions du Mexique.
En 2023, le Festival a introduit le Prix Paul Grimault dans la catégorie des longs métrages. Cette distinction remplace la précédente Mention du jury et vise à honorer des œuvres se distinguant par leur originalité et leur contribution artistique, sans pour autant remporter le Cristal du long métrage ou le Prix du jury.
Palmarès long métrages
Cristal du long métrage:
Linda veut du poulet ! de Sébastien Laudenbach et Chiara Malta (également Prix Fondation Gan à la Diffusion)
Linda veut du poulet ! est un film d'animation franco-italien réalisé par Chiara Malta et Sébastien Laudenbach. L'histoire est simple : Paulette promet à sa fille Linda de cuisiner du poulet aux poivrons, comme le faisait son père, décédé quand Linda était bébé. Mais à cause d'une grève générale, il n'est pas facile de trouver un poulet.
Prix du Jury:
Les 4 âmes du coyote d'Áron Gauder
Les 4 Âmes du Coyote est un film hongrois qui met en scène la mythologie autochtone américaine à travers un conte philosophique axé sur l'écologie. Des activistes amérindiens s'opposent à un projet d'oléoduc sur leur territoire ancestral, et à cette occasion, un grand-père narre l'histoire de la Création, rappelant la place de l'Homme sur la Terre.
Prix Paul Grimault :
Tunnel to Summer de Tomohisa Taguchi
Tiré d’un light novel, adapté en manga, Tunnel To Summer raconte l’histoire de deux lycéens qui découvrent le mystérieux tunnel d’Urashima, lequel offre à celui qui ose s’y aventurer ce qu’il désire de plus cher, mais où quelques secondes à l'intérieur se transforment en plusieurs heures dans la vraie vie !
Grand prix Contrechamp :
Mon ami robot de Pablo Berger
Mon ami robot est un film franco-espagnol qui raconte histoire de Dog, un chien vivant dans un New York imaginaire peuplé d’animaux anthropomorphes, qui décide de se construire un robot pour lui tenir compagnie.
Prix du Jury Contrechamp :
Tony, Shelly et la lumière magique de Filip Pošivač
Tony, Shelly et la Lumière magique est un film d'animation en volume réalisé par Filip Pošivač en 2023. Cette coproduction entre la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie propose une aventure féerique et touchante. L’intrigue suit Tony, un garçon de 11 ans né avec une particularité exceptionnelle : il brille littéralement. Peu avant Noël, il fait la rencontre de Shelly, une fillette à la personnalité singulière, qui emménage dans son immeuble. Ensemble, ils entreprennent une quête extraordinaire pour comprendre l’origine des énigmatiques tâches d’obscurité qui engloutissent la lumière autour d’eux.
Prix Fondation Gan à la Diffusion:
Linda veut du poulet ! de Sébastien Laudenbach et Chiara Malta (également Cristal du long métrage)
Prix du public:
Sirocco et le royaume des courants d'air de Benoît Chieux
Juliette et Carmen, deux sœurs intrépides de 4 et 8 ans, découvrent un passage secret vers Le Royaume des Courants d’Air, leur livre favori. Transformées en chats et séparées l’une de l’autre, elles devront faire preuve de témérité et d’audace pour se retrouver. Avec l’aide de la cantatrice Selma, elles tenteront de rejoindre le monde réel en affrontant Sirocco, le maître des vents et des tempêtes… Mais ce dernier est-il aussi terrifiant qu’elles l'imaginent ?
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
27 de Flora Anna Buda
Alice a 27 ans aujourd'hui. Même si elle étouffe un peu, elle vit toujours chez ses parents et a tendance à vivre dans ses rêves pour échapper à son morne quotidien.
Prix du jury:
À la dérive de Levi Stoops
À la dérive en pleine mer, deux personnes mènent une bataille sanglante pour leur survie et celle de leur relation.
Prix Alexeïeff - Parker:
Eeva de Morten Tsinakov et Lucija Mrzljak
Il pleut à verse à l'enterrement. Il y a beaucoup de larmes, trop de vin, plusieurs pics-verts et quelques rêves pour combler les vides.
Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Notre uniforme de Yegane Moghaddam
Une jeune Iranienne déploie ses souvenirs d'école sur les plis et tissus de son ancien uniforme. Elle admet qu'elle n'est rien d'autre qu'une "femelle" et explore les racines de cette idée dans ses années d'écolière.
Prix du public:
Nun or Never de Heta Jäälinoja
Une nonne déterre un homme du sol et perd prise sur sa vie quotidienne. Les secrets et l'harmonie peuvent-ils coexister ?
Prix du film Off-Limits:
Is Heaven Blue? #2 de Menno De Nooijer et Paul De Nooijer
Ce qui était jeune devient vieux, ce qui était sain est malade. L'incertitude s'insinue. Ce qui avait commencé fort, termine dans la mélancolie. À cet égard, c'est un adieu.
Les Longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Art College 1994 de Jian Liu
- Les 4 âmes du coyote d'Aron Gauder
- Le Royaume de Kensuké de Neil Boyle et Kirk Hendry
- La Sirène de Sepideh Farsi
- Linda veut du poulet ! de Sébastien Laudenbach et Chiara Malta
- Le Château solitaire dans le miroir de Keiichi Hara
- Mars Express de Jérémie Périn
- Sirocco et le Royaume des courants d'air de Benoît Chieux
- Les Inséparables de Jérémie Degrusson
- Léo, la fabuleuse histoire de Léonard De Vinci de Jim Capobianco et Pierre-Luc Granjon
- The Tunnel to Summer, the Exit of Goodbyes de Tomohisa Taguchi
Longs métrages Contrechamp :
- Adam change lentement de Joël Vaudreuil
- Heavies tendres de Carlos Perez-Reche et Joan Francesc Tomas Monfort
- Johnny & Me: Un voyage dans le temps avec John Heartfield de Katrin Rothe
- Komada - A Whisky Family de Masayuki Yoshihara
- La Grotte sacrée de Daniel Minlo et Cyrille Masso
- Mon ami robot de Pablo Berger
- Rose, petite fée des fleurs de Karla Nor Holmbäck
- Saleem de Cynthia Madanat Sharaiha
- Duel à Monte-Carlo del Norte de Bill Plympton
- Toldi de Marcelle Jankovics et Lajos Csakovics
- Tony, Shelly et la lumière magique de Filip Pošivač
- Sky Dome 2123 de Tibor Bánóczki et Sarolta Szabó
Barry J.C. Purves reçoit le Cristal d’honneur
Le Festival d'Annecy honore Barry J.C. Purves, un génie de l'animation. Ce talent exceptionnel, créateur d'une œuvre magistrale en stop-motion, a su briser les tabous et ouvrir de nouvelles perspectives dans l'univers de l'animation en abordant des thèmes forts sur l'homosexualité. Parmi ses réalisations les plus acclamées, on peut citer Screen Play ou Achilles, qui ont été récompensés à de nombreuses reprises.


L'édition de 2022 s'est tenue du 13 au 18 juin 2022, et a célébré l’animation suisse, qui a notamment vu passer de nombreux pionniers et grands noms tels que Gisèle et Ernest "Nag" Ansorge, Julius Pinschewer et Georges Schwizgebel.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Le Petit Nicolas - Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? d'Amandine Fredon et Benjamin Massoubre (également Prix Fondation Gan à la Diffusion)
Figure emblématique ayant marqué l’enfance de nombreuses générations, Le Petit Nicolas revient sur grand écran dans une adaptation en animation 2D. Ce film nous ramène aux plaisirs de l’enfance, entre bagarres, bêtises, jeux, camaraderie et vie de famille, en s'inspirant de plusieurs nouvelles du Petit Nicolas. Cette fois-ci, une nouvelle dimension est explorée, apportant une perspective inédite à cette œuvre incontournable en dévoilant la vie et le processus créatif des auteurs, Sempé et Goscinny.

Prix du Jury
Interdit aux chiens et aux Italiens d'Alain Ughetto (également Prix Fondation Gan à la Diffusion)
Avant de mourir, mon père m'a raconté la légende de notre famille: durant des générations, nous sommes nés, nous nous sommes mariés et nous sommes morts dans un village piémontais, Ugheterra, "terre des Ughetto", où tous les habitants ont le même nom de famille que nous. Qui étaient ces gens ? Comment vivaient-ils ? Pourquoi ont-ils fui et où sont-ils allés ?

Mention du Jury :
My Love Affair with Marriage de Signe Baumane
Dès son plus jeune âge, les chansons et contes de fées ont convaincu Zelma que l'amour résoudrait tous ses problèmes, tant qu'elle se conforme aux attentes de la société par rapport au comportement qu'une jeune fille devrait avoir, mais en grandissant, elle sent qu'il y a quelque chose qui cloche dans cette conception de l'amour : plus elle essaie de s'y conformer, plus son corps résiste.

Mention du Jury :
Saules aveugles, femme endormie de Pierre Földes
Un chat perdu, une grenouille géante volubile et un tsunami aident un attaché commercial sans ambition, sa femme frustrée et un comptable schizophrène à sauver Tokyo d’un tremblement de terre et à redonner un sens à leurs vies.

Prix Contrechamp :
Dozens of Norths de Kôji Yamamura
"Ici, tout est le Nord. Ceci est un compte-rendu des personnes que j’ai rencontrées dans le Nord. Cependant, ma mémoire est fragmentée et ne saisit absolument pas l’essentiel."

Mention du Jury Contrechamp :
Chun Tae-il: A Flame That Lives On de Jun-pyo Hong
Taeil, embauché comme petite main du tailleur, rêve de devenir lui-même un tailleur accompli afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Au lieu de quoi, on lui rappelle sans cesse les conditions de travail inférieures des ouvriers. À 22 ans, le jeune Taeil décide d'affronter la réalité et devient lui-même la flamme de l'espoir.

Prix Fondation Gan à la Diffusion:
Le Petit Nicolas - Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? d'Amandine Fredon et Benjamin Massoubre (également Prix du Jury)
Palmarès Courts métrages
Cristal du court métrage:
Amok de Balazs Turai
Après avoir perdu sa fiancée et son beau visage dans un terrible accident, Clyde doit se confronter à son démon intérieur.

Prix du jury:
Steakhouse de Spela Cadez
Le steak marine depuis quelques jours maintenant. La poêle est chaude. Franc a l'estomac qui gargouille. Mais les collègues de Liza lui préparent une fête d'anniversaire surprise. Rentrera-t-elle à l'heure ?

Mention du jury:
Anxious Body de Yoriko Mizushiri
Êtres vivants, objets inanimés, formes géométriques et lignes. Du contact de ces différentes entités naît une nouvelle direction.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
The Record de Jonathan Laskar
Un voyageur offre à un antiquaire un vinyle magique. "Il lit dans votre esprit et joue ce que vous avez en mémoire." Obsédé par ce disque sans fin, l'antiquaire l'écoute encore et encore, et les souvenirs refont surface.

Prix du film Off-Limits:
Intersect de Dirk Koy
Investigation visuelle de l'interface du réel et du monde virtuel, en 5 chapitres. Les interventions numériques sont réalisées avec l'utilisation de surfaces naturelles.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Charlotte d'Eric Warin et Tahir Rana
- Goodbye, DonGlees ! d'Atsuko Ishizuka
- Interdit aux chiens et aux Italiens d'Alain Ughetto
- Le Petit Nicolas - Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? d'Amandine Fredon et Benjamin Massoubre
- Misaki no Mayoiga de Shinya Kawatsura
- My Love Affair with Marriage de Signe Baumane
- Nayola de José Miguel Ribeiro
- Saules aveugles, femme endormie de Pierre Foldes
- The Island d'Anca Damian
- Unicorn Wars d'Alberto Vazquez
Longs métrages Contrechamp :
- Aurora's Sunrise d'Inna Sahakyan
- Chun Tae-il: A Flame That Lives On de Jun-pyo Hong
- Home Is Somewhere Else de Carlos Hagerman et Jorge Villalobos de la Torre
- Dozens of Norths de Kôji Yamamura
- Khamsa - The Well of Oblivion de Khaled Chiheb
- La Otra Forma de Diego Felipe Guzman Ramirez
- Quantum Cowboys de Geoff Marslett
- Silver Bierd and Rainbow Fish de Lei Lei
- Yaya e Lennie - The Walking Liberty d'Alessandro Rak
Cristal d’honneur pour Jennifer Lee et Michel Ocelot
Jennifer Lee, réalisatrice oscarisée et directrice créative des studios d’animation Walt Disney, reçoit un Cristal d’honneur. Scénariste-réalisatrice du premier et du deuxième opus de La Reine des neiges, Jennifer Lee est un modèle pour toutes les jeunes femmes (et hommes) qui désirent faire carrière dans l’industrie du cinéma d’animation. Ses accomplissements sont exceptionnels tant du côté de la scénarisation, de la réalisation que de la direction créative des studios. On peut sans hésiter affirmer qu’il y a un avant et un après Jennifer Lee dans la manière dont les créatrices féminines sont perçues dans notre industrie. C’est pourquoi Annecy tient à souligner sa remarquable contribution.

Michel Ocelot, l’artificier de l’imaginaire, réalisateur de Kirikou et Dilili à Paris, reçoit un Cristal d’honneur à l’occasion de la projection de son dernier film Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse. En créant le personnage de Kirikou en 1998, Michel Ocelot a donné l’impulsion qu’il fallait pour faire naître une industrie du long métrage d’animation en France. C’est aujourd’hui toute une communauté de cinéastes, de producteurs et d’artistes de l’animation qui lui est redevable. En l’honorant aujourd’hui, le Festival reconnaît le rôle qu’il a joué dans le développement même d’Annecy.


L'édition 2021 s'est tenue du 14 au 19 juin 2021, en proposant pour la première fois une manifestation hybride en raison des contraintes liées à la crise sanitaire. L’édition a été marquée également par le 60e anniversaire du Festival, et mis à l'honneur le cinéma d'animation africain.
Le Prix Fondation Gan à la Diffusion est une distinction décernée par la Fondation Gan pour le Cinéma en partenariat avec le Festival international du film d'animation d'Annecy. Ce prix vise à soutenir la distribution en salles d'un long métrage d'animation, en offrant une aide financière et une visibilité accrue au film lauréat. Le prix est décerné pour la première fois lors de cette édition 2021.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage
Flee de Jonas Poher Rasmussen (également Prix Fondation Gan à la Diffusion)
Voici l'histoire vraie d'Amin, un homme que son mariage imminent contraint à devoir révéler pour la première fois le passé qu'il gardait soigneusement caché. Son secret, bien gardé depuis plus de vingt ans, met en péril la vie qu'il s'est construite. Il raconte son voyage dramatique, en tant qu'enfant réfugié, de l'Afghanistan au Danemark.

Prix du jury:
Ma famille afghane de Michaela Pavlátová
Ma famille afghane est le premier long-métrage de la réalisatrice tchèque de 61 ans. Le film raconte l’histoire de Herra, une étudiante tchèque qui tombe amoureuse de Nazir, son ami afghan de la faculté à Prague. Elle part vivre avec lui dans sa grande famille à Kaboul, à l’époque sous la férule américaine. La vie de la jeune Tchèque est également bouleversée par sa rencontre avec Maad, un petit garçon abandonné qu’elle adopte.

Mention du jury:
La Traversée de Florence Miailhe
La Traversée est un film franco-tchéco-allemand hors norme, ayant la particularité d’employer la technique de l’animation sur verre, une méthode de peinture animée directement sous la caméra, et qui est assez rare de nos jours. Ce film exceptionnel met en scène une famille en fuite et deux enfants perdus sur les routes de l'exil.

Prix Contrechamp :
Bob Cuspe - Nós Não Gostamos de Gente de Cesar Cabral
Bob Spit, un personnage de bande dessinée, vit dans un désert postapocalyptique à l'intérieur de l'esprit de son créateur, le légendaire dessinateur brésilien Angeli. Quand Angeli décide de faire disparaître Bob, le vieux voyou abandonne son isolement pour se confronter à son créateur.

Mention du jury Contrechamp :
Archipel de Félix Dufour-Laperrière
Documentaire à demi inventé sur le Québec et sur les îles du fleuve Saint-Laurent, réelles ou fabulées. Archipel est un long métrage d’animation pour deux récitants, un film au dessin libre et à la langue précise qui dit et rêve un territoire et ses habitants, pour dire et rêver un peu du monde et de l’époque.

Prix Fondation Gan à la Diffusion:
Flee de Jonas Poher Rasmussen (également Prix Fondation Gan à la Diffusion)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Écorce de Samuel Patthey et Silvain Monney
Dans un lieu caché où le temps semble suspendu, une maison de retraite dévoile sa routine quotidienne. Dessinés au crayon, les résidents prennent vie sur le papier.

Prix du jury:
Easter Eggs de Nicolas Keppens
Le restaurant chinois est vide. Monsieur Ping est parti. La cage des oiseaux exotiques est grande ouverte. Deux amis, Jason et Kevin, y voient une excellente occasion d'attraper les oiseaux et de les vendre pour une grosse somme d'argent.

Mention du jury:
L'Art dans le sang de Joanna Quinn
Marquant le grand retour de Beryl, "L'Art dans le sang" examine les obsessions excentriques mais attachantes d'une famille pour le dessin, les filets de vis, l'empaillage des animaux de compagnie et diverses autres bricoles.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Hold Me Tight de Mélanie Robert-Tourneur
Au cœur d'une forêt sombre, deux silhouettes se rencontrent, s'attirent et se repoussent lors d'une parade nuptiale explosive. "Hold Me Tight" est une romance amère et flamboyante.

Prix du film Off-Limits:
Tunable Mimoid de Vladimir Todorovic
Une expérience à partir d'un échantillon de mimoïde de l'océan Solaris, dont on a mesuré les réactions à divers types de radiations ionisantes et non-ionisantes.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Flee de Jonas Poher Rasmussen
- Hayop Ka! de Avid Liongoren
- Jiang Ziya: The Legend of Deification de Wei Li et Teng Cheng
- Josée, le tigre et les poissons de Kotaro Tamura
- La Traversée de Florence Miailhe
- Lamya's Poem d'Alex Kronemer
- Ma famille afghane de Michaela Pavlatova
- Poupelle de Yusuke Hirota
- Rotzbub de Marcus Rosenmuller et Santiago Lopez Jover
- Ma mère est un gorille (et alors ?) de Linda Hamback
- Le Roi Cerf de Masashi Ando et Masayuki Miyaji
Longs métrages Contrechamp :
- Absolute Denial de Ryan Braund
- Archipel de Félix Dufour-Laperrière
- Bob Cuspe - Nós Não Gostamos de Gente de Cesar Cabral
- Chicken of the Mound de Xi Chen
- City of Lost Things de Chih-Yen Yeen
- Climbing de Hye-mi Kim
- Cryptozoo de Dash Shaw
- Le Mont Fuji vu d'un train en marche de Pierre Hébert
- Meu Tio José de Ducca Rios
Cristal d’honneur pour Bruno Bozzetto
À l’occasion de la soirée du 60e anniversaire du Festival d’Annecy et de la rediffusion du court métrage Un Oscar pour monsieur Rossi, Marcel Jean a remis le Cristal d’honneur 2021 à Bruno Bozzetto. Le cinéaste le plus emblématique de l’animation italienne, s'est fait remarqué avec son long métrage Allegro non troppo, un classique incontournable dans l’histoire du cinéma d’animation.


L'édition de 2020 s'est tenue du 15 au 30 juin 2020. En plein contexte de pandémie de Covid-19, l’équipe organisatrice du Festival et du Mifa a dû se résoudre à annuler l’événement sous sa forme physique. Néanmoins, afin de soutenir les professionnels de l’animation et satisfaire aussi bien les cinéphiles que le grand public, une édition numérique a été imaginée en quelques mois.
Cependant, en raison de restrictions liées aux droits de diffusion et aux conditions de financement, certaines œuvres en compétition n'ont pas pu être diffusés intégralement sur la plateforme du festival. Dans ces cas, les organisateurs ont demandé aux producteurs de fournir des extraits du film, c'est le cas des longs métrages 7 jours, Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary, Lupin III: The First, Petit Vampire, Beauty Water, On-Gaku: Notre Rock! et The Legend of Hei.
Le Prix du public/Première reviens à son appellation initiale, Prix du public.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé
Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary se concentre sur la jeunesse de Martha Jane, celle qui deviendra la légendaire Calamity Jane, figure mythique de l'Ouest américain. Dans cette aventure d’apprentissage, le film explore comment Martha Jane, en quête de liberté et de vérité, défie les conventions de l'époque. S’affranchissant des attentes imposées à une fille, elle apprend à se connaître et à défendre farouchement son indépendance, forgeant peu à peu son identité de femme forte et déterminée.

Prix du jury:
The Nose or the Conspiracy of Mavericks d'Andrey Khrzhanovsky
Pendant la première moitié du XXe siècle, Staline fit régner la terreur en Russie. Le film décrit cela en combinant des paysages, des biographies et des chefs-d'?uvre de peintres, de compositeurs et d'écrivains russes qui faisaient figure, durant cette période de totalitarisme, d'artistes d'avant-garde.

Mention du jury:
Kill It and Leave this Town de Mariusz Wilczynski
Le personnage principal ayant perdu ceux qui comptaient le plus pour lui, il tente d'échapper au désespoir en se cachant dans un endroit sûr et rempli de souvenirs. Au fil des ans, une grande ville se forme dans son imagination. Des héros issus de la littérature et des dessins animés de son enfance viennent la peupler sans y avoir été invités. Quand le protagoniste découvre qu'ils sont tous devenus vieux et que la jeunesse éternelle n'existe pas, il décide de retourner à la réalité.

