Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Long métrage
Cinéma

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary

Durée

82 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

France : sortie le
Danemark : sortie le

Réalisation

Rémi Chayé

Société de production

Maybe Movies
Norlum Studios
2 minutes
France 3 Cinéma
22D Music
Canal+
Ciné+
France Télévisions
Gebeka Films
Cinémage 13
Cinéventure 4
Cofinova 15
Indéfilms 7
SG Image 2017
La Région Île-de-France

Budget

8, 000, 000 €

Distinction

Cristal du long métrage au Festival international du film d'animation d'Annecy (2020)

Synopsis

1863, États-Unis d’Amérique. Dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre. Et comme c’est plus pratique pour faire du cheval, elle n’hésite pas à passer un pantalon. C’est l’audace de trop pour Abraham, le chef du convoi. Accusée de vol, Martha est obligée de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer.

Critique

Excellent

Coup de coeur

Réalisé en 2020 par Rémi Chayé, Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary se concentre sur la jeunesse de Martha Jane, celle qui deviendra la légendaire Calamity Jane, figure mythique de l'Ouest américain. Dans cette aventure d’apprentissage, le film explore comment Martha Jane, en quête de liberté et de vérité, défie les conventions de l'époque. S’affranchissant des attentes imposées à une fille, elle apprend à se connaître et à défendre farouchement son indépendance, forgeant peu à peu son identité de femme forte et déterminée.

 

 

Les points forts


L’animation est sans doute l’élément le plus captivant du film, mêlant simplicité et profondeur avec un style épuré qui fait écho à l’immensité et à la rudesse des paysages de l’Ouest américain. Les couleurs franches et les lignes nettes insufflent au film une fraîcheur visuelle, renforçant l’idée de liberté qui imprègne l’histoire. Les décors, quant à eux, sont sublimes : chaque panorama semble digne d’être encadré, tant il évoque l’évasion et la beauté sauvage.

Les personnages, en particulier Martha Jane, sont d’une crédibilité saisissante. Le film ne se contente pas de les présenter de manière superficielle ; il explore leurs émotions et leur complexité, rendant leurs choix et leurs réactions totalement cohérents. Les conflits qu’affronte Martha Jane, sa force et sa bravoure face aux injustices, touchent profondément le spectateur, qui ressent ses luttes et ses triomphes comme si c’étaient les siens. L’intensité dramatique est magnifiquement orchestrée, et chaque moment de courage de Martha Jane résonne avec force.

La bande-son est également un atout majeur de la production. Les musiques et ambiances sonores s’accordent parfaitement avec l’univers visuel, évoquant le folklore américain et le voyage. Ces sonorités plongent le spectateur dans l’aventure, offrant une immersion totale dans l’époque et l’espace.

Enfin, le doublage est d’une qualité remarquable. Alexandra Lamy, méconnaissable dans ce rôle, apporte une dimension authentique et sensible à son personnage. La voix d’Alexis Tomassian est également un point fort, parvenant à incarner avec finesse des personnages variés, ajoutant ainsi une profondeur supplémentaire au casting.

 

 

Les points faibles


Le film tend parfois à simplifier les interactions humaines et les situations, au risque de perdre en subtilité. Les moments de tension, bien qu’émotionnellement puissants, tombent dans un schéma un peu répétitif et peuvent paraître prévisibles. Certains personnages secondaires manquent d’évolution et restent figés dans leurs postures initiales, limitant un peu la profondeur de l’histoire.

 

 

En conclusion


Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary est une œuvre visuellement poétique et émotionnellement sincère. Porté par un graphisme audacieux et une bande-son enivrante, le film offre un portrait touchant de l’enfance d’une héroïne unique. S’il a conquis à la fois le public et la critique pour sa profondeur et sa sensibilité, il laisse également une marque indélébile dans le paysage de l’animation française, réaffirmant le talent de Rémi Chayé pour raconter des histoires avec sincérité et intensité.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

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