Goodbye

Long métrage
Cinéma

Goodbye

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Gubbai, Don Gurîzu!

Durée

95 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

Japon : sortie le

Réalisation

Atsuko Ishizuka

Société de production

Madhouse

Synopsis

Roma est un jeune garçon qui vit à la campagne. Avec son ami d’enfance Toto ils se font appeler les « Donglees » et ils organisent un petit spectacle de feu d’artifice tous les étés. A l’issue de sa première année de lycée, Toto revient de Tokyo où il étudie. Un nouveau venu, Drop, se joint aux DonGlees pour filmer avec son drone le spectacle vu du ciel. Mais cette fois-ci, rien ne va, les feux d’artifices ne fonctionnent pas et le drone est emporté par le vent. Au même moment, un feu de forêt se déclenche pour une cause indéterminée. La toile s’affole et blâme les DonGlees. Doma, Toto et Drop partent à la recherche du drone pour prouver leur innocence.

Critique

Honorable

Goodbye est un film japonais réalisé par Atsuko Ishizuka, sorti au Japon en 2022 et en France l'année suivante. Il s'inscrit dans le registre du drame initiatique, mais commence par une aventure adolescente. Roma et Toto, inséparables amis d’enfance, s’apprêtent à vivre un été tranquille entre feux d’artifice et camaraderie, bientôt rejoints par Drop, un garçon fantasque armé d’un drone. Mais la disparition de l’appareil lors d’un incident transforme leurs vacances en une course contre la montre.

 

 

Les points forts


Le film surprend par la sincérité de ses émotions et l'intelligence de sa narration. Ce qui commence comme une aventure banale glisse vers une exploration plus introspective, presque existentielle. Les relations entre les trois garçons sont écrites avec une justesse remarquable : leur amitié, leurs maladresses, leurs silences et leurs aveux trouvent une véritable profondeur (parfois exagérée).

L’animation est éblouissante, notamment lors des scènes de course, dynamiques et spectaculaires. Les décors, souvent simples, deviennent sublimes par la lumière, la couleur et une mise en situation inspirée. L’ensemble est accompagné d’un travail sonore discret mais efficace, au service d’une ambiance lumineuse et mélancolique.

 

 

Les points faibles


Certains dialogues s’enlisent dans un excès de sentimentalisme, typique de certaines productions japonaises récentes, où chaque émotion semble devoir être hurlée ou pleurée. Les personnages versent dans des confidences trop frontales, voire embarrassantes, sans la pudeur que l’on pourrait attendre de leur âge ou de la situation. L’intensité émotionnelle, quoique sincère, devient alors envahissante. Cette surcharge pourra attendrir ou agacer, selon la sensibilité du spectateur.

 

 

En conclusion


Malgré ses élans dramatiques parfois outrés, Goodbye demeure une œuvre touchante, visuellement splendide et profondément humaine. Il a reçu un accueil modeste en France, mais a su trouver son public parmi les amateurs d’histoires sensibles. Il ne révolutionne pas le genre, mais se hisse sans mal parmi les œuvres les plus attachantes de sa catégorie.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

Production

Distributeur