Prix Contrechamp :
My Favorite War de Ilze Burkovska Jacobsen
Dans les années 70, la Lettonie est une République Socialiste Soviétique. Ilze, la réalisatrice, nous raconte son enfance en pleine guerre froide, sous un puissant régime autoritaire. D'abord fervente communiste, elle aiguise tant bien que mal son esprit critique face à l'endoctrinement national. Mais c'est l'adolescence qui lui permet enfin de conquérir une véritable liberté de pensée !

Mention du jury Contrechamp :
The Shaman Sorceress de Ahn Jae Huun
Une fille muette et son père ont laissé chez moi un tableau intitulé "La Sorcière chamane". Cette représentation vaut mille mots. Une chamane dénommée Mohwa, qui vit avec sa fille muette Nang-yi et son mari, a pratiqué le chamanisme durant toute son existence. Un jour, son fils Wook-yi revient à la maison après plusieurs années d'absence, et après s'être converti au christianisme. Cela provoque un conflit et mène sa famille à la tragédie.

Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Physique de la tristesse de Theodore Ushev
Ce film retrace la vie d'un inconnu naviguant à travers ses souvenirs de jeunesse en Bulgarie, lesquels le ramènent à la mélancolie et au déracinement croissants qui plombent son existence d'adulte au Canada.

Prix du jury:
Homeless Home d'Alberto Vazquez
Personne n'échappe à ses racines, même si elles sont complètement pourries.

Mention du jury (ex æquo):
Freeze Frame de Soetkin Verstegen
L'arrêt sur image, ou la technique la plus absurde depuis l'invention de l'image en mouvement. C'est un procédé complexe de duplication d'une même image dans le but de créer l'illusion de l'immobilité.

Genius Loci d'Adrien Merigeau
Une nuit, Reine, jeune personne solitaire, voit dans le chaos urbain un mouvement vivant et brillant, une sorte de guide.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
The Town de Yifan Bao
Choisir de résister contre les gens qui gagnent la reconnaissance sociale en échangeant leur visage contre un masque.

Prix du film Off-Limits:
Serial Parallels de Max Hattler
Ces immenses immeubles d'habitation caractéristiques de Hong Kong sont réinterprétés comme des rangées parallèles de pellicules de film.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- 7 Jours de Yuta Murano
- Bigfoot Family de Ben Stassen et Jérémie Degruson
- Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary de Rémi Chayé
- Ginger's Tale de Konstantin Shchekin
- Le Rythme de la jungle de Brent Dawes
- Kill It and Leave this Town de Mariusz Wilczynski
- Lupin III: The First de Takashi Yamazaki
- Nahuel and the Magic Book de Germán Acuña
- Petit Vampire de Joann Sfar
- The Nose or the Conspiracy of Mavericks d'Andrey Khrzhanovsky
Longs métrages Contrechamp :
- Accidental Luxuriance of the Translucent Watery Rebus de Dalibor Baric
- Beauty Water de Kyung Hun Cho
- Lava d'Ayar Blasco
- My Favorite War de Ilze Burkovska Jacobsen
- The Old Man Movie de Mikk Mägi et Oskar Lehemaa
- On-Gaku: Notre Rock! de Kenji Iwaisawa
- Le Chevalier et la Princesse de Bashir El Deek
- The Legend of Hei de Ping Zhang
- The Shaman Sorceress de Ahn Jae Huun
- True North de Eiji Han Shimizu

L'édition 2019 s'est tenue du 10 au 15 juin 2019, autour d’un seul et même thème à célébrer, le Japon et sa cinématographie si singulière.
Lors de cette édition le Festival a introduit une nouvelle section compétitive, Contrechamp, afin d’élargir la diversité des films. Cette catégorie vise à mettre en lumière des œuvres audacieuses et singulières, qu’il s’agisse de productions indépendantes, d’animations expérimentales ou de films aux approches narratives et esthétiques innovantes. En parallèle de la compétition officielle des longs métrages, la catégorie Contrechamp offre ainsi une visibilité à des films qui sortent des standards de l’animation traditionnelle.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage
J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (également Prix du public/Première)
Une main sur ses cinq doigts traverse l’écran. Ce n’est pas un biopic de La Chose de La famille Addams, mais bien J’ai perdu mon corps, premier long métrage de Jérémy Clapin. Nous embarquons dans la quête d’une main à la recherche de son corps.

Mention du jury:
Buñuel après l’âge d’or de Salvador Simó
Buñuel après l’âge d’or nous plonge dans l'univers singulier du célèbre cinéaste surréaliste Luis Buñuel. Ce film, entre biographie et chronique historique, explore les années qui suivent la projection de son œuvre controversée L’Âge d’or. En quête d’inspiration et de financements, Buñuel se lance dans la réalisation d’un documentaire sur la région des Hurdes, un projet qui va profondément marquer sa carrière et lui faire explorer les limites de son engagement artistique et moral.

Prix Contrechamp:
Ailleurs de Gints Zilbalodis
Premier long métrage du réalisateur letton Gints Zilbalodis, Ailleurs est une aventure métaphorique et introspective qui suit le parcours d’un jeune garçon tentant de survivre dans un monde onirique. Seul avec sa moto et un oiseau compagnon, il traverse des paysages vastes et déserts tout en étant poursuivi par une silhouette menaçante. Sans dialogues, le film mise sur une narration visuelle immersive et une ambiance contemplative pour transmettre ses thèmes.

Prix du public/Première:
J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin (également Cristal du long métrage)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Mémorable de Bruno Collet (également Prix du public)
Depuis peu, Louis, artiste peintre, et sa femme Michelle vivent d'étranges événements. L'univers qui les entoure semble en mutation. Lentement, les meubles, les objets, des personnes perdent de leur réalisme. Ils se déstructurent, parfois se délitent.

Prix du jury:
Oncle Thomas – La Comptabilité des jours de Regina Pessoa
Ce film est un cri d’amour puissant envers cet homme marginal qui aura été déterminant dans la vie de la cinéaste, en plus d’avoir été son étincelle artistique. Un splendide hommage à ce poète du quotidien.

Mention du jury (ex æquo):
My Generation de Ludovic Houplain
D'une impasse à un futur hypothétique, un long travelling arrière sur une autoroute à six voies à bord d'un mystérieux véhicule qui traverse à contresens les grands fléaux de notre époque.

Pulsión de Pedro Casavecchia
Les sentiments obscurs qu'un gamin a accumulés pendant son enfance surgissent avec violence après la mort de sa mère. Exploration de la maltraitance et des dysfonctionnements dans le cadre familial.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
La Pluie de Piotr Milczarek
À propos de la conscience collective. Ne pas être responsable de nos actions nous pousse à suivre la foule, et pourrait tourner à la tragédie. Les conséquences de l'hypnose collective sur les personnes qui la combattent et sur la foule.

Prix du public
Mémorable de Bruno Collet (également Cristal du court métrage)
Prix du film Off-Limits:
Dont Know What de Thomas Renoldner
Le cinéma de divertissement et l'art vidéo fusionnent en une sorte de nouveau genre cinématographique, qui alterne entre vues réelles et animation. On peut également le voir comme une composition musicale.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Buñuel après l'âge d'or de Salvador Simo
- J'ai perdu mon corps de Jérémy Clapin
- L'Extraordinaire Voyage de Marona d'Anca Damian
- La Fameuse Invasion des ours en Sicile de Lorenzo Mattotti
- Les Hirondelles de Kaboul de Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec
- Ride Your Wave de Masaaki Yuasa
- Mon ninja et moi d'Anders Matthesen et Thorbjørn Christoffersen
- Les Mondes parallèles de Yuhei Sakuragi
- Wonderland : Le Royaume sans pluie de Keiichi Hara
- White Snake de Wong Amp et Zhao Ji
- Zero Impunity de Nicolas Blies, Stéphane Hueber-Blies et Denis Lambert
Longs métrages Contrechamp :
- Ailleurs de Gints Zilbalodis
- Les Enfants de la mer de Ayumu Watanabe
- Homeless de José Navarro, Jorge Campusano et Santiago O'Ryan
- Kung Food de Haipeng Sun
- Le Monde magique de Salma de Carlos Gutiérrez Medrano
- Nous, Les Chiens de Chun-Baek Lee et Seong-yun Oh
- Ville Neuve de Félix Dufour-Laperrière
Un Cristal d’honneur pour Jean-François Laguionie
Initié à l’animation par Paul Grimault, dont il partagea l’atelier pendant près de dix ans, Jean-François Laguionie démarrait sa carrière avec le présage d’un bel avenir. Un présage confirmé par les premiers courts métrages qu’il réalisait, dont La Traversée de l’Atlantique à la rame qui recevait la Palme d’or du court métrage à Cannes en 1978. Depuis Gwen, le Livre de sable, son premier long métrage, réalisé en 1985, le cinéaste n’aura eu de cesse de nous émerveiller, de L’Île de Black Mór à Louise en hiver, en passant par Le Château des singes. Jean-François Laguionie est récompensé pour ses nombreuses et riches années de carrière par un Cristal d’honneur.


L'édition 2018 s'est tenue du 11 au 16 juin 2018. L’hommage rendu à l’animation brésilienne, couplé avec une thématique dédiée à la "Musique et le cinéma d’animation", ont rythmé et coloré l’événement.
En 2018, le Festival international du film d'animation d'Annecy a renommé le Prix du public en Prix du public/Première pour la catégorie des longs métrages. Cette distinction est le fruit d'un partenariat avec le magazine Première, qui s'est associé au festival pour cette récompense.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Funan de Denis Do
Funan retrace l’histoire poignante d’une famille cambodgienne déchirée par le régime des Khmers rouges dans les années 1970. Inspiré d’une histoire vraie, le film suit Chou, une mère déterminée à retrouver son fils, arraché à elle par les autorités. À travers ce récit, Funan dépeint la violence et la terreur de l’époque, tout en mettant en lumière la résilience et l’amour d’une mère prête à tout pour sauver sa famille.

Prix du jury:
Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey (également Prix du public/Première)
Parvana, une enfance en Afghanistan, réalisé par Nora Twomey en 2017, est une coproduction entre l'Irlande, le Canada et le Luxembourg. Ce film dramatique plonge dans la réalité glaçante de la vie en Afghanistan sous le régime taliban. L'intrigue suit Parvana, une jeune fille qui se travestit en garçon pour subvenir aux besoins de sa famille après l'arrestation de son père. En se concentrant sur la condition féminine dans une société oppressée, le film aborde des thèmes universels de courage, d'espoir et de liberté, au cœur d'un contexte de violence et de privation.

Mention du jury:
La Casa Lobo de Cristobal Leon et Joaquin Cocina
Une jeune femme nommée Maria trouve refuge dans une maison après avoir échappé à une secte de fanatiques religieux allemands au Chili. Comme dans un rêve, la maison réagit aux émotions de Maria et transforme son séjour en cauchemar.

Prix du public/Première:
Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey (également Mention du Jury)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Bloeistraat 11 de Nienke Deutz
Deux amies inséparables passent les dernières vacances d'été de leur enfance à s'amuser à la maison. Au fil de l'été, leurs corps commencent à se transformer, et un sentiment de gêne envahit les deux amies.

Prix du jury:
Weekends de Trevor Jimenez (également Prix du public)
L'histoire d'un petit garçon traîné entre les domiciles de ses parents fraîchement divorcés. Des moments oniriques et irréels s'intercalent dans les réalités domestiques d'une famille séparée.

Mention du jury:
Cyclistes de Veljko Popovic
En Croatie, dans une petite ville du bord de mer, la saison des compétitions cyclistes bat son plein. Les deux leaders s'affrontent pour remporter la victoire mais aussi pour conquérir une femme et réaliser leur fantasme érotique.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Egg de Martina Scarpelli
Avez-vous considéré la nourriture comme un choix plutôt qu'un besoin ? Avez-vous jamais considéré votre foyer comme l'endroit rêvé pour être malade en toute sécurité ? Avez-vous jamais ressenti un plaisir sexuel en mangeant quelque chose ? Moi oui.

Prix du film Off-Limits (ex ӕquo):
Garoto transcodificado a partir de fosfeno de Rodrigo Faustini
Réalisées à partir de phosphène, ces images documentaires révèlent leur version numérique, avant de retrouver leur nature abstraite.

Le Déterrement de Nous de Shirley Bruno
Les ombres de l'armée napoléonienne ondulent sur les parois d'une grotte baptisée Marie Jeanne, en hommage à une combattante de la révolution haïtienne. Cette bataille deviendra la révolte d'esclaves la plus aboutie de l'Histoire.

Prix du public:
Weekends de Trevor Jimenez (également Prix du jury)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Funan de Denis Do
- d'Ivan Cappiello, Alessandro Rak, Marino Guarnieri et Dario Sansone
- La Casa Lobo de Cristobal Leon et Joaquin Cocina
- Miraï, ma petite sœur de Mamoru Hosoda
- Okko et les Fantômes de Kitarō Kōsaka
- Seder-Masochism de Nina Paley
- Parvana, une enfance en Afghanistan de Nora Twomey
- Tito et les Oiseaux de Gustavo Steinberg, Gabriel Matioli, Yazbek Bitar et André Catoto Dias
- Virus tropical de Santiago Caicedo
- Le Mur de Cam Christiansen
Cristal d’honneur au réalisateur Brad Bird
Annecy a choisi de célébrer l’œuvre de l’Américain Brad Bird lors de son édition 2018. À la fois réalisateur, scénariste et producteur de talent, Brad Bird est à l’origine de succès animés qui ont marqué les esprits. On lui doit notamment trois films d’animation majeurs, Le Géant de fer (1999),
Les Indestructibles (2004) et Ratatouille (2007).


L'édition de 2017 s'est tenue du 12 au 17 juin 2017, avec une mise à l'honneur de la Chine, avec de nombreux programmes spéciaux, des années 50 à la nouvelle génération, en passant par le meilleur des courts métrages d’écoles. Une exposition exceptionnelle, La Chine en mouvement, contribue à cet hommage, en mettant en avant de nombreux artistes chinois.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Lou et l’Ile aux sirènes de Masaaki Yuasa
Lou et l'Île aux sirènes est un film japonais qui se distingue par son originalité tant sur le plan narratif que visuel. Ce film raconte l'histoire de Kaï, un collégien introverti, qui rencontre Lou, une sirène espiègle. Cette rencontre bouleverse la vie de Kaï et celle des habitants de son village de pêcheurs.

Prix du jury:
Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi
Cette œuvre poignante nous plonge dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale, où Suzu doit s'adapter à une nouvelle vie après un mariage arrangé, dans un contexte où les bombardements deviennent de plus en plus fréquents.

Prix du public:
La Passion Van Gogh de Dorota Kobiela et Hugh Welchman
La Passion Van Gogh est une œuvre d’animation exceptionnelle qui se distingue par son audace esthétique. Ce film propose une exploration visuelle unique de la vie et de la mort du peintre Vincent van Gogh, en plongeant le spectateur dans l'univers pictural de l'artiste. L’histoire s’articule autour d’une enquête posthume menée par Armand Roulin, qui cherche à éclaircir les circonstances mystérieuses de la mort du peintre.

Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
The Burden de Niki Lindroth Von Bahr
Comédie musicale aux tons apocalyptiques divisée en quatre épisodes qui se déroulent respectivement dans un supermarché, dans un hôtel pour séjours longue durée, dans un centre d'appels et dans un restaurant à hamburgers.

Prix du jury:
Vilaine fille de Ayce Kartal
S., petite fille turque de huit ans dotée d'une imagination débordante, aime la nature et les animaux. Dans sa chambre d'hôpital, elle se remémore le passé heureux dans le village de ses grands-parents. Surgissent de sombres et terrifiants souvenirs.

Mention du jury:
L'Ogre de Laurène Braibant
Un géant complexé par sa taille se retient de manger, terrifié à l'idée de révéler son caractère gargantuesque et, ainsi, de compromettre sa place dans la société. Lors d'un banquet d'affaires, sa vraie nature sera mise à l'épreuve.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Splendida Moarte Accident de Sergiu Negulici
Dans un magasin d'antiquités, un homme trouve un dessin avec, au dos, une mystérieuse lettre d'amour vieille de 70 ans. Il se lance dans un voyage insolite afin de rencontrer son auteur, qui a vécu les événements importants du siècle dernier.

Prix du public:
Pépé le morse de Lucrèce Andreae
Sur la plage sombre et venteuse, mémé prie, maman hurle, les frangines s'en foutent, Lucas est seul. Pépé était bizarre comme type, maintenant il est mort.

Prix du film Off-Limits:
Dix puissance moins quarante-trois seconde de F Francis
Un instant dans l'univers : quelques secondes là-haut dans l'espace, quelques minutes ici-bas pour un homme, et combien pour la plante qui le regarde ? Petit à petit, ces trois parcours se recoupent, fusionnent et plongent au cœur de la matière.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Silent Voice de Naoko Yamada
- Animal Crackers de Tony Bancroft, Scott Sava et Jaime Maestro
- Big Fish & Begonia de Xuan Liang et Chun Zhang
- Ethel & Ernest de Roger Mainwood
- Dans un recoin de ce monde de Sunao Katabuchi
- La Passion Van Gogh de Dorota Kobiela et Hugh Welchman
- Lou et l’Ile aux sirènes de Masaaki Yuasa
- Téhéran Tabou d'Ali Soozandeh
- Zombillénium d'Arthur de Pins et Alexis Ducord
Cristal d’honneur pour Georges Schwizgebel
Depuis Le Vol d’Icare (1974) jusqu'à Le Roi des aulnes (2015), Georges Schwizgebel réalise une vingtaine de films ayant pratiquement tous gagné des prix internationaux. Deux d’entre eux, 78 Tours (1985) et La Course à l’abîme (1992), figurent notamment au palmarès des 100 films d’animation les plus marquants. Le Festival d’Annecy célèbre l’œuvre de Georges Schwizgebel, en lui remettant le Cristal d’honneur.


L'édition de 2016 s'est tenue du 13 au 18 juin 2016. L’animation française est mise à l’honneur pour la première fois. L’événement fête également les 75 ans de l’animation publicitaire en proposant des programmes composés de réalisations d’auteurs habitués du genre et de studios de production particulièrement créatifs. Enfin, Annecy rend hommage à l’année France-Corée en organisant des projections dédiées à l'animation coréenne.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Ma vie de Courgette de Claude Barras (également Prix du public)
Ma vie de Courgette est une œuvre d'animation en volume d'une grande sensibilité. Ce film franco-suisse, qui aborde avec délicatesse le thème de l'enfance en difficulté, s'est rapidement imposé comme un classique du cinéma d'animation contemporain. L'histoire se concentre sur Courgette, un jeune garçon qui, après la perte de sa mère, est placé dans une maison d'accueil pour enfants.

Mention du jury:
La Jeune Fille sans mains de Sébastien Laudenbach
Ce film français se distingue par son approche artistique unique. Inspiré du conte éponyme des frères Grimm, ce long métrage raconte l’histoire d’une jeune fille vendue au diable par son père, et qui doit surmonter de terribles épreuves après avoir sacrifié ses mains.

Prix du public:
Ma vie de Courgette de Claude Barras (également Cristal du long métrage)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Une tête disparaît de Franck Dion
Jacqueline n'a plus toute sa tête, mais qu'importe ! Pour son voyage au bord de la mer, elle a décidé de prendre le train toute seule, comme une grande !

Prix du jury:
Vaysha, l'aveugle de Theodore Ushev
Vaysha n'est pas une petite fille comme les autres. Son œil gauche ne voit que le passé, et son œil droit ne voit que le futur. Les gens l'appellent "Vaysha l'aveugle".

Mention du jury (ex æquo):
Moms on Fire de Joanna Rytel
Ça fait quoi d'être extrêmement enceinte, quand il ne te reste que quatre jours avant d'éclater ? Tu aimerais te branler mais tu n'as même pas le bras assez long, ton petit ami est putain d'ennuyeux et tu voudrais juste t'amuser un peu.

The Reflection of Power de Mihai Grecu
Dans la capitale la plus secrète du monde, la foule assiste à un spectacle alors qu'une catastrophe menace d'anéantir la ville.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
'n Gewone blou Maandagoggend de Naomi Classien Van Niekerk
Un lundi matin, une fille se prépare pour aller à l'école. Dans le ghetto et ses alentours où elle vit, la violence et la tragédie font partie de la vie quotidienne.

Prix du public
Peripheria de David Coquard-Dassault
Voyage au cœur d'un grand ensemble de banlieue laissé à l'abandon, qui dresse le portrait d'un environnement urbain devenu sauvage : une Pompéi moderne où le vent souffle et les chiens rôdent sur les traces de la vie humaine.

Prix du film Off-Limits:
4min15 au révélateur de Moïa Jobin-Paré
Une jeune femme voit et capture, développe et gratte. Elle recoud des images. Techniques mixtes de la ville en fragments.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- 25 April de Leanne Pooley et Matthew Metcalfe
- La Bataille géante de boules de neige de Jean-François Pouliot et François Brisson
- La Jeune Fille sans mains de Sébastien Laudenbach
- Ma vie de Courgette de Claude Barras
- Nuts! de Penny Lane
- Psiconautas de Pedro Rivero et Alberto Vazquez
- Seoul Station de Yeon Sang-ho
- Gris, le (pas si) grand méchant loup de Maxim Volkov et Andreï Galat
- Window Horses d'Ann Marie Fleming
Cristal d’honneur pour Didier Brunner
Fondateur de la maison de production d'animation Les Armateurs et connu pour avoir produit des œuvres poétiques ayant obtenu de grands succès, Didier Brunner dirige aujourd’hui Folivari. En 1999, l’accueil enthousiaste réservé à Kirikou et la Sorcière, de la part du public autant que des critiques, lui vaut d’obtenir le Grand prix du long métrage à Annecy en tant que producteur.


