Le Pharaon, le Sauvage et la princesse
Le Pharaon, le Sauvage et la princesse
Infos techniques du film d'animation "Le Pharaon, le Sauvage et la princesse"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Synopsis du film d'animation "Le Pharaon, le Sauvage et la princesse"
3 contes, 3 époques, 3 univers : une épopée de l'Egypte antique, une légende médiévale de l'Auvergne, une fantaisie du XVIIIe siècle dans des costumes ottomans et des palais turcs, pour être emporté par des rêves contrastés, peuplés de dieux splendides, de tyrans révoltants, de justiciers réjouissants, d'amoureux astucieux, de princes et de princesses n'en faisant qu'à leur tête- dans une explosion de couleur.
Note : Bien que ce film soit composé de trois récits distincts, ceux-ci ont été conçus dès l’origine pour former un long métrage unifié. Il ne s’agit donc pas d’œuvres indépendantes. Ces segments ne feront donc pas l’objet de fiches distinctes.
Critique du film d'animation "Le Pharaon, le Sauvage et la princesse"
Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse est un film français réalisé par Michel Ocelot, sorti en 2022. Fidèle à sa tradition, le cinéaste propose un film à épisodes, mêlant contes anciens et cultures variées, avec son esthétique caractéristique. Trois récits indépendants s’enchaînent : une épopée égyptienne, une légende médiévale et une fable ottomane.

Les points forts
La maîtrise visuelle est indéniable. Ocelot déploie une virtuosité dans la composition de ses images, avec un jeu d’ombres, de décors stylisés et de palettes colorées qui confèrent au film une identité graphique forte. L’animation, bien que bridée par l’esthétique de silhouette 2D, tire parti de la technologie 3D pour enrichir les mouvements et offrir une illusion de profondeur.
Les deux derniers segments du film, plus inspirés, se démarquent par une poésie narrative et une mise en scène plus captivante. Les dialogues, simples mais évocateurs, appuient la portée symbolique de ces contes qui, par moments, parviennent à émouvoir ou émerveiller.

Les points faibles
Derrière l’élégance visuelle, le film souffre d’une fatigue de style. La structure en triptyque, déjà largement exploitée par Ocelot, commence à ennuyer. Le premier conte, situé en Égypte ancienne, manque d’élan et d’originalité. Il recycle des figures et motifs déjà mille fois vus chez le réalisateur, au point de verser dans la redondance. Le traitement des corps féminins, notamment dans cette première histoire, frôle l’obsession, avec une iconographie insistante. L’ensemble du film peine à se renouveler, à surprendre, à justifier sa propre existence en dehors de la répétition d’un savoir-faire désormais trop balisé.

En conclusion
Ce n’est pas un mauvais film, mais c’est terriblement répétitif. Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse séduira peut-être les plus jeunes ou les spectateurs novices dans l’univers d’Ocelot, mais il laissera les autres sur leur faim. L’accueil est resté discret, à l’image de son ambition. Le film s’ajoute à la filmographie de son auteur sans y apporter de relief particulier.

Production d'animation du film "Le Pharaon, le Sauvage et la princesse"