L'édition de 2015 s'est tenue du 15 au 20 juin 2015. Le Festival met deux thématiques à l’honneur lors de cette édition. Tout d’abord l’Espagne. De nombreux programmes spéciaux ont été sélectionnés par Carolina López, dans le cadre du projet Du trait au pixel, qui retrace 100 ans d’animation espagnole. Deuxième thème de l’année : Femmes et animation. Celui-ci est mis en avant au cours de nombreux programmes spéciaux ; lors des génériques, hommages aux pionnières de l’animation, réalisés par les élèves de GOBELINS, l’école de l’image ; et également grâce à un jury exclusivement composé de femmes réalisatrices, journalistes, productrices…
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Avril et le Monde truqué de Franck Ekinci et Christian Desmares
Avril et le Monde truqué se distingue par sa définition uchronique et steampunk, offrant une vision alternative du Paris de 1870. Inspiré des œuvres graphiques de Jacques Tardi, il appartient au genre de la science-fiction et de l’aventure.

Prix du jury:
Miss Hokusai, réalisé par Keiichi Hara, est un film japonais adapté du manga Sarusuberi de Hinako Sugiura. L’histoire se concentre sur la vie de O-Ei, la fille du célèbre peintre japonais Hokusai, connu notamment pour son œuvre La Grande Vague de Kanagawa.

Prix du public:
Tout en haut du monde de Rémi Chayé
Tout en haut du monde est un film franco-danois réalisé par Rémi Chayé, sorti en 2016. Ce film d'aventure nous transporte dans la Russie impériale de 1882, où l'on suit Sacha, une jeune aristocrate de Saint-Pétersbourg, dans sa quête pour retrouver son grand-père disparu lors d'une expédition au Pôle Nord.

Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
La tête dans le cosmos de Konstantin Bronzit
Deux amis cosmonautes s'entraînent de leur mieux pour pouvoir réaliser leur rêve commun. Mais cette histoire ne parle pas que de leur rêve.

Prix du jury:
Island de Riho Unt
Popi le chien et Huhuu le singe attendent leur Maître qui, un jour, n'est pas rentré à la maison. Ils doivent apprendre à vivre ensemble bien qu'ils soient très différents. C'est la vérité, plus illusoire qu'un rêve et plus horrible que la réalité.

Mention du jury:
World of Tomorrow de Don Hertzfeldt (également Prix du public)
Une petite fille est emportée dans un voyage hallucinant vers son avenir lointain.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Guida de Rosana Urbes
Guida, une dame douce qui travaille depuis 30 ans comme archiviste pour le tribunal de la ville, change sa routine ennuyeuse en voyant une petite annonce pour un cours de dessin d'après modèle vivant donné dans un centre culturel.

Prix du public:
World of Tomorrow de Don Hertzfeldt (également Mention du Jury)
Prix du film Off-Limits:
Mynarski chute mortelle de Matthew Rankin
Composé de 21 000 photogrammes de 35 mm peints à la main, ce cinépoème épique relate les derniers instants de la vie d'Andrew Mynarski, grand héros winnipégois de la Seconde Guerre mondiale.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Adama de Simon Rouby
- Avril et le Monde truqué de Franck Ekinci et Christian Desmares
- Mune : Le Gardien de la Lune d'Alexandre Heboyan et Benoît Philippon
- Possédé de Samuel Orti
- Sabogal de Juan José Lozano et Sergio Mejia Forero
- Miss Hokusai de Keiichi Hara
- Hana et Alice mènent l'enquête de Shunji Iwai
- Tout en haut du monde de Rémi Chayé
Cristal d’honneur pour Florence Miailhe
En 2015, le Festival d’Annecy met en avant les femmes dans l’animation. À cette occasion, le Cristal d’honneur est remis à une animatrice reconnue : Florence Miailhe. Grâce à son style atypique, qu’elle a baptisé le "film peint", et son univers poétique, reconnaissable entre tous, son travail a régulièrement été récompensé par des prix prestigieux. En 1999, elle réalise Au premier dimanche d’août, présenté en sélection officielle à Annecy en 2000, nominé pour le Cartoon d’or en 2001 et César du meilleur court métrage en 2002. C’est ensuite son court métrage Conte de quartier qui est distingué par une mention spéciale du jury au festival de Cannes en 2006. Cette année, c’est le Festival d’Annecy valorise son travail subtil avec la remise de ce Cristal d’honneur.


L'édition de 2014 s'est tenue du 9 au 14 juin 2014. Un des moments forts de cette édition est la remise du Cristal d’honneur à Isao Takahata, maître de l’animation japonaise, venu présenter son dernier film, Le Conte de la princesse Kaguya.
Sur le plan structurel, cette édition introduit une nouvelle section compétitive pour les courts métrages : la catégorie Off-Limits, consacrée aux formes expérimentales, radicales ou non narratives de l’animation. Un prix spécifique est désormais attribué à un film de cette sélection, affirmant la volonté du festival d’accueillir des écritures plus audacieuses et d’ouvrir un espace légitime à l’animation de recherche.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Le Garçon et le Monde d'Alê Abreu (également Prix du public)
Le Garçon et le Monde est un film brésilien qui se distingue par son approche visuelle unique et son absence de dialogues conventionnels. Largement acclamé pour son audace artistique et son traitement poétique de thèmes universels tels que la quête de l'identité et les conséquences de la mondialisation, ce film raconte l'histoire d'un jeune garçon qui quitte son village rural pour chercher son père. Son périple le conduit à travers un monde étrange et déroutant, où il découvre les réalités complexes et souvent cruelles de la vie moderne.

Prix du jury:
Les Amants électriques de Bill Plympton
Ce long métrage appartient au genre de l'animation pour adultes, mêlant comédie, romance et éléments psychédéliques. Une jeune mariée montre à quel point elle aime son mari en prenant l'apparence de ses maîtresses.

Mention du jury:
L'Île de Giovanni de Mizuho Nishikubo
L'Île de Giovanni est un film japonais poignant qui explore les conséquences de la Seconde Guerre mondiale à travers les yeux de deux jeunes frères. Cette œuvre, appartenant au genre du drame historique, examine la perte, la tolérance et l'impact dévastateur de la guerre sur les familles et les territoires.

Prix du public:
Le Garçon et le Monde d'Alê Abreu (également Cristal du long métrage)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Man on the Chair de Dahee Jeong
Le film s'interroge sérieusement sur l'existence de soi alors que ce ne sont que des images dessinées de mes mains... Ne suis-je pas une image dessinée par quelqu'un d'autre ?

Prix du jury:
Patch de Gerd Gockell
Par le biais de la peinture abstraite, l'auteur explore les tensions entre l'abstrait et le figuratif.

Mention du jury (ex æquo):
Histoires de bus de Tali
Rêvant de rouler paisiblement sur les chemins de campagne, une femme devient chauffeuse d'autobus scolaire. Sa vision idyllique du métier est toutefois mise à mal et les jolies routes sinueuses sont un réel défi avec un embrayage récalcitrant...

La Tête dans les nuages de Roberto Catani
En classe, un instituteur met brutalement fin aux rêvasseries d'un écolier. "L'éducateur" menace le garçon de lui couper l'oreille afin de "stimuler" sa concentration et d'empêcher son imagination de partir une fois de plus en roue libre.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Hasta Santiago de Mauro Carraro
Le parcours de Mapo sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur ce parcours mythique, il traversera des villes et croisera d'autres marcheurs qui ne portent pas forcément que leur sac à dos...

Prix du public
La Petite Casserole d'Anatole d'Éric Montchaud
Anatole traîne toujours derrière lui sa petite casserole. Elle lui est tombée dessus un jour sans qu'on sache pourquoi. Elle se coince partout et l'empêche d'avancer. Anatole en a assez, alors il se cache. Heureusement, les choses ne sont pas si simples.

Prix du film Off-Limits:
Corps étrangers de Nicolas Brault
Exploitant l'animation de peinture de lumière, le film s'inspire du mythe du "corps transparent", véhiculé par l'imagerie médicale moderne, pour faire vivre au spectateur le sentiment d'étrangeté que peut parfois lui inspirer son propre corps.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Asphalt Watches de Shayne Ehman et Seth Scriver
- Les Amants électriques de Bill Plymptonn
- L'Île de Giovanni de Mizuho Nishikubo
- L'arte della felicità d'Alessandro Rak
- Last Hijack de Femke Wolting et Tommy Pallotta
- Lisa Limone and Maroc Orange, a Rapid Love Story de Mait Laas
- Minuscule : La Vallée des fourmis perdues de Thomas Szabo et Hélène Giraud
- Le Garçon et le Monde d'Alê Abreu
- The Fake de Yeon Sang-ho.
Cristal d’honneur pour Isao Takahata
Le Festival international du film d'animation d'Annecy rend hommage au réalisateur japonais Isao Takahata qui reçoit un Cristal d'honneur pour sa carrière. Figure du genre au même titre qu'Hayao Miyazaki - avec lequel il a fondé en 1985 le studio Ghibli -, Takahata, avait annoncé que Le Conte de la princesse Kaguya serait son ultime réalisation.


L'édition de 2013 s'est tenue du 10 au 15 juin 2013. Cette saison se démarque par la diversité de l'origine géographique des films : Afrique du Sud, Brésil, Inde, Mexique, Russie et Canada s'ajoutent au Japon, aux États-Unis, à la France... Une cinquantaine de films ont été projetés en "hommage à l’histoire et à la vitalité de la cinématographie polonaise".
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Rio 2096 : Une histoire d'amour et de furie de Luiz Bolognesi, Jean Cullen De Moura et Marcelo Fernandes De Moura
En vie depuis plus de 600 ans, un homme immortel nous fait partager des événements qui se sont déroulés au cours de quatre périodes de l'histoire du Brésil, des guerres tribales pré-coloniales en passant par la Balaiada et le mouvement de résistance à la dictature militaire dans les années 1960 jusqu'à une époque futuriste en 2096. Renaissant à chaque époque, notre héros lutte sans cesse aux côtés des plus faibles tout en recherchant son amour perdu.

Mention spéciale:
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill de Marc Boréal et Thibaut Chatel
Ce long métrage appartient au genre de l'animation pour adultes, mêlant comédie, romance et éléments psychédéliques. Une jeune mariée montre à quel point elle aime son mari en prenant l'apparence de ses maîtresses.

Prix du public:
L'Apôtre de Fernando Cortizo
Un prisonnier tout juste échappé de prison va tenter de récupérer un butin caché quelques années auparavant dans un petit village perdu et isolé.

Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Jeu de l'inconscient de Chris Landreth
L'absurde mésaventure de Charles, un garçon des plus aimables qui croise une connaissance dont le nom lui échappe malencontreusement.

Prix du jury:
Obida d'Anna Budanova
Le ressentiment d'une petite fille prend la forme d'une créature hirsute dont elle devient inséparable. Elles grandissent ensemble.

Mention pour un premier film:
Trespass de Paul Wenninger
Un avatar du réalisateur est envoyé dans une sorte de tour du monde sans quitter ses quatre murs.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Norman de Robbe Vervaeke
Norman observe trop. Il est obsédé par des petits détails et des habitudes bizarres. Il erre à travers la ville, nerveux et seul, car il faut rester sur ses gardes face aux personnes étranges.

Mention spéciale:
Kolmnurga-afäär de Andres Tenusaar
Un triangle sans angles, ça n'existe pas. Pas plus qu'une direction sans triangle, ou qu'un mouvement sans direction.

Prix du jury junior pour un court métrage:
Feral de Daniel Sousa
Un chasseur solitaire trouve un enfant sauvage au milieu des bois et le ramène à la civilisation. Étranger à son nouvel environnement, le garçon essaie de s'adapter en usant des mêmes stratégies que celles qui lui servaient dans la forêt.

Prix du public:
Lettres de femmes d'Augusto Zanovello
Sur le front de la Grande Guerre, l'infirmier Simon répare chaque jour les gueules cassées des poilus avec des lettres d'amour, des mots de femmes qui ont le pouvoir de guérir ces soldats de papier.

Autre prix:
Prix Sacem de la musique originale: Lonely Bones de Rosto.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Arjun, le prince guerrier d'Arnab Chaudhuri
- Berserk: L'Âge d'or - Arc II: La Bataille pour Doldrey de Toshiyuki Kubooka
- Jasmine d'Alain Ughetto
- Khumba d'Anthony Silverston
- Le Monde magique d'Oz de Daniel St. Pierre et Will Finn
- Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill de Marc Boréal et Thibaut Chatel
- L'Apôtre de Fernando Cortizo
- Pinocchio d'Enzo D'Alò
- Rio 2096 : Une histoire d'amour et de furie de Luiz Bolognesi, Jean Cullen De Moura et Marcelo Fernandes De Moura
Cristal d’honneur pour Jerzy Kucia
Le Cristal d'honneur est remis à Jerzy Kucia, l’un des maîtres de l’animation polonaise. Cette récompense souligne et célèbre l’importance de son œuvre.


En 2012, le Festival international du film d’animation d’Annecy poursuit sa mission de célébrer l’animation mondiale et de révéler de nouveaux talents.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Le voyage de Monsieur Crulic d'Anca Damian
Il s’agit d’un drame biographique qui s'inspire de l’histoire vraie de Claudiu Crulic, un Roumain décédé après une grève de la faim dans une prison polonaise. Le film mêle animation et récit documentaire pour raconter cette tragédie humaine.

Mention spéciale:
La Tête en l'air d'Ignacio Ferreras
La Tête en l'air est un film dramatique espagnol qui se distingue par sa capacité à aborder des sujets délicats avec une combinaison unique de poésie, d'humour et d'émotion. Centré sur la vie des pensionnaires d'un centre de soins pour personnes âgées, le film explore des thèmes complexes tels que la vieillesse, la dépendance et la maladie d'Alzheimer.

Prix du public:
Couleur de peau : Miel de Laurent Boileau et Jung Sik-jun
Une œuvre autobiographique qui mêle animation et prises de vues réelles, explorant avec sensibilité les thèmes de l'adoption et de la quête identitaire. Inspiré par la vie du réalisateur Jung Sik-jun, un Coréen adopté par une famille belge, le film vise à aborder ces sujets complexes avec une profondeur émotionnelle.

Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Tram de Michaela Pavlatova
Les pulsions et fantasmes d'une conductrice de tramway transforment la réalité en un délire surréaliste et phallique… Maestro, musique !

Prix spécial du jury:
Edmond était un âne de Franck Dion
Edmond est un petit employé qui travaille au service des archives d'une grande société. Personnage sans histoire, il mène une vie presque normale jusqu'au jour où ses collègues lui jouent un tour. Edmond découvre alors sa véritable nature.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
The People Who Never Stop de Florian Piento
L'histoire d'une foule qui ne s'arrête jamais, pour le meilleur et pour le pire.

Mention spéciale:
Seven Minutes in the Warsaw Ghetto de Johan Oettinger
Histoire d'un petit garçon qui se retrouve au milieu de la cruauté de la Shoah. Inspiré d'un fait réel.

Prix du jury junior pour un court métrage:
Historia d'este de Pascual Pérez
Dans un vieux théâtre, un homme ordinaire noie sa routine quotidienne dans le café, le cognac et la bière.

Prix du public:
Second Hand de Isaac King
En anglais, le terme "second hand" - ou "seconde main" - désigne la trotteuse d'une montre ainsi que les articles d'occasion. Préféreriez-vous épargner du temps ou des objets ?

Autre prix:
Prix Sacem de la musique originale: Modern No. 2 de Mirai Mizue.
Les nominés
Longs métrages L'officielle :
- La Tête en l'air d'Ignacio Ferreras
- Asura de Keiichi Sato
- Couleur de peau : miel de Laurent Boileau et Jung Henin
- Le voyage de Monsieur Crulic d'Anca Damian
- Eun-sil-yee de Kim Sun-ah et Park Se-hee
- Le Tableau de Jean-François Laguionie
- Ronal le Barbare de Thorbjorn Christoffersen, Kresten Vestbjerg Andersen et Philip Einstein Lipski
- Tad l'explorateur : À la recherche de la cité perdue d'Enrique Gato
- Voyage vers Agartha de Makoto Shinkai
- Zarafa de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie

L’édition de 2011 du Festival s’est tenue dans la continuité des précédentes, poursuivant sa mission de célébrer l’animation mondiale.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Le Chat du rabbin de Joann Sfar et Antoine Delesvaux
Ce film français adapté de la série de bandes dessinées éponyme, a pour personnage principal le chat d'un rabbin d'Alger qui acquiert la parole après avoir mangé un perroquet et se met en tête de faire sa bar-mitsva.

Mention spéciale:
Colorful de Keiichi Hara (également Prix du public)
Colorful est un long métrage d'animation fantastique japonais réalisé par Keiichi Hara, librement adapté d'un roman d'Eto Mori. L'âme d'une personne décédée arrive à la gare du train de la mort. Là, un étrange garçon nommé Pura Pura l'informe qu'elle a gagné la grande loterie céleste et va donc avoir une seconde chance parmi les vivants. L'âme est réincarnée dans le corps d'un jeune garçon de 14 ans, Makoto Kobayashi, qui vient de se suicider mais se réveille alors miraculeusement à l'hôpital.

Prix du public:
Colorful de Keiichi Hara (également mention spéciale)
Palmarès courts métrages
Cristal du court métrage:
Pixels de Patrick Jean
L'invasion de New York par des créatures 8 bits !

Prix spécial du jury:
Big Bang Big Boom de Blu
Propos sans fondement scientifique, sur l'évolution et ses possibles conséquences.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Świteź, la Cité perdue de Kamil Polak
Un voyageur malgré lui, poussé par des forces mystérieuses, découvre une ville fantôme au bord d'un lac perdu.

Mention spéciale:
Paths of Hate de Damian Nenow
Une histoire courte et effrayante sur les démons qui sommeillent dans l'âme humaine.

Prix du jury junior pour un court métrage:
A Morning Stroll de Grant Orchard
Quand un piéton new-yorkais croise une poule lors de sa promenade du matin, on se demande lequel des deux est le plus citadin.

Prix du public:
Luminaris de Juan Pablo Zaramella
Dans un monde contrôlé et minuté par la lumière, un homme ordinaire a un plan qui pourrait changer le cours des choses.

Autre prix:
Prix Sacem de la musique originale: Maska de Timothy Quay et Stephen Quay.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Chico et Rita de Fernando Trueba, Javier Mariscal et Tono Errando
- Colorful de Keiichi Hara
- L'Ours Montagne d'Esben Toft Jacobsen
- Jib de Mi Sun Park, Eun Young Park, Ju-Yong Ban, Jae Ho Lee et Huyn-jin Lee
- L'Apprenti Père Noël de Luc Vinciguerra
- Le Chat du rabbin de Joann Sfar et Antoine Delesvaux
- Green Days de Jae-hoon An et Hye-jin Han
- Le Chien du Tibet de Masayuki Kojima
- Une vie de chat de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol

L’édition 2010 du Festival international du film d’animation d’Annecy célèbre un moment fort de son histoire : ses 50 ans d’existence depuis sa première édition en 1960. À cette occasion, le festival rend hommage à cinq décennies d’évolution de l’animation mondiale, de la tradition du court métrage aux grandes œuvres contemporaines, en passant par l’émergence des nouvelles technologies.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage
Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson (également prix du public)
Fantastic Mr. Fox est un film d'animation en volume américain réalisé par Wes Anderson, adapté du livre de Roald Dahl Fantastique Maître Renard. Monsieur Fox, un renard rusé et charismatique, décide de défier trois fermiers peu amicaux en volant leurs récoltes, mettant ainsi en péril la vie de sa famille et de ses amis animaux.

Mention spéciale:
Kérity, la maison des contes de Dominique Monfery
Kérity, la maison des contes est un film franco-italien qui raconte l’histoire d’un jeune garçon qui emménage avec sa famille dans l'ancienne maison de leur tante, récemment décédée, et qui reçoit en héritage la bibliothèque où se cachent de nombreux livres qui renferment un secret.

Prix du public:
Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson (également Cristal du long métrage)
Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy (Cristal du court métrage):
The Lost Thing d'Andrew Ruhemann et Shaun Tan
Un garçon trouve une étrange créature sur une plage et décide de lui trouver une maison, dans un monde où tous pensent avoir des choses beaucoup plus importantes à faire.

Prix spécial du jury:
Sinna mann d'Anita Killi (également Prix du public et Prix Unicef)
Sur des secrets qui devraient le rester.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Jean-François de Tom Haugomat et Bruno Mangyoku
Jean-François est un champion de natation hanté par la nostalgie, celle de son enfance passée en bord de mer.

Prix Fipresci:
Mademoiselle Remarquable et sa carrière de Joanna Rubin Dranger
Un film d'animation plein d'humour noir sur les démons intérieurs, la ruine des espérances de ses parents et l'effondrement d'une carrière.

Mention spéciale (ex æquo):
Don't Go de Turgut Akacik (également Prix du jury junior pour un court métrage)
Il y a des choses qu'on ne peut pas voir, même les yeux grands ouverts. Souvent, ce sont les meilleurs amis du chat.

Les Journaux de Lipsett de Theodore Ushev
Un tourbillon d'angoisses, celles du célèbre cinéaste expérimental canadien Arthur Lipsett, mort à 49 ans. Exploration d'une prodigieuse frénésie créatrice, le film est aussi le récit de la chute vertigineuse d'un artiste dans la dépression et la folie.

Prix du jury junior pour un court métrage:
Don't Go de Turgut Akacik (également Mention spéciale)
Prix du public:
Sinna mann d'Anita Killi (également Prix spécial du jury et Prix Unicef)
Autre prix:
Prix Sacem de la musique originale: Love & Theft d'Andreas Hykade
Prix Unicef: Sinna mann d'Anita Killi (également Prix spécial du jury et Prix de public)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Allez raconte ! de Jean-Christophe Roger
- Fantastic Mr. Fox de Wes Anderson
- Kérity, la maison des contes de Dominique Monféry
- Metropia de Tarik Saleh
- One Piece: Strong World de Munehisa Sakai
- Piercing I de Liu Jian
- Summer Wars de Mamoru Hosoda

En 2009, le festival continue d’affirmer son rôle central dans le secteur de l'animation.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage (ex æquo):
Coraline, réalisé par le talentueux Henry Selick, propose une aventure captivante dans le domaine de l’épouvante animée. Cette adaptation du roman de Neil Gaiman plonge les spectateurs dans un monde parallèle troublant où les apparences sont trompeuses et les cauchemars bien réels. Coraline, une jeune fille curieuse et débrouillarde, découvre un passage secret dans sa nouvelle maison qui la mène à une version alternative de sa vie. Dans ce monde parallèle, ses parents sont plus attentionnés, mais quelque chose de sinistre se cache derrière les apparences idylliques, mettant Coraline face à un choix difficile entre le bonheur illusoire et la réalité.

Mary et Max. d'Adam Elliot
Mary et Max. est un film d'animation de pâte à modeler qui explore la relation épistolaire entre deux individus que tout oppose : Mary, une jeune fille australienne, et Max, un homme obèse et solitaire vivant à New York. À travers cette correspondance, le film aborde des thèmes profonds tels que la dépression, la solitude et la différence.

Prix du public:
Brendan et le Secret de Kells de Tomm Moore et Nora Twomey
Brendan et le Secret de Kells est un film irlando-franco-belge réalisé par Tomm Moore et Nora Twomey. L’histoire offre une plongée visuelle dans l'univers des moines enlumineurs du IXe siècle, chargés de protéger un précieux livre contre les menaces vikings.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
Slavar de Hanna Heilborn et David Aronowitsch (également Prix Unicef)
D'après une interview faite en 2003. Comme des milliers d'autres enfants, Abuk, 9 ans, et Machiek, 15 ans, ont été enlevés par une milice soutenue par le gouvernement soudanais et utilisés comme esclaves.

Prix spécial du jury:
Train en folie de Cordell Barker
Qu'arriverait-il si le monde était un train sans conducteur roulant à toute vitesse sur une voie cahoteuse ?

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
L'Homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie (également Prix du jury junior pour un court métrage)
À la fin des années 1970, dans une banlieue imaginaire, la coutume est de ne porter ni slip, ni pantalon, uniquement des hauts orange. Avec l'aide d'un insurgé masqué en R8 Gordini bleue, Monsieur R. et sa femme préparent une révolution vestimentaire radicale.

Prix Fipresci:
L'emploi de Santiago Bou Grasso
Un homme, sur le chemin de son travail, est plongé dans un monde où l'utilisation des gens en tant qu'objets fait partie du quotidien.

Mention spéciale:
Please Say Something de David O'Reilly
Une relation difficile entre un chat et une souris, dans un futur éloigné.

Prix du jury junior pour un court métrage:
L'Homme à la Gordini de Jean-Christophe Lie (également Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre)
Prix du public:
Western Spaghetti de Pes
Une nouvelle manière de préparer les pâtes...

Autre prix:
Prix Sacem de la musique originale: Chick de Michal Socha
Prix Unicef: Slavar de Hanna Heilborn et David Aronowitsch (également Cristal d'Annecy)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Battle for Terra d'Aristomenis Tsirbas
- Boogie de Gustavo Cova
- Brendan et le Secret de Kells de Tomm Moore et Nora Twomey
- Méchant, Kurt ! de Rasmus Sivertson
- Mary et Max. d'Adam Elliot
- Monstres contre Aliens de Conrad Vernon et Rob Letterman
- My Dog Tulip de Paul Fierlinger
- The Story of Mr. Sorry de Kim Il-hyun, Kwak In-keun et Ryu Ji-na

Le Festival d’Annecy revient en 2008 pour une nouvelle célébration de l’animation, réunissant professionnels et passionnés du monde entier.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Sita chante le blues de Nina Paley
Sita chante le blues est un film américain de Nina Paley qui assemble des récits de légende indienne, avec des interludes musicaux et des séquences tirées de la propre vie de l'auteur.

Prix du public:
Les Trois Brigands de Hayo Freitag
Les Trois Brigands est une adaptation animée du livre pour enfants éponyme de Tomi Ungerer. L'histoire suit la rencontre improbable entre une jeune orpheline et trois brigands au cœur tendre.

Mention spéciale pour un long métrage:
Des idiots et des anges de Bill Plympton
Des idiots et des anges est un film réalisé par Bill Plympton, dans lequel un homme se réveille un beau matin avec des ailes sur son dos. Le film s'inscrit dans la lignée de ce que Plympton a réalisé par le passé, mais se distingue tout de même par une définition un peu plus sombre.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
La Maison en petits cubes de Kunio Katō
Dans un monde ou l'eau a tout recouvert, un homme fait tomber sa pipe dans un trou à travers son plancher. Il enfile alors une combinaison de plongée pour la retrouver et se jette à l'eau. Commence alors une plongée dans le passé du vieil homme, un retour en arrière tout en délicatesse, comme le film d'une vie entière qui se déroulerait... à l’envers.

Prix spécial du jury:
La dame sur le seuil de Jorge Dayas
Le capitaine Michel Alban arrive dans une ville de France au début du 20e siècle.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Portraits ratés à Sainte-Hélène de Cédriv Villain
Napoléon Bonaparte est mort juste avant la naissance de la photographie. Constatation de l'absence de témoignage objectif sur son portrait.

Prix Fipresci:
Ona koja mjeri de Veljko Popovic
Sommes-nous réellement libres ? Nos désirs sont-ils vraiment les nôtres, ou ne sont-ils que des produits imposés par la société dans laquelle nous vivons ?

Mention spéciale (ex æquo):
Berni's Doll de Yann Jouette
Berni, petit employé d'usine, comble sa solitude en achetant une femme en pièces détachées issues des pays en voie de développement.

Morana de Simon Bogo Jevic Narath
Dans le folklore, Morana est une ancienne déesse slave personnifiant l'hiver, associée au mal, à la mort, aux ténèbres, à l'enfer...

Prix du public:
Skhizein de Jérémy Clapin
Frappé par une météorite de 150 tonnes, Henri vit désormais à 91 cm de lui-même.

Autre prix:
Prix Sacem de la musique originale: KJFG No 5 d'Alexey Alekseev
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Appleseed Ex Machina de Shinji Aramaki
- Chasseurs de dragons de Guillaume Ivernel et Arthur Qwak
- Les Trois Brigands de Hayo Freitag
- Des idiots et des anges de Bill Plympton
- Nocturna, la nuit magique de Víctor Maldonado et Adrià García
- Peur(s) du noir de Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre di Sciullo, Lorenzo Mattotti et Richard McGuire
- Piano Forest de Masayuki Kojima
- Sita chante le blues de Nina Paley
- Tous à l'Ouest, une aventure de Lucky Luke d'Olivier Jean-Marie

L’édition 2007 marque une évolution significative dans la catégorie des longs métrages avec l’introduction, pour la première fois, d’un Prix du public pour ce format. Cette nouvelle distinction permet aux spectateurs du festival de voter pour leur film préféré parmi les œuvres en compétition. Le Prix du public pour un long métrage devient dès lors une récompense régulière, donnant une visibilité précieuse à l’appréciation populaire, en complément des choix du jury.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Libérez Jimmy de Christopher Nielsen
Quatre antihéros douteux, Roy Arnie, Odd, Gaz et Flea sont arrachés au dur monde de la rue pour travailler avec Ringmaster Stromowski dans un cirque russe ambulant en décrépitude. Jimmy, l'attraction vedette, est un éléphant qui garde le sourire grâce à un cocktail de drogues...

Prix du public:
Max & Co de Samuel Guillaume et Frédéric Guillaume
Max & Co est un long métrage d'animation en volume franco-belgo-suisse, racontant les aventures de Max, un jeune renard à la recherche de son père, dans un village qui subit des attaques de mouches mutantes.

Mention spéciale pour un long métrage:
La Traversée du temps de Mamoru Hosoda
La Traversée du temps est un film d'animation japonais produit par le studio Madhouse et réalisé par Mamoru Hosoda. C’est une aventure fantastique et romantique, dans laquelle Makoto découvre qu'elle détient le pouvoir de remonter le temps.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
Pierre et le Loup de Suzie Templeton (également Prix du public)
Dans un univers impitoyable où les loups menacent les canards, un petit garçon courageux, aidé par un oiseau cinglé et un canard rêveur, attrape le loup.

Prix spécial du jury:
The Pearce Sisters de Luis Cook
Sombre histoire d’amour, de solitude, de tripes, de sang, de nudité, de violence, de cigarettes et de tasses de thé.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Devochka dura de Zojya Kireeva
L'amour ordinaire d'une fille pas ordinaire.

Prix Fipresci:
The Runt d'Andreas Hykade
Ok, je te donne l’avorton. Mais prends soin de lui et tue-le en une fois.

Mention spéciale:
The Tale of How de The Blackheart Gang
Des oiseaux piranhas vivant sur le dos d'une pieuvre géante tentent de s'échapper mais se font sans cesse manger. Une souris blanche pourra-t-elle les sauver ?

Prix du jury junior pour un court métrage:
Même les pigeons vont au paradis de Samuel Tourneux
Un prêtre mène une course-poursuite effrénée pour sauver une âme en péril.

Prix du public:
Pierre et le Loup de Suzie Templeton (également Cristal d'Annecy)
Autre prix:
Prix Sacem: L'homme de la lune de Serge Elissalde
Prix Canal+: Premier voyage de Gregoire Sivan
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Azur et Asmar de Michel Ocelot
- Brave Story de Kōichi Chigira
- Film noir de D. Jud Jones et Risto Topaloski
- Souris City de David Bowers et Sam Fell
- The Blue Elephant de Kompin Kemgumnird
- La Traversée du temps de Mamoru Hosoda
- Max & Co de Samuel Guillaume et Frédéric Guillaume
- Paprika de Satoshi Kon
- Libérez Jimmy de Christopher Nielsen

L’édition 2006 du Festival international du film d’animation d’Annecy reste globalement fidèle à la structure établie les années précédentes. La seule modification notable concerne le Prix du jury junior : après avoir été associé à Canal J les années précédentes, il retrouve une dénomination plus générique, devenant simplement Prix du jury junior pour un court métrage.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Renaissance de Christian Volckman
Renaissance est un film français réalisé par Christian Volckman qui se distingue par son emploie du noir et blanc et son utilisation de la technique de la capture de mouvement. L'histoire se déroule dans un Paris futuriste en 2054, où la technologie est omniprésente et la surveillance généralisée.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
Histoire tragique avec fin heureuse de Regina Pessoa
Il y a des gens qui sont différents, malgré eux.

Prix spécial du jury:
Rêves et désirs - Liens de famille de Joanna Quinn (également Prix du public et Prix Fipresci)
Depuis qu’elle a fait l’acquisition d’une nouvelle caméra numérique, Beryl est obsédée par le procédé cinématographique et elle l'utilise pour exprimer ses rêves et ses désirs sous la forme d’un journal vidéo.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Delivery de Till Nowak
Un vieil homme mène une existence solitaire sous les ombres marquées des fumées industrielles. Un jour, il reçoit un paquet mystérieux lui offrant la possibilité de changer son environnement.

Prix Fipresci:
Rêves et désirs - Liens de famille de Joanna Quinn (également Prix spécial du jury et Prix du public)
Mention spéciale:
Rabbit de Run Wrake
Quand un petit garçon et une petite fille trouvent une idole dans l'estomac d'un lapin, ils reçoivent de grandes richesses, mais pour combien de temps ?

Prix du jury junior pour un court métrage:
One D de Michael Grimshaw
Bob et Diane vont au cinéma dans un monde unidimensionnel. Ce n'est sans doute pas leur premier rendez-vous, mais il se peut bien que ce soit le dernier.

Prix du public:
Rêves et désirs - Liens de famille de Joanna Quinn (également Prix spécial du jury et Prix Fipresci)
Autre prix:
Prix Unicef: Cherno na byalo d'Andrey Tsvetkov
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Astérix et les Vikings de Stefan Fjeldmark et Jesper Møller
- Origine de Keiichi Sugiyama
- Renaissance de Christian Volckman
- Wallace et Gromit : Le Mystère du lapin-garou de Nick Park et Steve Box
- xxxHolic, le songe d'une nuit d'été de Tsutomu Mizushima

Le Festival d’Annecy en 2005 met une fois de plus à l’honneur la richesse et la diversité de l’animation mondiale.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Nyócker ! (District!) d'Aron Gauder
La lutte de clans hongrois et gitans dans un ghetto de Budapest. Les habitants de la Zone 8, connue localement comme Da 8, ont grandi au sein de tensions entre ethnies permanentes : Hongrois de souche, Bohémiens, Arabes, Chinois, Américains, Allemands, prostituées et policiers occasionnels... Les rivalités incessantes de leurs familles sont leur lot quotidien. Pourtant Richie, le plus jeune du clan de Lakatosn essaie de trouver une manière d'apaiser la famille de Csorba, et plus particulièrement de s'attirer les faveurs de leur fille, la belle Julika. Il réalise bien vite que seul l'argent pourra leur apporter la paix, et seul le pétrole pourra leur apporter l'argent.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
Les mystérieuses explorations géographiques de Jasper Morello d'Anthony Lucas
Aventure gothique et fantastique d’un navigateur aérien raté à qui l’on donne une deuxième chance.

Prix spécial du jury:
City Paradise de Gaëlle Denis
En arrivant à Londres, Tomoko est bien loin de se douter qu’elle s’apprête à découvrir un mystérieux secret caché sous la ville.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Puleng de Ali Taylor
Puleng fait de son mieux pour s'occuper de son père souffrant. La terrible sécheresse touche à sa fin avec l'arrivée de la pluie.

Prix Fipresci:
Vent de Erik Van Schaaik
Un homme se bat contre une tempête. Lorsque, soudain, il rencontre une fillette, nous découvrons que quelqu’un contrôle le vent…

Mention spéciale:
Nœud papillon de rigueur pour têtes carrées Stephan Flint Müller (également Prix du public)
Ma vie à Berlin, avec toutes mes activités et une présentation de tous mes amis. Avec aussi des chapeaux de dix tonnes et des affiches qui pètent.

Prix du jury junior "Canal J" pour un court métrage:
Louise de Anita Lebeau
Inspiré par la grand-mère d'origine belge de l'animatrice. Quatre-vingt seize ans à peine et farouchement indépendante, Louise vit seule chez elle, près de Bruxelles, une ville de la province du Manitoba.

Prix du public:
Nœud papillon de rigueur pour têtes carrées de Stephan Flint Müller (également Mention spéciale)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Aliocha Popovitch i Tougarine Zmeï de Konstantin Bronzit
- Franz et le chef d'orchestre d'Uzi Geffenblad et Lotta Geffenblad
- Frank & Wendy de Kaspar Jancis, Ülo Pikkov et Priit Tender
- Nyócker ! (District!) d'Aron Gauder
- Terkel in Trouble de Thorbjørn Christoffersen et Stefan Fjeldmark

L’édition 2004 ne présente aucune évolution notable par rapport aux années précédentes. La structure du palmarès reste identique à celle de 2003, avec les Cristal du court métrage et Cristal du long métrage en tant que distinctions suprêmes, accompagnés des prix du jury, prix du public et mentions spéciales.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
Oseam de Baek-Yeop Sung
Ce film d’animation sud-coréen inspiré d’un conte légendaire et du livre éponyme publié en 1983. L'histoire nous entraîne dans un voyage émouvant et spirituel, à travers le regard d’un enfant et la quiétude envoûtante d’un temple bouddhiste.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
Lorenzo de Mike Gabriel
L'histoire de Lorenzo, un chat pourri gâté, dont la queue est ensorcelée et prend vie.

Prix spécial du jury:
Ryan de Chris Landreth
Un mendiant gentleman. Un des pionniers de l'animation canadienne. Nommé aux Oscar. Pauvre clochard. Un artiste incapable de créer. Dieu observant le monde. Un ange déchu. Arrogant. Timide. Cassé. Mais pas détruit.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Birthday Boy de Sejong Park
Pendant la guerre de Corée, le petit Manuk joue dans les rues de son village et rêve de la vie au front. En rentrant chez lui, il trouve un cadeau d’anniversaire qui va changer sa vie.

Prix Fipresci:
Bonjour de Jonathan Nix
Dans un univers numérique, un analogue peut-il trouver l'amour ? Le vieux phonographe plein de sagesse détient la réponse pour ce solitaire en mal d'amour.

Mention spéciale:
À travers mes grosses lunettes de Pjotr Sapegin
Grand-père raconte à sa petite-fille une histoire du temps où il était petit garçon, pendant la guerre.

Prix du jury junior "Canal J"pour un court métrage:
L'Inventaire fantôme de Franck Dion
L’huissier Soms se rend chez un vieil homme qui collectionne des souvenirs dont plus personne ne veut. Dans l’appartement vide et misérable, le fonctionnaire ouvre une porte dérobée et découvre un grenier gigantesque où sont entreposés des milliers d’objets. L’huissier entreprend alors un étrange inventaire.

Prix du public:
La Révolution des crabes d'Arthur De Pins
Dans les eaux marron de l'estuaire de la Gironde, personne ne se doute de la tragédie qui nous frappe depuis cent vingt millions d'années, nous les Pachygrapsus Marmoratus, appelés communément "chancres mous" ou plus souvent "crabes dépressifs"...

Autre prix:
Prix Unicef: La fille, une histoire d’inceste d'Oscar Perez Jr, Monica Ray et Paw Charlie Ravn.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- La Légende du Cid de José Pozo
- Hair High de Bill Plympton
- Oseam de Baek-Yeop Sung
- Pinocchio le robot de Daniel Robichaud
- Totò Sapore e la magica storia della pizza de Maurizio Forestieri

L’édition 2003, qui marque un retour sans bouleversement majeur dans la structure du palmarès, est toutefois significative sur le plan symbolique. Elle inaugure un changement de terminologie : les plus hautes distinctions, jusque-là appelées Grand Prix, prennent désormais le nom de Cristal. On parle désormais de Cristal du court métrage et de Cristal du long métrage. Ce changement, purement formel mais fort en termes d’image, permet d’unifier les catégories et de renforcer la cohérence des distinctions principales.
Pour le reste, aucune nouveauté notable n’est à signaler cette année dans les prix décernés ou leur répartition. Le festival continue de s’appuyer sur une structure claire, lisible et maîtrisée.
Palmarès longs métrages
Cristal du long métrage:
McDull dans les nuages de Toe Yuen
Le quotidien, les espoirs et aspirations de McDull, petit cochon vivant à Hong-Kong avec sa mère McBing.

Palmarès courts métrages
Le Cristal d'Annecy:
Le mont Chef de Koji Yamamura
Un homme radin mange des noyaux de cerises, un cerisier lui pousse sur la tête et il a des tas d’ennuis. Interprétation moderne du conte rakugo traditionnel japonais du même nom.

Prix spécial du jury:
Harvie Krumpet d'Adam Elliot (également Prix du public et Prix Fipresci)
Biographie d'un pauvre homme apparemment poursuivi par une poisse perpétuelle.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Comment faire face à la Mort d'Ignacio Ferreras
La Mort s'abat sur une très vieille femme qui semble prête à être fauchée. Mais les apparences sont parfois trompeuses, et la Mort a trouvé à qui parler.

Prix Fipresci (ex æquo):
Oïo de Simon Goulet
La peinture est mouvement. La peinture est matière et vie. En un vol suspendu entre l’outil et le canevas, Oïo retrouve dans le flot de la peinture les forces de la nature et réinvente le monde.

Harvie Krumpet d'Adam Elliot (également Prix spécial du jury et Prix du public)
Mention spéciale du jury courts métrages:
Car Craze d'Evert De Beijer
Un contrôleur écologique se retrouve dans une ville pétrolière oubliée, dominée par des voitures monstrueuses. Son bref séjour dans un motel ne lui laisse pas un instant de répit. Il découvre que les voitures évoluent sous la forme d’une vie parasite, captivant l’humanité et absorbant les sucs vitaux de la Terre.

Prix du jury junior "Canal J" pour un court métrage:
Ligne de vie de Serge Avédikian
Dans un camp de travail, la ligne de vie d’un prisonnier, dessinateur, rapproche les hommes.

Prix du public:
Harvie Krumpet d'Adam Elliot (également Prix spécial du jury et Prix Fipresci)
Autre prix:
Prix Unicef: NSPCC "Cartoon" de Russell Brooke
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- L'enfant qui voulait être un ours de Jannik Hastrup
- Kaena, la prophétie de Chris Delaporte
- L'Uovo de Dario Picciau
- McDull dans les nuages de Toe Yuen
- The Legend of the Sky Kingdom de Roger Hawkins

L’édition 2002 se déroule sans changement notable. Aucun nouveau prix n’est introduit, aucune modification structurelle n’est apportée : le palmarès reste parfaitement fidèle aux éditions récentes.
Palmarès longs métrages
Grand Prix du long métrage:
Mari Iyagi de Lee Sung-gang
Mari Iyagi est une œuvre cinématographique sud-coréenne qui nous offre une expérience visuelle atypique grâce à une animation traditionnelle 2D qui mêle des éléments en images de synthèse à rendu 2D. Le film évoque les souvenirs d'enfance de deux amis et leurs brefs voyages dans un univers étrange hanté par une jeune fille aux pouvoirs magiques.

Palmarès courts métrages
Grand prix du court métrage:
Barcode d'Adrian Lokman
Road movie dans un monde virtuel fait de poteaux à perte de vue. Des sources de lumière éclairent certaines zones en se déplaçant. Les ombres qui en résultent finissent par dessiner un paysage familier.

Prix spécial du jury:
Home Road Movies de Robert Bradbrook
Histoire vécue d’un père de famille timide et maladroit souhaitant ardemment que la voiture familiale fasse de lui un meilleur parent.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Roof Sex de Pes
Deux fauteuils dans une scène torride !

Prix Fipresci:
Flux de Christopher Hinton (également Mention spéciale)
Court métrage fantaisiste sur la vie, l'entropie et la marche inexorable du temps qui se répercute sur les interactions et les événements du quotidien de deux générations d'une famille.

Mention spéciale (trois ex æquo):
Le funambule de Roberto Catani
Les images d’une vie s’écoulent derrière les yeux fermés de la femme qui, immobile devant la mer, éprouve un besoin de légèreté.

Looking for Horses d'Anthony Lawrence
Deux sœurs errent sur French Island, et tentent de comprendre ce qui se passe entre leurs parents.

Flux de Christopher Hinton (également Prix Fipresci)
Prix du jury junior "Canal J" pour un court métrage:
Le Papillon d'Antoine Antin et Jenny Rakotomamonjy
Dans le Japon médiéval, le combat d’une jeune femme pour protéger la mémoire de son fiancé, samouraï mort à la guerre.

Prix du public:
Bookashky de Mikhail Aldashin
Des bestioles vivent dans une cuisine.

Autre prix:
Prix Unicef: Florian et Malena d'Anita Killi.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Mari Iyagi de Lee Sung-gang
- Mercano le martien de Juan Antín
- Metropolis de Rintarō
- Momo alla conquista del tempo d'Enzo D'Alò
- Tristan et Iseut de Thierry Schiel

Aucun changement notable n’est à signaler pour l'édition de 2001, ni dans la structure du palmarès, ni dans les types de prix décernés. Le festival poursuit son rythme annuel, désormais bien établi, avec une sélection riche dans toutes les catégories et un palmarès maîtrisé, sans excès ni nouvelles distinctions inattendues.
Palmarès longs métrages
Grand Prix du long métrage:
Les Mutants de l'espace de Bill Plympton
L'univers déjanté de Bill Plympton nous catapulte dans un monde loufoque où l'absurde est roi, offrant une vision excentrique de l'espace.

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
Père et fille de Michaël Dudok De Wit (également Prix du public)
Un père fait ses adieux à sa fille. Elle attend son retour pendant des jours, des saisons entières, des années…

Prix spécial du jury:
Le garçon qui a vu l'iceberg de Paul Driessen (également Prix Fipresci)
Histoire drôle et poignante d'un garçon à l'imagination fertile, où se mêlent les mondes réel et imaginaire.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre (ex æquo):
Croque la mort de René Castillo (également Mention spéciale Fipresci et Prix du jury junior "Canal J" pour les courts métrages)
Un homme arrive au royaume des morts et découvre rapidement que la mort n'est finalement pas une si mauvaise chose.

Privet is Kislovodska de Dmitry Geller
Souvent, lorsqu'un couple se sépare au meilleur de la relation, il garde le sentiment qu'il vivait le vrai bonheur.

Prix Fipresci:
Le garçon qui a vu l'iceberg de Paul Driessen (également Prix spécial du jury)
Mention spéciale Fipresci:
Croque la mort de René Castillo (également Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre et Prix du jury junior "Canal J" pour les courts métrages)
Prix Mike Gribble:
Moya zhizn de Natalia Brerezovaya
Un tout petit cochon raconte l'histoire de sa vie.

Mention spéciale (ex æquo):
Intolérance de Phil Mulloy
Les Zogs ont peut-être l'air affreux, mais leurs mœurs sont encore plus affreuses.

Tombé du ciel de Cordell Barker
Une nuit, un couple d'âge moyen sans enfant voit arriver à l'improviste un petit être à l'allure étrange, qui lui vient du ciel… ou peut-être bien d'une autre provenance.

Prix du jury junior "Canal J" pour un court métrage:
Croque la mort de René Castillo (également Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre et Mention spéciale Fipresci)
Prix du public:
Père et fille de Michaël Dudok De Wit (également Grand prix du court métrage)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Blood: The Last Vampire de Hiroyuki Kitakubo
- Gloups ! je suis un poisson de Michael Hegner et Stefan Fjeldmark
- Hundhotellet de Per Åhlin
- Les Mutants de l'espace de Bill Plympton

L’édition 2000 du Festival international du film d’animation d’Annecy restera dans les mémoires comme une édition exceptionnelle par la rigueur de son jury, en particulier dans la catégorie des longs métrages. Pour la première fois depuis la création de cette section, aucun film en compétition n’a reçu le Grand Prix du long métrage. Le jury, estimant que la qualité globale des œuvres présentées ne répondait pas aux standards d’excellence du festival, a préféré ne pas attribuer la distinction suprême. Une décision rare, mais qui souligne la volonté du festival de préserver la valeur symbolique de ses récompenses, plutôt que de la distribuer par défaut.
Côté courts métrages, la structure du palmarès reste stable, sans modifications majeures, poursuivant l’élan de clarté et de hiérarchisation retrouvé depuis la fin des années 1990. Quelques ajustements notables concernent cependant les récompenses jeunesse : le Prix du jeune public devient officiellement le Prix du jury d’enfants Télétoon, et on note également l’apparition d’un Prix UNICEF.
Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
Le vieil homme et la mer d'Alexander Petrov (également Prix du public)
Santiago, un vieux pêcheur cubain, n'a plus de chance. Après quatre-vingt-quatre jours sans une seule prise, il laisse derrière lui son jeune ami Manolin, le seul qui croit toujours en lui, et part au loin vers le Gulf Stream, en quête de la prise qui lui redonnera l'estime de ses pairs…

Prix spécial du jury:
Le village des idiots d'Eugene Fedorenko et Rose Newlove
Las de la vie quotidienne dans son village natal de Chelm, Shmendrik part dans une quête de savoir qui le mène vers un nouveau Chelm, tellement semblable au premier qu'il y retrouve même le caquètement familier des poules.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Les oiseaux en cage ne peuvent pas voler de Luis Briceno
Les oiseaux en cage peuvent-ils voler ? Il paraît que non…

Prix Fipresci:
Média de Pavel Koutsky
Satire absurde des médias – presse, radio, télévision – et de leur influence au sein de la société.

Mention spéciale prix Fipresci:
Le Chapeau de Michèle Cournoyer
Danseuse nue dans un bar, une jeune femme se remémore un moment de sa vie. Enfant, elle reçoit la visite d'un homme qui l'abuse physiquement. Ce périple intérieur ramène à la surface de douloureux souvenirs, dont celui de l'obsédant chapeau…

Mention spéciale (ex æquo):
Brother d'Adam Elliot
Les souvenirs d'enfance d'un frère, ses mégots, son asthme et ses poux.

L'homme aux beaux yeux de Jonathan Hodgson
Une bande de gosses découvre une maison étrange et va régulièrement jouer dans le jardin envahi par la végétation, jusqu'au jour où ils rencontrent l'habitant des lieux. C'est un alcoolique désœuvré et ouvert d'esprit qui les accueille. Il incarne à leurs yeux un personnage romantique bien loin des préoccupations domestiques de leurs parents.

Prix du jury d'enfants Teletoon pour les courts métrages:
Le perruquier de Steffen Schaeffler
Au Moyen-Âge, dans un Londres envahi par la peste, un homme a réussi à s'isoler des dangers de l'épidémie. Lorsqu'une petite fille malade sollicite son aide, sa vie est bouleversée.

Prix du public:
Le vieil homme et la mer d'Alexander Petrov (également Grand prix du court métrage)
Autre prix:
Prix Unicef: Run of the Mill de Börge Ring
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Utena - Apocalypse d'adolescence de Kunihiko Ikuhara
- Optimus Mundus de Group Work
- Pettson och Findus – Kattonauten de Torbjörn Hansson et Hanan Kaminski
- Il était une fois Jésus de Derek Hayes et Stanislav Sokolov
L’édition 1999 s’inscrit dans la continuité des éditions précédentes, sans bouleversement majeur dans l’organisation du palmarès ni dans la structure des sélections. Seul fait notable : le Prix de la première œuvre est désormais décerné en hommage à Jean-Luc Xiberras, ancien directeur artistique du festival, disparu en 1998.
Pour le reste, le Grand Prix du court métrage conserve son rôle central, les mentions spéciales restent encadrées, et aucun nouveau prix partenaire ou distinction marginale ne vient brouiller la lisibilité du palmarès. 1999 confirme ainsi la volonté du festival de s’ancrer dans un modèle plus sobre et maîtrisé, après les expérimentations plus foisonnantes des années 1980 et du début des années 1990.
Palmarès longs métrages
Grand Prix du long métrage:
Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot
Kirikou et la Sorcière est l'adaptation cinématographique d'une série de contes africains mettant en scène un petit garçon nommé Kirikou, doté de pouvoirs extraordinaires. Premier long métrage de Michel Ocelot, le film remporte un succès critique et commercial inattendu qui exerce une influence très positive sur le développement de l'industrie de l'animation en France et sur le financement d'autres longs métrages animés dans le pays au cours des années suivantes.

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
When the Day Breaks de Wendy Tilby et Amanda Forbis (également Prix Fipresci)
La mort accidentelle d'un étranger a un effet inattendu et profond sur l'héroïne et sur son entourage. Les cinéastes tentent de mettre en lumière les liens complexes et invisibles qui unissent les membres d'une communauté.

Prix spécial du jury:
Au bout du monde de Konstantin Bronzit (également Prix du public et Prix Mike Gribble)
Posée sur le pic d'une colline, une maison balance alternativement de droite à gauche, au grand dam de ses habitants.

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre:
Chudovische d'Alexey Antonov
Un conte de fées épique sur un soldat aveuglé, sur l'amour entre la Belle et la Bête, et sur la route qui mène au bonheur.

Prix Fipresci:
When the Day Breaks de Wendy Tilby et Amanda Forbis (également Grand prix du court métrage)
Prix Mike Gribble:
Au bout du monde de Konstantin Bronzit (également Prix spécial du jury et Prix du public)
Mention spéciale (quatre ex æquo):
Feuerhaus de Bärbel Neubauer
Métamorphoses de couleurs et de formes créées par l'exposition au flash de plantes et de pierres directement sur la pellicule.

Humdrum de Peter Peake
Deux ombres qui s'ennuient se prennent à leur propre jeu.

Jolly Roger de Mark Baker
Fable sur des paroles et des actions en pleine mer.

Le corbeau et la souris de Maria Joao Carvalho et Priit Tender
Qui est le plus fort ? Qui est le plus intelligent ? Illustration de ce que peuvent faire les petits contre les plus grands, s'ils s'arment de courage.

Prix du public:
Au bout du monde de Konstantin Bronzit (également Prix spécial du jury et Prix Mike Gribble)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Gourine et la queue du renard de John M. Jacobsen et Nille Tystad
- Jin-Roh, la brigade des loups de Hiroyuki Okiura
- Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot
- La Mouette et le Chat d'Enzo D'Alò
- Les Razmoket, le film de Norton Virgien et Igor Kovaljov
L’édition 1998 du Festival international du film d’animation d’Annecy marque un tournant historique : c’est la première édition organisée selon une périodicité annuelle, après près de quarante ans de rythme biennal.
Sur le plan du palmarès, cette édition s’inscrit dans une parfaite continuité avec celle de l’année précédente. Le Grand Prix du court métrage conserve son rôle de distinction suprême, les mentions spéciales restent limitées et cohérentes, et aucun nouveau prix ni partenaire inattendu ne vient troubler l’équilibre retrouvé du palmarès. Le festival semble avoir atteint une forme de stabilité salutaire, à l’issue des expérimentations parfois excessives des décennies précédentes.
Palmarès des longs métrages
Grand Prix du long métrage:
L'Impitoyable Lune de miel ! de Bill Plympton
L’Impitoyable Lune de miel est un film indépendant très atypique qui s'adresse à un public d'adulte en raison d'un ton décapant et sexy. L'histoire raconte la vie d'un couple de jeunes mariées bouleversé par des oiseaux en train de s'accoupler.

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
Papillons de nuit de Raoul Servais (également prix Fipresci)
Avec un papillon de nuit, nous pénétrons dans la salle d'attente d'une gare de banlieue imaginée par Paul Delvaux. Des personnages figés reprennent vie durant quelques minutes.

Prix spécial du jury:
L'homme aux bras ballants de Laurent Gorgiard
Par une nuit sans lune, dans une ville endormie, un personnage aux bras démesurés marche. Précédé par son ombre, il se rend dans une arène pour accomplir un rituel.

Prix de la première œuvre:
Sientje de Christia Moesker (également Mention spéciale Fipresci)
Une petite fille est en colère suite à une dispute avec ses parents, mais que peut-elle faire pour se calmer ? Les quatre cents coups pour finalement être à nouveau en bons termes avec sa mère.

Prix Fipresci:
Papillons de nuit de Raoul Servais (également Grand prix du court métrage)
Mention spéciale Fipresci:
Sientje de Christia Moesker (également Prix de la première œuvre)
Mention spéciale (ex æquo):
Heavy Stock: the Sound of the Railway de Michael Salkeld
Un film musical en cinq mouvements ayant pour thème les chemins de fer.

De retour en Europe de Riho Unt
C'est une parodie du film d'aventures classique. Samuel, personnage principal, fermier dorénavant libre de l'Union soviétique, n'est vraiment pas pressé de rejoindre l'Union européenne.

Prix du jury d'enfants:
Le trac de Steve Box
L'histoire se déroule au début du siècle lorsque le cinéma détrônait le music-hall. Les problèmes de Dog Juggler Tiny s'aggravent quand une star du cinéma, Arnold Hew, vole son chihuahua pour relancer sa carrière cinématographique.

Prix du public:
Le joueur d'échecs de Jan Pinkava
Geri met en place le jeu d'échecs et entame la partie. Il apparaît comme un gentil vieillard, mais en changeant de côté pour jouer avec les pions noirs, il devient son alter ego déplaisant, plus rapide et plus jeune.

Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- L'Ombre d'Andersen de Jannik Hastrup
- L'Impitoyable Lune de miel ! de Bill Plympton
- Peccato de Manuel Gomez
- Fifi Brindacier de Clive A. Smith
- Jakten på himlens nyckel de Karl Gunnar Holmqvist
L’édition 1997 marque un léger retour à la raison après les excès de l'édition précédente. Le palmarès retrouve une forme de clarté, notamment grâce à l’abandon du Prix du court métrage, qui cohabitait depuis plusieurs éditions avec le Grand Prix et en brouillait la portée symbolique. Cette suppression permet de réaffirmer le statut du Grand Prix du court métrage comme l’unique distinction suprême dans sa catégorie, restaurant une certaine lisibilité dans la hiérarchie des récompenses.
Autre signe d’un recentrage : les mentions spéciales, qui étaient devenues pléthoriques en 1995, se limitent cette fois à trois films mis en lumière. Une configuration plus sobre et plus cohérente, qui permet de souligner quelques œuvres remarquées sans noyer le palmarès dans une avalanche de mentions.
Mais cette édition n’est pas exempte de décisions pour le moins discutables. On note notamment l’apparition du Prix Jules Chéret de la meilleure affiche, censé récompenser le meilleur visuel promotionnel du festival. Une idée à la fois hors sujet et déconnectée de l’esprit même du festival, qui célèbre les œuvres animées, non les supports de communication. Cette digression esthétique sur la forme plutôt que sur le fond s’apparente davantage à un concours de graphisme publicitaire qu’à une reconnaissance cinématographique. Fort heureusement, cette initiative ne sera pas renouvelée.
Enfin, 1997 marque aussi un tournant historique dans la temporalité du festival : le festival devient annuel, rompant ainsi avec le rythme biennal instauré depuis sa création. Cette décision est motivée par la croissance exponentielle du secteur de l’animation, l’augmentation des œuvres soumises et la nécessité d’un rendez-vous professionnel plus fréquent.
Palmarès longs métrages
Grand Prix du long métrage:
James et la Pêche géante de Henry Selick
Après L'étrange Noël de Monsieur Jack, Henry Selick signe une adaptation du conte pour enfants James et la pêche géante de Roald Dahl, en employant de nouveau l’animation en volume. Ce film hybride raconte l'histoire de James, un jeune garçon orphelin qui découvre des pépins magiques qui peuvent faire pousser une pêche géante. Il grimpe sur la pêche avec un groupe d'insectes anthropomorphes et se lance dans une aventure extraordinaire.

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
La Vieille Dame et les Pigeons de Sylvain Chomet
Dans le Paris des années 50, un gardien de la paix affamé rencontre dans un jardin public une vieille dame gâteuse dont le passe-temps favori consiste à offrir de fastueux repas aux pigeons du quartier. Désormais, sous le képi de l'agent, la chose est claire : en devenant pigeon lui-même, il pourra se remplir la panse aux frais de la naïve petite dame. Naïve ?

Prix spécial du jury:
La sirène d'Alexander Petrov (également Prix du ministère de l'agriculture)
Dans une cabane isolée vivent un vieux moine et son jeune novice. Il y a quelques années de cela, le vieil homme trompa sa future épouse et la poussa au suicide. Mais voilà que la jeune femme réapparaît sous les traits d'une sirène pour se venger de sa traîtrise, de la manière la plus terrible et la plus intelligente qui soit.

Prix de la première œuvre:
Sous la lune couchante de Hans Spilliaert
À la fin du film, la pleine lune dévoile le résultat d'une série de manipulations réalisées sur un animal remarquable, la vache.

Prix Fipresci:
La Fin du monde en quatre saisons de Paul Driessen
Un kaléidoscope de phrases narratives se déroulant simultanément dans huit fenêtres ouvertes en permanence à l'écran. C'est une tragi-comédie en quatre «actes» et quatre saisons qui, jouant avec les conventions du dessin animé, se précipite vers la catastrophe avec une virtuosité visuelle et sonore inégalée.

Prix Mike Gribble:
Rubicon de Gil Alkabetz
Ce film cherche à résoudre la devinette classique, à savoir "Comment faire traverser la rivière à un loup, à un mouton et à un chou, l'un après l'autre sans qu'ils se mangent ?". La solution rationnelle du problème, émise en théorie, ne semble plus si bien fonctionner lorsqu'on l'applique à la réalité.

Mention spéciale (trois ex æquo):
La Mort et la Mère de Ruth Lingford
Un enfant malade est sous l'emprise de la mort. Pour le sauver, sa mère doit surmonter les pires épreuves. Mais la plus terrible, imaginée par la Mort pour savoir si la mère aime réellement son enfant, reste à venir.

Le Chat Botté de Garri Bardine
Un film musical d'une durée de 28 mn. Quel est le sujet du film ? Lisez Charles Perrault ! Vous l'avez lu ? Maintenant, oubliez tout ! Nous sommes au XXe siècle, et…

À la pleine lune de Lee Whitmore
La transformation émotionnelle d'une jeune femme qui vient d'avoir son premier enfant.

Prix du public:
Wash'n'Go, l’entreprise créée par Wallace et Gromit, doit nettoyer les vitres de la demeure de la charmante Wendolene Ramsbottom. Une histoire d'amour en perspective. Mais c’est sans compter sur le diabolique voleur d’agneaux, qui entraîne Gromit dans une nouvelle mésaventure. Wallace parviendra-t-il à sauver Gromit et à faire condamner le vrai coupable ?

Les autres prix:
Prix Unicef par le jury film de télévision: Manhattan d'Alfred Dieler
Prix Jules Chéret de la meilleure affiche: Fado lusitano de Abi Feijo
Prix du ministère de l'agriculture: La sirène d'Alexander Petrov (également Prix spécial du jury)
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Beavis et Butt-Head se font l'Amérique de Mike Judge, Yvette Kaplan et Brian Mulroney
- James et la Pêche géante de Henry Selick
- La Flèche bleue d'Enzo D'Alò
- Joe's Apartment de John Payson
- Le monde est un grand Chelm de Hanan Kaminski
- Werner - Das muß kesseln!!! de Michael Schaack
L’édition 1995 pousse la logique de générosité du palmarès à son paroxysme. Avec une volonté évidente de saluer la diversité des œuvres en compétition, le festival multiplie les prix, les mentions et les distinctions.
Côté courts métrages, la structure déjà mise en place lors des précédentes éditions est reconduite : un Grand Prix du court métrage et un Prix du court métrage, comme pour souligner une double reconnaissance parallèle. Cette année-là, le palmarès est également marqué par la présence de deux jurys, ce qui démultiplie les points de vue… mais aussi les récompenses. Une nouveauté importante fait son apparition : le Prix Mike Gribble, attribué au film le plus drôle. Autre évolution : le Prix de la critique internationale FIPRESCI est rebaptisé de manière plus simple Prix FIPRESCI, sans modification de fond.
Mais ce qui caractérise surtout cette édition, c’est l’avalanche de mentions spéciales : pas moins de 13 films sont ainsi distingués à travers des intitulés aussi originaux qu’hétéroclites : « mention spéciale pour la dramaturgie », « mention spéciale pour son message », « mention spéciale pour la qualité de la création de la bande sonore », ou encore « mention spéciale bienvenue dans le monde de l’animation ». S’y ajoute un Prix spécial des deux jurys à l’unanimité, comme pour couronner ce foisonnement. Si l’intention est évidemment de valoriser une grande variété d’approches et de styles, le résultat est contreproductif : aucun film ne semble véritablement se détacher du lot. Le palmarès devient une liste indistincte de récompensés, où l’effet de prestige se perd dans la dilution excessive des distinctions. Un paradoxe pour un festival censé mettre en lumière l’excellence : à force de vouloir honorer tout le monde, plus personne ne brille vraiment.
Palmarès longs métrages
Prix du long métrage:
Dans ce film produit par le Studio Ghibli, Isao Takahata nous présente les tanukis, des animaux issue de la mythologie japonaise. Ces petits animaux magiques, qui vivent dans les montagnes du Japon et qui sont menacés par l'urbanisation, décident de se battre pour protéger leur habitat.

Mention spéciale:
Close to You de Maciek Albrecht
Deux personnes vivent dans une grande ville. La femme est une nouvelle et talentueuse chanteuse. L'homme est un célèbre sculpteur au sommet de sa carrière. Ils se sont rencontrés et ont eu le coup de foudre l'un pour l'autre. Depuis, ils se cherchent, en franchissant les obstacles du monde moderne... Se rencontreront-ils à nouveau ?

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
Svitchkraft de Konstantin Bronzit
Chaque fois qu'il éteint la lumière dans sa maison afin de faire la sieste, cet homme est dérangé par des bruissements et un tapage incompréhensibles venant d'un trou de souris. L'homme installe un piège, mais une fois la lumière éteinte, il disparaît sans laisser de trace, ce qui engendre une suite de situations comiques.

Prix du court métrage:
L'Anniversaire de Bob d'Alison Snowden et David Fine
Bob, titubant de vertige le jour de son anniversaire, cherche le sens de sa vie. La crise est imminente. Sa carrière de dentiste lui paraît bien futile, ses patients l'agacent et ses amitiés lui semblent vides de sens et ennuyeuses. Le film, plein de surprises, donne une vision hilarante de l'introspection qui revient à chaque anniversaire.

Prix spécial du jury
Stressé de Karen Kelly
La vie des habitants d'un immeuble. On voit comment leurs vies s'entremêlent et subissent jour après jour le stress et la tension de la vie urbaine.

Prix de la première œuvre (ex æquo):
Gagarine d'Alexeï Kharitidy (également Prix du public, Prix Mike Gribble et Prix du ministère de l'Agriculture et de la Pêche)
À vouloir concrétiser ses rêves, on obtient souvent des résultats malheureux. Une chenille veut devenir papillon mais n'aime pas voler.

My Baby Left Me de Milorad Krstic
Un homme aime au-delà de tout le corps de son amante, à tel point qu'il ne se rend pas compte qu'elle est devenue un simple jouet pour lui. Lasse de cette situation, elle le quitte.

Prix Fipresci:
Do Nothin’ Till You Hear from Me de Pernilla Hindsefelt et Jonas Dahlbeck
En soirée, dans un immense restaurant de luxe. Sur une vaste scène, tous les instruments sont endormis. Le violon solo se réveille. Une trompette s'échappe de sa boîte et commence à flirter avec le violon. Le saxophone fait de même. Il y a également un autre prétendant... lequel va gagner les faveurs du violon ?

Prix Mike Gribble:
Gagarine d'Alexeï Kharitidy (également Prix de la première oeuvre, Prix du public et Prix du ministère de l'Agriculture et de la Pêche)
Mention spéciale (ex æquo):
About Love and Fly d'Andrei Ushakov
Une histoire amusante d'aventures amoureuses sans fin, de bagarres avec notre moi intérieur et le monde environnant, et la quête du sens de la vie. Les trois personnages, courageux et paisibles, surmontent toutes ces difficultés.

La hache de Robert Sahakyants
Du maniement de nouveaux outils, dans la société arménienne actuelle soumise au blocus, pendant un hiver rigoureux. Une fable satirique ou un SOS ?

Destin divin de Ishu Patel
"Enfant, j'ai grandi dans un petit village de campagne en Inde. Je récoltais les mangues avec mon père", se rappelle Ishu Patel. "Nous en laissions toujours quelques-unes sur les branches pour que les oiseaux et les singes puissent manger. De nouveaux manguiers poussaient là où les animaux avaient laissé tomber les graines." Il est important de ne pas piller la nature.

L’autre coté de Mikhail Aldashin
La vie simple de créatures simples dans un monde à la fois merveilleux et terrible.

El Macho d'Ennio Torresan
Un homme adultère engage un détective privé pour suivre sa femme adultère.

Felix en exil de William Kentridge
Une allégorie de l'apartheid en Afrique du Sud avec Felix Teiltelbaum une nouvelle fois au premier plan.

Le Moine et le Poisson de Michaël Dudok De Wit
Un moine découvre un poisson dans un réservoir d'eau près d'un monastère. Il essaie de l'attraper en utilisant toutes sortes de moyens. Au cours du film la poursuite devient de plus en plus symbolique.

Le lion à barbe grise d'Andreï Khrjanovsky
C'est l'histoire d'une amitié entre Amedeo, lion de cirque et grand acteur, et son maître Peretti. Quand le petit cirque ferme, le vieux lion recouvre la liberté mais, trop âgé, ne peut plus en profiter...

Jamais sans mon sac à main de Borris Kossmehl
Acheter une machine à laver n'a jamais eu de conséquences catastrophiques. Tatie a vendu son âme au diable par inadvertance ! Seuls sa nièce et un chariot plein de douceurs peuvent fournir une solution calorifique afin que son âme repose en paix.

Les Brigands d'Abi Feijo
Dans une voiture, on discute de l’identité d’un groupe d’hommes exécutés il y a des années, à la fin de la guerre civile espagnole. Trois perspectives se confondent et révèlent différents points de vue sociaux et idéologiques quant au fascisme portugais.

L’arithmétique de Sandburg de Lynn Smith
Carl Sandburg, grand poète américain, lit son poème "Arithmetic".

The Bungalunga Man de Shane Russell
Un homme des cavernes attire les voyageurs crédules vers la mort jusqu'à ce qu'il soit dominé et assassiné par un homme providentiel venu venger la mort de ses amis, membres de la même tribu.

Triangle d'Erica Russell
C'est le ballet passionné d'un couple d'amants qui rencontre une autre femme. Des styles graphiques et musicaux différents qui expriment des ambiances variées.

Prix spécial des deux jurys à l'unanimité:
Repete de Michaela Pavlatova
On a tous en nous une part de réflexes qui guide nos vies. La routine quotidienne nous ennuie mais, en même temps elle nous rassure. On cherche toujours le changement, mais on n'a pas le courage de franchir l'étape décisive. Et quand un changement arrive enfin, nous le transformons tout de suite en routine, pour que la machine continue à tourner.

Prix du public:
Gagarine d'Alexeï Kharitidy (également Prix de la première œuvre, Prix Mike Gribble et Prix du ministère de l'Agriculture et de la Pêche)
Les autres prix:
Prix Unicef pour un court métrage: Droits au cœur : Ex-enfant de Jacques Drouin
Prix de la chaîne TV "Canal J": Musical Max de Virginia Wilkos
Prix du ministère de l'agriculture: Gagarine d'Alexeï Kharitidy (également Prix de la première œuvre, Prix du public et Prix Mike Gribble)
Prix pour la qualité de la création de la bande sonore: Mlle Matisse de Daborah Solomon.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Close to You de Maciek Albrecht
- Pompoko d'Isao Takahata
- Jungle Jack de Stefan Fjeldmark et Flemming Quist Møller
- Garibaldi, le héros de deux mondes de Guido Manuli
L’édition 1993 s’inscrit dans une forme de continuité assumée, sans changement structurel majeur dans l’organisation du palmarès. Comme lors des éditions précédentes, on retrouve le désormais habituel Grand Prix du court métrage, considéré comme la récompense reine, accompagné d’un Prix du court métrage. Particularité cette année : ce dernier est attribué ex aequo à deux films, confirmant la tendance du jury à répartir les honneurs lorsque plusieurs œuvres se distinguent sans qu’une seule ne s’impose clairement.
Pour le reste, aucune nouveauté significative n’est à signaler dans les prix ou leur attribution. Le palmarès reste stable, avec un festival qui semble désormais avoir trouvé un équilibre temporaire, après les excès des années 1980.
Palmarès longs métrages
Grand Prix du long métrage:
Porco Rosso est l'un des tout premiers films d'animation japonais à connaître une diffusion hors du Japon. Le film raconte l'histoire d'un aviateur italien des années 1920 qui s'est retrouvé affublé d'une tête de cochon pour des raisons mystérieuses.

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
Le fleuve aux grandes eaux de Frédéric Back
Le Saint-Laurent, c'est plus qu'un fleuve, c'est toute l'histoire d'un pays. Il représente une épopée, une vaste fresque panoramique de toute la vie qui en dépend et qui l'entoure. Mais quel avenir lui réserve-t-on ?

Prix du court métrage (ex æquo):
Le songe d'un homme ridicule d'Alexander Petrov
Le rêve d'un homme ridicule est inspiré d'un récit de Dostoïevski. Le héros, au désespoir de trouver des réponses aux questions existentielles, décide de se suicider. Mais le rêve qu'il fait change son point de vue.

The Sandman de Paul Berry (également Prix Jeunesse du ministère de la Jeunesse et des Sports)
Une vision expressionniste des angoisses de l'enfance autour du personnage mythique du marchand de sable.

Prix spécial du jury:
Le village de Mark Baker
Un petit village vit isolé du monde dans le calme et la tranquillité. Mais la réalité est tout autre et elle reprend doucement le dessus.

Prix de la première œuvre:
P'tit Loup de An Vrombaut (également Prix du service audiovisuel du ministère de l'Agriculture et de la Pêche)
Une histoire sur la lune, une meute de loups hurlants et un mouton excentrique.

Mention spéciale:
Adam de Peter Lord (également Prix du public)
Nouvelle vision de la Genèse, où le premier héros du livre le plus lu à travers le monde se trouve très décontenancé.

De l'effet postgastrique de certaines plantes sur certaines bestioles.

Screen Play de Barry J. C. Purves
Situé au Japon, ce film dont la lecture peut être faite à différents niveaux décrit l'histoire colorée et dramatique d'un amour interdit.

Prix du public:
Adam de Peter Lord (également Mention spéciale)
Les autres prix:
Prix du service audiovisuel du ministère de l'Agriculture et de la Pêche: P'tit Loup de An Vrombaut (également Prix de la première œuvre)
Prix Jeunesse du ministère de la Jeunesse et des Sports: The Sandman de Paul Berry (également Prix du court métrage)
Prix SACD (hors compétition): Paroles en l’air de Sylvain Vincendeau
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Porco Rosso de Hayao Miyazaki
- Danger pleine-lune de Břetislav Pojar
- The Tune de Bill Plympton
- Under Milk Wood de Les Orton
L’édition 1991 du Festival international du film d’animation d’Annecy prolonge la logique amorcée lors des éditions précédentes, avec un palmarès étoffé, mêlant distinctions officielles, prix partenaires et quelques nouvelles récompenses, sans toutefois atteindre la même surabondance qu'auparavant.
Du côté des courts métrages, on retrouve une organisation déjà vue en 1989 : un Grand Prix du court métrage, considéré comme la distinction suprême, est accompagné d’un Prix du court métrage. L’introduction d’un Prix de la presse vient compléter l’existant Prix de la critique internationale (FIPRESCI).
Palmarès long
Prix du long métrage:
Robinson et compagnie de Jacques Colombat
Sur l'île qu'il "gouverne", Robinson rencontre l'oiseau Dodo et, évidemment, son nouveau compagnon Vendredi. Mais aussi des mutins, Monsieur de Bougainville, une clandestine et des esclaves.

Palmarès courts métrages
Grand Prix du court métrage:
Le Loup gris et le Petit Chaperon rouge de Garri Bardine (également Prix du public et Prix jeunesse du ministère de la Jeunesse et des Sports)
Le grand loup est encore plus vorace que dans le conte de Charles Perrault. Il chante sur l'air de la chanson de Mackie et la grand-mère sur celui de "La Vie en rose". Le Petit Chaperon rouge l'entraîne jusqu'à Paris où il rencontre toute une galerie de personnages sortis de dessins animés américains et soviétiques.

Prix du court métrage:
Entre deux sœurs de Caroline Leaf
Une île. Deux sœurs : Viola Gé et Marie, l'une écrivaine et l'autre pas. L'arrivée inopinée d'un homme, admirateur des travaux de Viola, vient perturber l'univers cloîtré de ces deux femmes.

Prix spécial du jury:
L'Avis des animaux de Nick Park
Interviews d'animaux dans un zoo anglais. Deux ours blancs, un tatou, un jaguar, un hippopotame, des tortues, un gorille et d'autres s'expriment, devant la caméra, sur leurs conditions de vie.

Prix de la première œuvre:
Egoli de Karen Kelly
Hommage en musique et en couleurs aux mineurs noirs d'Afrique du Sud qui, pour un salaire de misère, ont perdu la vie dans les redoutables mines d'or de Johannesbourg.

Prix de la critique internationale Fipresci:
La Porte de David Alexander Anderson
À propos de la curiosité compulsive et insatiable des êtres humains, et des conséquences de leurs actions lorsqu'ils vont un tout petit peu trop loin. C'est aussi un examen de notre capacité à fermer les yeux sur ce que sont exactement ces conséquences, ou ce qu'elles peuvent être.

Mentions spéciales:
La Piste de danse de Gianluigi Toccafondo et Simona Mulazzani
Un accordéon, un tango, des images entraînées dans le mouvement, et un hommage à Fred Astaire.

Locomotion de Steve Goldberg
Une vieille loco de l'Ouest américain qui a encore de bons freins et des roues qui ont du ressort.

La mort du stalinisme en Bohème de Jan Svankmajer
42 ans de régime communiste en Tchécoslovaquie, de l'enfantement de Klement Gottwald par Staline jusqu'à l'apparition des couleurs du drapeau tchécoslovaque sur tous les vieux ustensiles, portraits et bustes.

Prix du public:
Le Loup gris et le Petit Chaperon rouge de Garri Bardine (également Grand prix et Prix jeunesse du ministère de la Jeunesse et des Sports)
Les autres prix:
Prix de la presse: Cordes de Wendy Tilby
Prix Jeunesse du ministère de la Jeunesse et des Sports: Le Loup gris et le Petit Chaperon rouge de Garri Bardine (également Grand prix et Prix du public)
Prix du service audiovisuel du ministère de l'Agriculture et de la Forêt: La course de Marek Serafinski
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Little Nemo: Les Aventures au pays de Slumberland de Masami Hata et William T. Hurtz
- Voyage à Melonia de Per Åhlin
- École des beaux-arts - Le Retour d'Andrei Khrjanovsky
- Robinson et compagnie de Jacques Colombat
- Oliver et Olivia de Jannik Hastrup
L’édition de 1989 continue sur la lancée des années précédentes, avec un palmarès toujours étoffé, entre distinctions officielles, prix partenaires et récompenses plus inattendues.
Côté courts métrages, une nouvelle distinction vient s’ajouter à l’ossature habituelle : en plus du Grand Prix du court métrage, qui reste la récompense suprême, un Prix du court métrage est attribué pour la première fois. Cette dualité permet sans doute de mettre en lumière deux œuvres majeures, l’une dominant la compétition (via le Grand Prix), l’autre se distinguant de manière forte sans obtenir le prix principal. Parmi les autres nouveautés du palmarès on trouve un Prix du public pour une première œuvre, décerné en partenariat avec La Poste. Si l’on comprend l’envie de récompenser les nouveaux talents via le public, le lien avec La Poste reste, disons-le franchement, mystérieux… On relève également un Prix Apollo, dont la nature reste également floue. Et dans le registre des associations insolites, un Grand Prix du ministère de l’Agriculture et de la Forêt fait également son apparition. Là encore, le rapport entre films d’animation et politique agricole reste obscur.
Palmarès longs métrages
Grand Prix:
Alice de Jan Švankmajer
Jan Švankmajer, reconnu pour son approche surréaliste du cinéma d'animation. Son premier long métrage mêle animation en volume et prise de vues réelles dans une vision onirique du célèbre livre de Lewis Carroll. Le réalisateur tchèque donne vie au pays des merveilles d'une manière absolument ingénieuse. Loin de la version traditionnelle, cette adaptation présente une Alice qui interagit avec des créatures étranges et parfois effrayantes.

Palmarès courts métrages
Grand Prix:
La ferme de la colline de Mark Baker (également Prix du ministère de l'Agriculture et de la Forêt et Prix du secrétariat d'état du ministère de la Jeunesse et des Sports)
Les durs travaux quotidiens de la ferme sont découverts par les touristes et ignorés par les chasseurs.

Prix du court métrage:
Ab ovo de Ferenc Cako
Depuis les origines, l'homme combat, lutte et fait l'amour. Il se détruit. Il renaît.

Prix spécial du jury (ex æquo):
Les murs de Piotr Dumala
Un homme dans une boîte noire.

Une histoire d'amour excitante de Borivoj Dovnikovi
Carrés d'amour.

Prix de la première œuvre:
La danse du crayon de Chris Casady
Un ballet de formes abstraites noires et blanches, sur un arrangement contemporain d'une suite de Prokofiev, pour "suggérer l'énergie, la passion, l'humour et l'esprit".

Prix de la critique internationale Fipresci (ex æquo):
Grand National de Susan Loughlin
Le jour de la plus célèbre course de chevaux d’obstacles : la montée de la fièvre du public, avant et pendant la course, jusqu'au poteau d'arrivée.

Images du souvenir de Nedeljko Dragi
Enfance, jeunesse, guerre... Une mosaïque de souvenirs s'échappe du crayon de l'animateur. Des personnages, des visions, des gens emportés par le vent réapparaissent du passé. La plaine de Slavonie se déroule devant nous ainsi qu'une vie entière dans des éclats de couleurs et de mouvements.

Mentions spéciales:
La Voix publique de Lejf Marcussen
Inspiré par le tableau de Paul Delvaux "La Voix publique". Un petit groupe d'analystes mesurent la magie de l'art. Mais une image ne coopère pas.

Le topologue de Marc Caro
D'après un scénario original de Georges Méliès, “L'Homme aux cent trucs”. Un prestidigitateur entre en scène, prend un journal qu'il change en éventail, dont il sort des tables, des chaises, des paniers... D'un panier vide, il fait surgir un clown qui se métamorphose.

Seul à seul avec la nature d'Alexandre Fedoulov
Quand l’employé de bureau laisse apparaître sa vraie nature.

Prix du public:
25 façons d'arrêter de fumer de Bill Plympton
26e façon : aller au cinéma.

Prix du public pour une première œuvre:
Sculpture, sculptures de Jean-Loup Felicioli
Un jeu sur la création sculpturale accompagné d'une conférence sur le "paléo-contexte spaciotemporel de la forme".

Les autres prix:
Prix Canal+: Le sujet du tableau de Georges Schwizgebel et Thulé de Serge Verny.
Prix Apollo: La menace technologique de William Kroyer.
Prix du ministère de l'Agriculture et de la Forêt: La ferme de la colline de Mark Baker (également Grand Prix et Prix du secrétariat d'état du ministère de la Jeunesse et des Sports).
Prix du secrétariat d'état du ministère de la Jeunesse et des Sports: La ferme de la colline de Mark Baker (également Grand Prix et Prix du ministère de l'Agriculture et de la Forêt).
Prix de la presse (hors compétition): Balance de Christoph Lauenstein et Wolfgang Lauenstein
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Akira de Katsuhiro Ōtomo
- Gandahar de René Laloux
- Alice de Jan Švankmajer
- Papobo de Hugo Alea
- Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles de Don Bluth
L’édition 1987 du Festival international du film d’animation d’Annecy poursuit dans la même dynamique que celle amorcée en 1985, en multipliant les récompenses et distinctions à un niveau qui devient, disons-le franchement, carrément saugrenu. Si l’intention initiale était sans doute louable — élargir le nombre de films récompensés pour refléter la diversité des styles, des techniques et des publics — le résultat donne surtout l’impression d’un palmarès tentant de satisfaire tout le monde, avec des prix pour presque tout et n’importe quoi.
Aux côtés des Prix UFOLEIS (Ligue de l’enseignement) et du Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs, déjà présents lors des éditions précédentes, viennent s’ajouter cette année une pléthore de nouvelles distinctions, dont certaines prêtent franchement à sourire par leur accumulation : Prix du Secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports, Prix Mellow Manor, Prix Image de synthèse 2D, Prix Image de synthèse 3D, Prix Canal+, Prix de la revue Animatographe, Prix du Club Soroptimiste, Prix Enfance et Famille de l'ANPAS, et même une mention spéciale pour un film exprimant bien la nouvelle génération du dessin animé. À ce stade, on n’aurait pas été surpris de voir apparaître un Prix des chasseurs de la Haute-Savoie ou des joueurs d’échecs du collège privé la Salle Pringy…
Cette prolifération anarchique de prix, loin de renforcer le prestige du palmarès, contribue surtout à diluer la portée symbolique des distinctions majeures du festival. On assiste là à un festival trop généreux et désordonné, où la multiplication des partenaires semble primer sur une hiérarchisation claire des récompenses.
Palmarès longs métrages
Grand Prix:
Quand souffle le vent de Jimmy T. Murakami
Ce film britannique est adaptaté de la bande dessinée du même nom publiée par le dessinateur anglais Raymond Briggs. L’histoire se focalise sur un couple de personnes âgées qui se retrouve confronté à une guerre nucléaire et à ses retombées.

Palmarès Courts métrages
Grand Prix du court métrage (ex æquo):
L'homme qui plantait des arbres de Frédéric Back (également Prix du public et Prix Canal+)
L'auteur nous confie avec toute sa connaissance et son amour de la Terre, comment un homme consacre sa vie à faire renaître une contrée désertique. C'est un hommage à la patience laborieuse, à la générosité de cet homme que n'arrêtent ni les guerres, ni les échecs.

Un monde pourri de Boyko Kanev (également Prix de la revue Animatographe)
Les expériences d'un personnage de papier froissé, roulé, déformé, jeté, balloté, se terminent par une rencontre douce et légère.

1er prix spécial du jury:
Équilibristes de Raimund Krumme (également Prix fédération internationale des Ciné-Clubs et prix de la critique internationale Fripresci)
Deux hommes et une corde. Une relation humaine présentée dans des situations spatiales absurdes et paradoxales.

2e prix spécial du jury:
Les Copines en soirée de Joanna Quinn (également Prix Mellow Manor et Prix Ufoleis, ligue de l'enseignement)
C'est l'anniversaire de Beryl et ses copines de bureau lui proposent une soirée surprise dans un pub où l'on ne propose pas que des boissons.

3e prix spécial du jury:
La porte de Nina Shorina
Beaucoup de va-et-vient autour de cet immeuble à l’architecture des années 50 et dont la porte reste apparemment hermétique.

Prix de la première œuvre:
La galette aux grains de pavot de Lafert de E. Martchenko
Pour fuir sa marâtre et retrouver sa grand-mère, une fillette est accompagnée du chat musicien et du souvenir de sa mère.

Prix de la critique internationale Fipresci (ex æquo):
Le chien noir d'Alison de Vere (également Prix du film pour la télévision)
Une femme, accompagnée d'un chien noir aux yeux orange, évolue dans des lieux, un espace et un temps fantasmatiques.

Équilibristes de Raimund Krumme (également 1er prix spécial du jury et Prix fédération internationale des Ciné-Clubs)
Mention spéciale:
Le vainqueur de Philip Austin et Derek Hayes
Alors qu'il tente de déserter, le soldat Jimmy Mullen se retrouve dans un cauchemar violent. Est-ce une obsédante punition ou une horrible expérience militaire ?

Prix images de synthèse 2D:
Carnets d'esquisses de Michaël Gaumnitz
Succession rapide et variée d'esquisses, faisant appel aux ressources particulières du GRAPH'8. Fragments d'un musée imaginaire, ce journal narcissique pourrait se poursuivre...

Prix images de synthèse 3D:
Jeux de lampes : deux lampes de bureau et un ballon...

Prix du public:
L'homme qui plantait des arbres de Frédéric Back (également Grand Prix et Prix Canal+)
Les autres prix:
Prix de la revue Animatographe: Un monde pourri de Boyko Kanev (également Grand Prix)
Prix Canal+: L'homme qui plantait des arbres de Frédéric Back (également Grand prix et Prix du public)
Prix du secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports: Un coup monté de l'intérieur d'Aidan Hickey.
Prix Mellow Manor: Les Copines en soirée de Joanna Quinn (également 2e prix spécial du jury et Prix Ufoleis, ligue de l'enseignement).
Prix Ufoleis, ligue de l'enseignement: Les Copines en soirée de Joanna Quinn (également 2e prix spécial du jury et Prix Mellow Manor).
Prix Fédération internationale des Ciné-Clubs: Équilibristes de Raimund Krumme (également 1er prix spécial du jury et prix de la critique internationale Fripresci).
Prix du Club Soroptimiste: Tables des matières de Wendy Tilby.
Prix enfance et famille de l'ANPAS: Le têtard mystérieux de Michael Sporn.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- The Monkey King Conquers the Demon de Lin Wen Xiao, Wei Te et Yan Ding Xian
- Les aventures de Mark Twain de Will Vinton
- Le joueur de flûte de Jiří Barta
- Valhalla de Peter Madsen et Jeffrey J. Varab
- Quand souffle le vent de Jimmy T. Murakami
Avant cette édition de 1985, le Festival ne possédait pas de catégorie dédiée aux longs métrages, se concentrant exclusivement sur les courts métrages, qui constituaient alors le cœur de la compétition. Cependant, bien qu’aucune catégorie officielle n’existait pour eux, quelques longs métrages ont été projetés à de rares occasions : Théâtre de Monsieur et Madame Kabal de Walerian Borowczyk en 1967, Sur la piste de l'Ouest sauvage de Bruno Bozzetto en 1965, Joseph vendu par ses frères d'Alina Gross et Yoram Gross en 1962 et enfin Des étoiles et des hommes de John Hubley et Faith Hubley, projeté également en 1962.
C’est en 1985 que le festival d'Annecy marque un tournant en intégrant pour la première fois une compétition officielle pour les longs métrages, reconnaissant ainsi pleinement ce format dans son palmarès. Cette décision reflétait l’essor de l’animation au format long et son importance croissante dans le paysage cinématographique. Depuis, la compétition des longs métrages est devenue un pilier du festival, aux côtés des courts métrages qui restent toujours au cœur de la programmation. En 1985, le prix décerné au meilleur long métrage était intitulé "Grand Prix". Ce n'est que plus tard que le festival a renommé ses récompenses principales "Cristal du long métrage", alignant ainsi la terminologie des distinctions passées.
Cette même année, un Prix Kodak a été décerné pour la première et unique fois, dans la catégorie longs métrages.
Si l’édition 1985 du Festival international du film d’animation d’Annecy est surtout mémorable pour l’entrée officielle des longs métrages dans la compétition, elle connaît également, côté courts métrages, une multiplication des distinctions, qui transforme le palmarès en un véritable foisonnement de récompenses.
Le Prix de la critique, apparu en parallèle du Prix de la critique internationale, disparaît purement et simplement. Le Prix de la critique internationale, lui, est conservé, mais il se voit désormais accompagné de la mention FIPRESCI, soulignant son rattachement officiel à la Fédération internationale de la presse cinématographique. Parmi les autres disparitions, le Prix du jeune public n’est plus décerné cette année. Le Prix Banc-Titre, dont la définition exacte est floue, est désormais scindé en deux sous-catégories sous le label Cartoon Factory : le Cartoon Factory de la première œuvre et le Cartoon Factory du meilleur film humoristique.
Mais ce n’est pas tout : de nouveaux prix partenaires viennent encore enrichir – ou complexifier – le palmarès. On compte ainsi le Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs, le Prix UFOLEIS (Union française des œuvres laïques d’éducation par l’image et le son, liée à la Ligue de l’enseignement), le Prix du ministère de la Jeunesse et des Sports et le Prix du film éducatif, scientifique ou d’entreprise.
Si l’intention est clairement de diversifier les formes de reconnaissance et de multiplier les opportunités de récompenser les œuvres, le résultat donne lieu à un palmarès complexe, peu lisible, et surtout éclaté, d’autant que plusieurs prix sont décernés à plusieurs films ex aequo, ce qui ne simplifie pas l’ensemble. Cette accumulation de distinctions, sans réelle hiérarchie ni articulation claire entre les différentes récompenses, contribue à diluer la portée symbolique de certaines d’entre elles.
Palmarès longs métrages
Grand Prix:
Les Temps héroïques de József Gémes
L'action se situe au 14e siècle, sous le règne de Louis 1er le Grand (1326-1382). Le protagoniste du film voudrait être un héros et mettre sa force au service du roi. Trahi par son frère, il connaîtra l'exil.

Prix Kodak à un long métrage français:
L'Enfant invisible d'André Lindon
Un jeune garçon s'ennuie pendant les vacances et fait la rencontre d'une jeune fille transparente dont il tombe amoureux. Il cherche à percer le mystère de cette transparence.

Palmarès Courts métrages
Grand Prix:
Une tragédie grecque de Nicole Van Goethem (également Prix du public, Prix banc-titre - Cartoon Factory pour la première œuvre et Prix Fédération internationale des Ciné-Clubs)
Violent réveil des cariatides d'un temple ancien : elles doivent faire face aux archéologues et aux touristes.

Prix spécial (ex æquo):
Carnival de Susan Young
Le carnaval en lignes et couleurs, en mouvements et musiques, avec le pinceau à encre et les pastels à l'huile.

Incubus de Guido Manuli
L'ascenseur, le lit, la rue, tout est cauchemar.

Prix spécial du jury (ex æquo):
Enfer de Rein Raamat (également Prix de la critique internationale Friprescide)
Au début des années 30, le peintre estonien Edouard Vijralt crée ses trois célèbres gravures "Le Prédicateur", "Cabaret" et "Enfer". Elles sont à l'origine de ce film.

Paradis de Ishu Patel
Un merle ordinaire, très malheureux dans son paradis tropical, est fasciné par l'oiseau divin et sa vie luxueuse. Il veut lui ressembler et aspire à l'éclat et au confort du palais de cristal.

Prix de la première œuvre (ex æquo):
Charade de Jon Minnis
Présentation de deux personnages qui, à tour de rôle, miment une charade suggérant un titre de livre ou de film devant un public invisible mais qui participe activement...

Second Class Mail d'Alison Snowden
Une vieille dame commande par correspondance un homme gonflable !

Prix de la critique internationale Fipresci:
Criminal Tango de Solwig Von Kleist
Un homme est pourchassé, à travers une ville en guerre, par une mystérieuse femme-chat. Au cours de la confrontation finale, il découvrira l'identité réelle de cette étrange créature.

Enfer de Rein Raamat (également Prix Spécial du jury)
Prix du public:
Une tragédie grecque de Nicole Van Goethem (également Grand prix, Prix banc-titre - Cartoon Factory pour la première œuvre et Prix Fédération internationale des Ciné-Clubs)
Prix Kodak pour le meilleur court métrage français de fiction:
5 doigts pour El Pueblo de Bruce Krebs et Mireille Boucard.
Les derniers instants de la vie de Victor Jara, ce jeune chanteur assassiné dans un stade de Santiago du Chili par l'armée de Pinochet, en 1973.

Les autres prix:
Prix banc-titre - Cartoon Factory pour la première œuvre: Une tragédie grecque de Nicole Van Goethem (également Grand prix, Prix du public et Prix Fédération internationale des Ciné-Clubs)
Prix banc-titre - Cartoon Factory du meilleur film humoristique: Roméo et Juliette de Dusan Petricic.
Prix Fédération internationale des Ciné-Clubs: Une tragédie grecque de Nicole Van Goethem (également Grand prix, Prix du public et Prix banc-titre - Cartoon Factory pour la première œuvre)
Prix Ufoleis, ligue de l'enseignement: Les baleines de l'espace de Philip Austin et Derek Hayes.
Prix du ministère de la Jeunesse et des Sports: L'Enfant qui criait au loup de Paul Cuchbinder.
Prix du film éducatif, scientifique ou d'entreprise: Comète de Sidney Goldsmith.
Les longs métrages nominés
Longs métrages L'officielle :
- Les Temps héroïques de József Gémes
- Gwen, le livre de sable de Jean-François Laguionie
- L'Enfant invisible d'André Lindon
- The Wind in the Willows de Arthur Rankin Jr. et Jules Bass
L’édition de 1983 est la dernière à se consacrer uniquement aux formats courts. À partir de l’édition suivante, les longs métrages intégreront officiellement la compétition. Côté palmarès, l’édition reste fidèle à ses grandes distinctions habituelles, mais introduit plusieurs nouvelles récompenses ou ajustements dans les prix décernés. Première nouveauté : l’intégration du Prix Kodak, portée par le célèbre fabricant de pellicules. Autre changement : le Prix du jeune public, qui avait été absent lors de l’édition précédente, fait son retour. En plus du Prix de la critique internationale, qui demeure, le festival introduit désormais un Prix de la critique, distinction séparée. Le Prix Banc-Titre fait également son apparition (ses critères exacts restent flous).
Palmarès
Grand Prix
Les Possibilités du dialogue de Jan Svankmajer (également Prix de la critique internationale et Grand Prix du 30e anniversaire du Festival)
Sur le thème de la communication entre les hommes, trois courtes histoires à propos de dialogues.

1er prix spécial du jury:
Danse de la mort de Dennis Tupicoff
Sans cesse en train de changer de chaîne de télévision, la petite Sally Roberts adore la violence, et en particulier son émission de variétés préférée, "Danse de la mort". Mais un soir, ses parents et elle sont divertis au-delà de leurs attentes...

2e prix spécial du jury:
Night Club de Jonathan Hodgson
Observation du comportement humain dans une situation sociale. Frustration, ennui, solitude, conformité et hypocrisie. La suppression ou la manifestation d'émotion selon les règles bien définies de la société, avec l'accent sur le succès ou le défaut, la dominance ou la servilité. Situé dans les rues de Liverpool, mais le contenu est universel.

3e prix spécial du jury:
Il était une fois un chien d'Edward Nazarov
La solidarité entre un vieux chien chassé de chez lui et un loup affamé. Leur association leur permettra de profiter des humains afin d'assurer leur survie respective.

Prix de la première œuvre:
L'album de Kresimir Zimonic
Une jeune fille feuillette un album de photos de famille. Les souvenirs d'enfance s'animent, les images statiques se mettent en mouvement. Le souvenir prend la forme d'une histoire métaphorique du passé puis de l'avenir, en imagination.

Prix de la critique internationale (trois ex æquo):
Ad astra de Ferenc Cako
On aperçoit tout d'abord une tête qui semble être en marbre, puis, au fur et à mesure que l'on s'éloigne, deux bras qui font de vigoureux mouvements et se transforment progressivement en ailes. Au milieu des acclamations de la foule, le personnage s'élève dans les airs, les pieds cloués sur une croix.

Seulement un baiser de Guido Manuli
Un dessinateur satanique essaye de violer un dessin.

Les Possibilités du dialogue de Jan Svankmajer (également Grand Prix et Grand Prix du 30e anniversaire du Festival)
Prix de la critique:
Vincent Malloy, petit garçon docile, veut s'identifier à Vincent Price et partager la vie des vampires et des araignées. Il crée des formes fantomatiques et bizarres qui s'emparent de tout son être tandis qu'il se plonge dans la lecture de l'œuvre d'Edgar Allan Poe, son auteur favori. Pour échapper à la folie, il fuit vers la porte, mais au moment de l'atteindre, il s'effondre sans vie sur le sol.

Prix du jeune public:
Histoire du petit et gros lapin de Johan Hagelbäck
D'après une lithographie de Nils Von Dardel.

Prix Kodak:
Chronique 1909 de Paul Brizzi et Gaëtan Brizzi
Au début du siècle, deux aviateurs sont pris dans une tempête au cours d'un premier vol d'essai. C'est l'accident. Trois personnages vêtus de costumes de théâtre semblent avoir été témoins de leur mésaventure. Les deux hommes découvrent leur secret et, dès lors, vont subir tour à tour leur cruauté et obéir à la loi d'une puissance supérieure.

Les autres prix:
Prix banc-titre: The Great Cognito de Will Vinton.
Grand Prix du 30e anniversaire du Festival: Les Possibilités du dialogue de Jan Svankmajer (également Grand Prix et Prix de la critique internationale)
L’édition de 1981 reste fidèle à sa formule, toujours axée sur la compétition de courts métrages, et conserve l’ossature de son palmarès avec les distinctions habituelles. En revanche la Mention spéciale Antenne 2, apparue pour la première fois lors de l’édition précédente, devient en 1981 le Grand Prix Antenne 2, et deux distinctions ne sont pas attribuées cette année : Le Prix du film pour la jeunesse et le Prix Émile Reynaud, toujours remis de façon ponctuelle, n’est pas attribué non plus.
Palmarès
Grand Prix
Tango de Zbigniew Rybczynski
Le tango absurde d'une maison et de ses habitants, un chassé-croisé perpétuel où rien ne semble trouver sa place.

Prix spéciaux du jury:
Premiers jours de Clorinda Warny, Lina Gagnon et Suzanne Gervais
Poème philosophique sous une forme purement plastique, mettant en scène le cycle complet de la vie, de la naissance à l'âge adulte, en quatre saisons et à travers l'évolution de paysages terrestres devenus corps humains.

Crac ! de Frédéric Back
Le fauteuil à bascule rythme toute la vie de la famille québécoise. Lorsque la ville envahit la campagne, la famille se rétrécit et le fauteuil n'occupe plus la place d'honneur. Sauf si le gardien du musée d'art moderne a conservé le goût de la tradition...

Le Gratte-ciel de Josko Marusic
Une journée comme les autres dans une tour d'habitation, avec ses deux grands axes verticaux de communication : l'ascenseur et le tuyau de vidange des toilettes.

Prix de la première œuvre:
Désert de José Xavier
Tous les aspects physiques et dépouillés d'images fugitives, insaisissables. La stérilité, l'éloignement, l'existence intemporelle des choses et des êtres en perpétuel conflit.

Prix de la critique internationale (hors compétition):
Le village de vacances de Brigitta Jansson-Carleson
Les activités quotidiennes dans un village de vacances pour handicapés.

Grand prix Antenne 2:
Morfocipris de Jean-Christophe Villard
La juxtaposition d’une action banale, la chasse aux papillons, et d’une métempsycose simultanée d’une horloge... et les métamorphoses continuent.

L’édition de 1979 est toujours axée exclusivement sur les courts métrages, et ne connaît aucune modification majeure dans les prix décernés, reconduisant les distinctions établies au fil des années. La seule nouveauté de cette édition est l’attribution d’une Mention spéciale Antenne 2. Le Prix Émile Reynaud, remis de manière ponctuelle selon les éditions précédentes, n’est pas attribué en 1979.
Palmarès
Grand Prix (ex æquo):
Après la vie de Ishu Patel
À partir de représentations, de croyances et de mythes anciens, une réponse impressionniste à des questions éternelles : "Qu'est-ce que la mort ? Y a-t-il un au-delà ?"

M. Pascal d'Alison De Vere
Un vieux cordonnier, M. Pascal, ressasse les événements de sa vie, assis sur un banc à l'extérieur d'une église. Au-dessus de sa tête, un Christ... et dans son rêve, tous les miracles sont possibles.

1er prix spécial du jury:
Reflets de Jerzy Kucia
Un triste paysage urbain sous la pluie. Une lutte sans merci s'engage entre deux insectes qui tombent dans une mare... Reflets est construit comme une réflexion sur le sens de la vie et le temps qui passe. Après une longue bataille, un insecte réussit enfin à sortir de son cocon? lorsqu'il est subitement attaqué par un autre insecte?

2e prix spécial du jury:
Ici votre musée de Lynn Smith
Sur le mode humoristique, un rappel du rôle vital que jouent les musées dans la communauté et une prise de conscience de l'importance qu'ils ont comme mémoire collective.

3e prix spécial du jury:
L'âge de la chaise de Jean-Thomas Bédard
L'homme n'aspire qu'à occuper une chaise, symbole de son statut social. Entraîné dans un engrenage absurde, il passe de la course à la chaise à la course à l'édifice, pour se maintenir "dans le vent".

Prix de la première œuvre:
Barbe bleue d'Olivier Gillon
La septième femme de Barbe-Bleue, profitant de l'absence de son mari, découvre tous les secrets du château dont Barbe-Bleue lui a confié les clefs. Mais elle ne se doute pas que, ce faisant, elle va déclencher une suite d'événements tragiques.

Prix de la critique:
L'E motif de Jean-Christophe Villard (également Mention spéciale Antenne 2)
Dans un mouvement sans fin, fuir la peinture et suivre la remorque qui transporte ce motif d'arbre déraciné. Laisser loin derrière les rêves de verdure et d'oiseaux, de gloire et de richesse.

Prix du film pour la jeunesse:
Pas à pas de Faith Hubley
Après avoir évoqué les premières tentatives du jeune enfant pour parvenir à l'autonomie, la réalisatrice retrace, à travers les civilisations les plus diverses, les sévices que l'adulte a fait subir à l'enfant. Elle termine sur un plaidoyer en faveur des droits fondamentaux de l'enfant.

Mention spéciale Antenne 2:
L'E motif de Jean-Christophe Villard (également Prix de la critique)
L’édition 1975 du Festival s’inscrit dans une continuité assumée, avec quelques ajustements subtils. Le Prix Émile Reynaud, après avoir été absent lors de l’édition précédente, fait son retour en 1975. Cette distinction, nommée en hommage au pionnier de l’animation, reste un prix non systématique, décerné lorsque le jury estime qu’une œuvre le mérite particulièrement. Le Prix de la critique redevient le Prix de la critique internationale. Fait notable cette année-là, ce prix est attribué deux fois.
Palmarès
Grand Prix (ex æquo):
David de Paul Driessen
L'éternelle bagarre entre le grand et le petit. Mais ici, le personnage principal n'apparaît jamais sur l'écran.

Le Château de sable de Co Hoedeman
Le petit homme de sable se construit un château de sable pour se protéger du vent. Mais le vent lui joue de vilains tours.

Prix spéciaux du jury:
Animalia de Tibor Hernadi
Trois courtes histoires pour constituer un amusant bestiaire animé.

Phénix de Petar Gligorovski
L'homme et la guerre. La guerre qui s'accroche à l'homme depuis sa naissance jusqu'à son aliénation finale.

L'Oiseau et le Vermisseau de Zlatko Grgic
Un vieil oiseau frustré de ne pas pouvoir voler tente de se défouler en s'attaquant à un vermisseau. Mais c'est ce dernier qui aura le dernier mot.

Prix de la première œuvre:
Le Fantôme de l'infirmière de Michel Longuet
Tragique destin de l'infirmière qui poursuit son malade. Mais le malade est doué de toutes les vertus d'un personnage de dessin animé.

Prix de la critique internationale (ex æquo):
Rondino de Csaba Szorady
Deux personnages portant cagoule torturent un personnage filiforme. Lorsqu'ils enlèvent leur cagoule, tout s'éclaire.

La Métamorphose de M. Samsa de Caroline Leaf
M. Samsa, en s'éveillant un matin, découvre qu'il est transformé en cafard. Il connaît la souffrance de la réclusion et celle d’être rejeté de ceux dont il a jusqu’alors partagé l’existence.

Prix du film pour la jeunesse:
Icare et les Sages de Fedor Khitruk
Avec tous ces sages qui lui tiennent de beaux discours, comment Icare pourra-t-il franchir le mur du son ?

Prix Émile Reynaud:
Le temple Dôjôji de Kihachiro Kawamoto
L'amour impossible d'une femme pour un moine. Transformée en serpent blanc, elle vient le pourchasser jusqu'au temple Dôjôji.

L’édition de 1975 s’inscrit dans la stabilité, tant dans l’organisation que dans la structure des prix décernés. Toujours centrée exclusivement sur la compétition de courts métrages, cette édition conserve les distinctions instituées lors des précédentes années, sans introduire de nouvelles catégories ni modifier les prix existants. Seul ajustement : le Prix de la critique internationale devient désormais simplement le Prix de la critique. À noter également : le Prix Émile Reynaud, introduit lors de l’édition précédente, n’est pas attribué en 1975.
Palmarès
Grand Prix:
Le Pas de Piotr Kamler
Effeuillage poétique d'une variable géométrique.

Prix spéciaux du jury:
Café bar d'Alison De Vere
Conversation autour d'un verre montrant la "guerre des sexes", sujet d'actualité des années 70. Les problèmes de communication entre hommes et femmes sont traités de manière comique, tout en faisant ressortir le coté dangereux de ce conflit.

Le Héron et la Cigogne de Youri Norstein
Le héron désire se marier avec la cigogne. La cigogne le veut aussi. Chacun à leur tour, ils refusent les avances de l'autre. Et dans un décor de ruines envahies de végétation, leur marivaudage se poursuit, apparemment sans issue possible.

Prix de la première œuvre:
L'empreinte de Jacques Cardon
Une histoire banale, celle d'un enfant comme les autres, mais qui porte cependant une curieuse prothèse, maintenue par des sangles sur le front et sur la poitrine. Un jour enfin, on le débarrasse de cet appareil et il franchit la porte ouvrant sur sa vie d'adulte...

Prix de la critique:
Fermé le lundi de Will Vinton
Un vagabond, entré la nuit dans un musée, est témoin de phénomènes pour le moins bizarres. Du rêve à la réalité, n'y aurait-il qu'un pas ?

Prix du film pour enfants:
Guignol, Jeannot et le Dragon de Josef Sramek
Un beau matin, on découvre un énorme œuf dans la fontaine sur la place du village. Guignol et Jeannot passent justement par là...

L’édition 1973 du Festival s’inscrit dans une dynamique de consolidation. Après son absence lors de l’édition précédente, le Prix de la critique internationale fait son retour. Cette édition introduit plusieurs nouvelles distinctions. Le Prix Emile Reynaud, ainsi qu’une mention associée sous le même nom. Ce prix récompense des œuvres se distinguant par leur innovation artistique ou technique, ou par leur contribution à l’histoire de l’animation. Le Prix du film d’information permet de reconnaître spécifiquement les œuvres animées ayant une vocation pédagogique, documentaire ou informative. Une mention spéciale dans la catégorie enfants vient compléter le Prix du film pour enfants, permettant au jury de valoriser davantage d’œuvres destinées au jeune public.
Palmarès
Grand Prix:
Frank Film de Frank Mouris
Cette autobiographie est commentée par un double monologue du réalisateur et illustrée par les centaines de milliers d'images qu'il a découpées.

Prix spéciaux du jury:
Cœur de secours de Piotr Kamler
Une fable fantastique, poétique, énigmatique et tonique où l'on apprend que c'est toujours l'équilibriste qui tient les deux bouts de la ficelle et qu'il ne sert à rien de courir avec un seul cœur puisque deux suffisent à arrêter le temps.

Oh ! Oh ! de Bronislaw Zeman
Quand le bâtiment va, tout va ! Sinon...

Prix de la première œuvre:
Ego de Daniel Schelfthout
Narcisse devant le miroir du cosmos.

Prix de la critique internationale:
Le marchand de sable d'Eliot Noyes
Les rêves mouvants d'un petit homme lorsque le marchand de sable est passé.

Prix du film pour la jeunesse:
Opera de Guida Manuli et Bruno Bozzetto
Sur le thème de la musique, quelques sketches irrévérencieux, avec la participation de Bach, Beethoven, Wagner, Paganini, Rossini et Puccini.

Mention dans la catégorie enfants:
Tchou-tchou de Co Hoedeman
L'histoire d'un dragon devenu train pendant son sommeil par l'activité créatrice de deux enfants.

Prix Émile Reynaud (hors compétition):
La Tête d'Émile Bourget
Une tête abandonnée recherche en vain la compagnie des hommes. Déçue par la méfiance et la crainte qu'elle provoque, elle choisit de monter vers le soleil et se fait lune.

Mention Prix Émile Reynaud:
La diablesse de Kihachiro Kawamoto
D'après une légende médiévale japonaise : une mère se métamorphose en diablesse pour dévorer ses propres enfants.

Autre prix:
Prix du film d'information: Le ver de George Dunning
Après l’édition de 1967, le Festival international du film d’animation d’Annecy connaît une pause de quatre ans, interrompant le rythme biennal qui avait été instauré depuis sa création. L’édition de 1969, qui aurait dû se tenir normalement, est annulée en raison des événements de mai 1968, qui secouent durablement le paysage culturel en France et impactent l’organisation de nombreux festivals. Cette période est également marquée par des réflexions internes sur le fonctionnement du festival, notamment concernant le mode de sélection des films en lien avec l’ASIFA (l’Association internationale du film d’animation), qui joue un rôle clé dans la gouvernance de l’événement.
Si l’édition 1971 marque un retour à la normale dans le format général, elle s’accompagne néanmoins de modifications notables dans la structure des prix. Deux distinctions disparaissent du palmarès : le Prix de la critique internationale et le Prix de la première œuvre.
En revanche, cette édition introduit les films de fin d’études. Cette nouvelle catégorie permet de valoriser les productions étudiantes, offrant un espace de reconnaissance aux jeunes animateurs en devenir, et inscrivant le festival dans une dynamique de découverte de nouveaux talents.
Autre fait notable, qui fait écho à l’édition précédente de 1967 : le Grand Prix est à nouveau attribué ex aequo, cette fois à trois films.
Palmarès
Grand Prix (trois ex æquo):
L'Appel de Ryszard Czekala
Récit évoquant, avec une rare intensité, les martyrs des camps de concentration nazis. Une protestation passionnée contre les horreurs de la guerre.

La jeune mariée de Borislav Sajtinac
Une foule de dépravés s'efforce de s'introduire dans le monde intime de la jeune mariée.

Autres aventures de l'oncle Sam de Dale Case et Robert Mitchell
L'enlèvement de l'oncle Sam et de la statue de la Liberté.

Prix spéciaux du jury:
Le dernier à partir de Gerald Potterton

Week-end inachevé de Vaclav Bedrich
Parodie humoristique des films comiques et d'épouvante. Un savant intrigant essaye d'enlever la belle épouse d'un dandy.

Mentions du jury:
Laokoon de Vaclav Mergl
Un groupe de cosmonautes se pose sur une planète lointaine. Là, ils trouvent d'étranges œufs qui renferment dans leur coquille ce que les voyageurs rêvaient de trouver : une immense fortune.

S.O.S. de Marcell Jankovics
Une courte animation dynamique sur un homme qui lutte pour ne pas se noyer.

Patchwork de Manuel Otéro, Daniel Suter, Claude Luyet et Georges Schwizgebel
"L'idée d'une œuvre composite, d'un puzzle à tiroirs est la solution idéale pour les esprits lucides épris de mondes parallèles qui se complètent." (Robert Benayoun)

Jacques a dit... d'Anestos Tritchonis
Ce Simon (ou Jacques) n'est plus celui du jeu d'enfant. C'est celui de la guerre.
Synchromie de Norman McLaren
Jeu de couleurs, de formes et de sons. Gamme complète des couleurs de la palette et du clavier. La musique ne provient d’aucun instrument : McLaren a dessiné des sons synthétiques et les a photographiés sur la bande sonore en conservant un parallélisme absolu entre le son et l’image.

Le rêve du Sphinx de James Gore
Le prédicateur de Pavel Prochazka
To Speak or Not to Speak de Raoul Servais
Interviewé, l'homme de la rue donne des réponses aussi impersonnelles que les caractères des bulles de roman-photo. Un petit hippie répond d'une façon très colorée et très imagée. Son talent sera convoité par la société de consommation. Seul un témoin trouvera le courage de dire non.

Les trois sots de Donyo Donev
Film d'inspiration folklorique consacré aux aventures de trois simples d'esprit.

Mention spéciale:
Les œufs de John Hubley

Prix du film pour la jeunesse:
Évolution de Michael Mills
Film éducatif sur les principes de base de l'évolution.

L’édition 1967 du Festival international du film d’animation d’Annecy reste fidèle à sa structure établie, sans modification majeure dans les prix décernés, qui conservent les distinctions habituelles telles que le Grand Prix, les Prix spéciaux du jury, ou encore le Prix de la première œuvre. Cependant, cette édition se distingue par une particularité inédite et surprenante dans l’histoire du festival : le Grand Prix est attribué à quatre films. Incapable de départager les œuvres, le jury fait le choix de récompenser ex aequo quatre productions. Autre nouveauté dans le palmarès, l’apparition du Prix spécial ASIFA, une distinction saluant une contribution particulière au monde de l’animation.
Palmarès
Grand Prix (quatre ex æquo):
Arès contre Atlas de Manuel Otéro
Pamphlet contre l'absurdité de la guerre et ceux qui la font. Cette dénonciation s'opère ici à coup de gags, sans faire oublier le sérieux du sujet.

Le Souffle de Jimmy T. Murakami
Le souffle gouverne la vie, et il est aussi le signe d'un échange de problèmes et d'émotions.

Les cages de Miroslav Kijowicz
Le prisonnier rêve. Mais sa cage n'en est qu'une parmi bien d'autres.

Le dompteur de chevaux sauvages de Nedeljko Dragi
L'homme parviendra-t-il à dompter la bête d'acier et de feu ? Oui, à condition de ne pas la prendre par la violence. Comprise, aimée, elle emmènera l'homme dans l'espace.

Prix spéciaux du jury:
Alphabet d'Eliot Noyes
Dans une incessante mutation des formes, les vingt-cinq lettres de l'alphabet.

Poussière de Franz Winzentsen et Ursula Winzentsen
Un nuage de poussière noire, un de poussière blanche, et le monde.

Prix de la première œuvre:
Le règne des nombres de Stefan Schabenbeck
Dans un monde entièrement soumis aux mathématiques, le chemin hasardeux d'un petit homme.

Prix de la critique internationale:
La Boîte de Fred Wolf
Communicabilité, incommunicabilité... La vie est une boîte, l'amour en est une autre.

Prix du film pour la jeunesse:
La moufle de Roman Katchanov
Une petite fille veut un petit chien et son imagination transforme une moufle en chien rouge.

Prix spécial Asifa:
Othello 67 de Fedor Khitruk
En plein trafic urbain, un automobiliste arrêté à un feu rouge, glisse une pièce de monnaie dans un appareil qui lui permet de voir en accéléré la célèbre pièce de Shakespeare "Othello". Puis la voiture reprend son chemin dans la circulation.

Long métrage nominé:
Le long métrage Le Concert de M. et Mme Kabal de Walerian Borowczyk est nominé dans la compétition aux côtés des courts métrages. Ce film ne remporte aucun prix.

Après l’édition exceptionnelle de 1963, le Festival retrouve en 1965 son rythme biennal, tel qu’il avait été initialement prévu. Le palmarès s’inscrit dans une logique de continuité, reconduisant les distinctions désormais bien établies telles que le Grand Prix, le Prix spécial du jury, le Prix de la première œuvre (qui perd sa mention à Helen Grayson), ou encore le Prix du film pour la jeunesse.
Palmarès
Grand Prix:
La Demoiselle et le Violoncelliste de Jean-François Laguionie
Un violoncelliste cause accidentellement la mort d'une demoiselle.

Prix spéciaux du jury:
La Pie voleuse de Giulio Gianini et Emanuele Luzzati
Trois rois ennemis concluent une alliance contre des adversaires plus faciles à vaincre : les oiseaux. Mais une pie diabolique vient au secours de ses frères.

La main de Jirí Trnka
Arlequin le potier vit en paix jusqu'au jour où une main exige de lui qu'il modèle son effigie… Il résiste d'abord, mais la main est la plus forte. Elle aura son portrait, au prix de la liberté et de la vie du potier.

Un garçon plein d'avenir de Peter Földes
Variation graphique au cours de laquelle un bébé, tout juste né, dévore sa mère, puis se transforme en un monstre sanguinaire. Une musique vient l'émouvoir. Il se calme puis reprend son rôle de destructeur avant d'être déchu.

Prix de la première œuvre:
Argile d'Eliot Noyes
Le monde, c'est d'abord une simple boule d'argile que modèle un créateur invisible.

Prix de la critique internationale:
Drôles d'oiseaux de Vladimir Lehky
Deux oiseaux, père et fils, très intelligents et bien décidés à ne pas voler.

Prix du film pour la jeunesse:
La planète folle de Pavel Prochazka
Un petit garçon qui ne sait pas compter s'envole pour la planète folle où l'arithmétique n'existe pas. Après mille aventures, il reviendra à l'école pour l'apprendre.
Long métrage nominé:
Le long métrage Sur la piste de l'Ouest sauvage de Bruno Bozzetto est nominé dans la compétition aux côtés des courts métrages. Ce film ne remporte aucun prix.

Bien que le festival ait été initialement conçu comme un événement biennal, une exception a été faite en 1963, où une édition fut organisée consécutivement à celle de 1962. Cette irrégularité, sans doute motivée par l’enthousiasme croissant autour du festival et des ajustements liés à la coordination internationale, reste un cas isolé dans la première période du festival, qui reprendra ensuite son rythme tous les deux ans jusqu’en 1997.
L’édition 1963 est toujours centrée sur la compétition de courts métrages. Parmi les nouvelles distinctions, on note notamment deux Hommages du jury, l’un saluant l’association originale entre animation et prise de vue réelle, et l’autre récompensant une contribution personnelle à l’art de l’animation. Autre évolution notable : le Prix de la première œuvre, déjà présent en 1962, prend désormais le nom de Prix Helen Grayson de la première œuvre. Enfin, le Prix spécial du jury, introduit l’année précédente, gagne en importance avec l’attribution de plusieurs distinctions sous ce libellé.
Palmarès
Grand Prix:
Spatne namalovana slepice de Jirí Brdecka
À l'école, le cancre dessine une poule quelque peu picassienne au tableau noir. Celle-ci s'anime, s'enfuit, se retrouve dans le jardin d'un professeur qui croit avoir découvert une nouvelle espèce et la baptise de son propre nom.

Prix spéciaux du jury:
Le Concert de M. et Mme Kabal de Walerian Borowczyk
Madame Kabal joue du piano, brutalise monsieur Kabal, le découpe en morceaux, etc. Un curieux couple !

Jardin humain de Yoji Kuri
Les relations entre hommes et femmes brièvement évoquées dans un seul décor. Le film est présenté comme une transposition moderne et cinématographique du théâtre Nô.

Sonate lapidaire de Carmen D'Avino
Sur les berges et dans le lit d'un ruisseau, des galets se promènent et se couvrent de vives couleurs.
Prix Helen Grayson de la première œuvre:
L’œuf à la coque de Marc Andrieux et Bernard Brevent
Dans un paysage de sable enrichi de minéraux immobiles, un œuf naît, évolue, plonge dans le sol, en ressort, brise une vitre et chute...
Prix de la critique internationale:
Labyrinthe de Jan Lenica
Un Icare moderne atterrit dans une ville étrange où vivent des êtres monstrueux. L'idéaliste s'enfuit, mais des créatures hideuses l'entraînent dans un précipice.

Prix du film pour la jeunesse:
Qui a dit miaou ? de Vladimir Degtyaryov
Un chiot entend miauler. Il demande à plusieurs animaux si ce cri est le leur. Tous répondent par la négative et lui font entendre leur propre voix. Le chiot reconnaîtra enfin le chat.

Hommage du jury:
Le jeu de Dusan Vukotic
Deux enfants dessinent et leurs dessins s'animent, ceux du garçon tentant de détruire ceux de la fillette. Les enfants en viennent à se battre.

Le Trou de John Hubley
Deux ouvriers, l'un noir, l'autre blanc, bavardent de choses et d'autres, notamment des éventualités d'une guerre mondiale et des possibilités de désarmement.

La deuxième édition du Festival international du film d’animation d’Annecy se tient en 1962, dans un format biennal et exclusivement consacré aux courts métrages en compétition officielle. Pourtant, pour la première fois, un long métrage reçoit une distinction, en l’occurrence un Prix spécial du jury.
La plupart des intitulés spécifiques qui composaient le foisonnant palmarès de 1960 disparaissent au profit d’une nomenclature plus resserrée et pérenne. C’est aussi l’édition qui introduit, pour la première fois, le Prix spécial du jury, une distinction qui deviendra au fil des ans un élément stable du palmarès, destinée à récompenser des œuvres marquantes ne recevant pas le Grand Prix.
Parmi les distinctions désormais officialisées, on retrouve le Grand Prix, le Prix de la critique internationale et le Prix du film pour enfants, tous déjà présents dans la première édition. S’y ajoutent désormais le Prix de la satire, le Prix de la première œuvre, ainsi que plusieurs mentions spéciales, une nouvelle catégorie permettant au jury de saluer la qualité de films qui n’auraient pas été primés autrement.
Palmarès
Grand Prix:
L'homme volant de George Dunning
Un homme vole sur place, un second arrive qui ne peut en faire autant.

Mentions spéciales:
Boomerang de Boris Kolar
À notre époque, un papillon ne peut jamais être sûr que son déplacement d'une fleur à une autre ne provoque des incidents graves...

Le Parasite de Vladimir Lehky
Deux personnages linéaires à la manière d'Émile Cohl, s'inscrivent à l'intérieur d'un même cadrage, dans des rectangles de couleurs différentes qui constituent leur décor respectif. L'un est bon, l'autre est mauvais et vit aux crochets du premier.
Prix de la première œuvre:
Paladins de France d'Emanuele Luzzati et Giulio Gianini
Chronique paladine où les chevaliers de l'Occident déjouent les ruses maures et repoussent ces conquérants à la peau noire.

Prix de la critique internationale:
Alpha Omega de Bruno Bozetto
Un personnage immobile, au centre du cadre, de sa naissance à sa mort. Autour de lui apparaissent les éléments qui conditionnent la vie d'un homme : la nature, la religion, l'amour, le travail, etc.

Prix du film pour enfants:
Les têtards à la recherche de leur maman de Te Wei et Chien Chia-Chun

Prix de la satire:
De l'homme de Richard Williams
Une vision dadaïste de l'homme, pétillante de lucidité et d’humour agressif.

Prix spécial pour un long métrage
Prix spécial du jury:
Des étoiles et des hommes de John Hubley
Un film de 52 minutes qui raconte la place de l'homme dans l'univers.

Longs métrages nominés:
Deux longs métrages sont nominés dans la compétition aux côtés des courts métrages:
Le film Des étoiles et des hommes de John Hubley (Prix spécial du jury).
Le film Joseph vendu par ses frères d'Alina Gross et Yoram Gross (qui ne remporte aucun prix).

La première édition du Festival d’Annecy s’est tenue en 1960, marquant la naissance d’un événement qui allait devenir l’un des plus prestigieux rendez-vous mondiaux dédiés à l’animation. À cette époque, le festival est exclusivement dédié aux courts métrages, format alors considéré comme le terrain d’expression privilégié de l’animation.
Plusieurs prix sont attribués, chacun mettant en valeur une qualité particulière du film primé. La plupart de ces prix ne seront pas reconduits dans les éditions suivantes.
Palmarès
Grand Prix:
Le Lion et la Chanson de Bretislav Pojar
Un film tchèque dans lequel un vieux musicien marche dans le désert et joue une agréable mélodie sur son accordéon. Il réveille un méchant lion qui le dévore avec son instrument.

Prix du film pour l'enfance:
Petia et le Petit Chaperon rouge de Evgeniy Raykovskiy et Boris Stepantsev
Dans cette version moderne du "Petit Chaperon rouge", Petia le pionnier aide les héros du conte de fées traditionnel à vaincre le loup.

Prix pour l'originalité et l'humour (ex æquo):
Chez le photographe de Vatroslav Mimica
Un homme chétif va chez le photographe. Selon les usages, le photographe se donne de la peine pour que son client sourie. Pourtant, l'homme ne veut sourire pour rien au monde. Il est photographié avec son air sérieux, et dès qu'il voit sa photo, il éclate de rire.

La Vache sur la lune de Dusan Vukotic
Une fillette intelligente et studieuse est sans cesse dérangée par un jeune garçon qui joue au football. Afin de retrouver la tranquillité, l'enfant construit une petite fusée et convainc le garçon d'y entrer pour s'envoler.

Prix pour son thème humain et sa recherche graphique (ex æquo):
Une place au soleil de Frantisek Vystrcil
Deux personnages se disputent la possession d’un petit coin ensoleillé sur une plage.

Prenez garde ! de Jiri Brdecka
Vigoureuse et ironique dénonciation de la frénésie guerrière qui n'a cessé d'habiter l'humanité depuis l'aube des temps : un prologue et un final composés d'images de batailles et de destructions encadrent une petite histoire des armes et des moyens de destruction à travers les âges, de la massue à la bombe atomique.

Prix pour sa partition musicale et ses effets sonores:
Le Vengeur de Dusan Vukotic
Ayant surpris sa femme avec un amant, un homme malheureux part acheter un fusil et complote de les tuer. Inspiré d'une nouvelle d'Anton Tchekhov.

Prix pour sa contribution aux recherches esthétiques:
Prélude pour voix, orchestre et caméra de Arcady
"Égaré dans un univers infini mais fermé sur lui-même, l'homme n'arrive plus à se trouver une justification que dans la poursuite désespérée de la perfection." Interprétation du poème pris comme prétexte à une recherche de nouveaux "univers animables", par des procédés techniques et plastiques inédits.
Prix pour sa contribution à la poésie et à l'art populaire:
Le Nuage amoureux de Roman Katchanov et Anatole Karanovitch
L'amour universel, le triomphe du bien et de la lumière, l'immortalité de ceux qui donnent leur vie au nom du bonheur et de la vie d'autrui.

Grand prix de la critique internationale (hors compétition):
Moonbird de John Hubley
D'une extrême liberté de tracés et de valeurs, le film, utilisant un véritable arc-en-ciel de techniques d'animation, semble se créer sous nos yeux et bénéficie d'une bande-son étonnante. Les paroles librement échangées par les deux enfants sont saisies au magnétophone dans leur fraîcheur première.

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