Les saisons de l’animation - Édition automne 2025
La chronique vidéo
L’article écrit
Et voilà, l’été s’achève… Le soleil cède peu à peu la place aux feuilles mortes, les enfants retrouvent les bancs de l’école, et les salles de cinéma se remplissent à nouveau de rires et d’émerveillements. Voilà l’automne, ma saison préférée (la plus poétique, la plus colorée, la plus joyeusement effrayante). Comme à chaque changement de saison, il est temps pour GrandRaccord de faire le point.
Ce troisième numéro marque un moment charnière. Non seulement parce que l’été fut riche en annonces qui dessinent déjà l’avenir du cinéma d’animation mondial, mais aussi parce que cette saison a été synonyme de mouvement au sein même de notre rédaction. Nouvelles chroniques, et surtout, nouveaux formats : l’intégration de la vidéo dans une partie croissante de nos contenus s’inscrit comme une évolution naturelle, au service de notre mission première : faire rayonner l’animation.
Mais revenons d’abord sur les moments forts de l’été : entre révélations attendues, projets surprenants, retours gratifiants et confirmations bienvenues, la saison estivale a véritablement ensoleillé l’avenir de l’animation. Puis, nous jetterons un œil sur les sorties marquantes, la vie de nos chroniques, les événements à venir, et les films que l’automne s’apprête à nous offrir.
Installez-vous confortablement : que vous choisissiez de picorer ou de tout lire d’un trait, cette gazette est la vôtre.
Ce qu’il ne fallait pas louper cet été
On commence fort, avec une actu toute fraîche et un retour qui fait des étincelles. Lors du dernier Nintendo Direct (qui n’avait pas grand-chose d’autre à offrir, d’ailleurs), la toute première bande-annonce de Super Mario Galaxy a été dévoilée, annonçant une sortie prévue pour le 3 avril 2026 aux États-Unis. Réalisé à nouveau par Aaron Horvath et Michael Jelenic, et toujours produit par Illumination, ce second volet promet une aventure plus galactique, visuellement ample, avec une ambiance directement héritée du jeu vidéo éponyme. Le tout coïncide avec les 40 ans de Mario. Une manière habile de célébrer la franchise… dans les étoiles. Dommage que Nintendo n’ait rien d’autre à offrir aux fans concernant sa nouvelle console (mais là, c’est le gameur qui vous parle, et on s’éloigne un peu de notre sujet).
Autre annonce d’envergure, qui suscite cette fois beaucoup plus de malaise que d’impatience : OpenAI produira un long métrage d’animation intitulé Critterz, en partenariat avec les studios Vertigo et Native Foreign. Le film, conçu à l’aide d’outils d’IA comme ChatGPT-5, vise une production express (moins de neuf mois), pour un budget inférieur à 30 millions de dollars. Une présentation à Cannes est évoquée.
Faut-il les féliciter ? On ne sait pas trop. Le projet divise, inquiète et questionne. Et s’il est trop tôt pour le juger, il est clair que le secteur ne voit pas cela d’un très bon œil. De notre côté, on préfère attendre de voir… avant de tirer à boulets rouges.
Pour info, un court métrage du même nom, une sorte d’expérimentation avant le grand saut, est déjà disponible sur Internet. Vous verrez, c’est hyper moche.
Par ailleurs, la rédaction a dû ajouter une nouvelle technique dans sa base de données, intitulée Animation générative. Reste à savoir quel terme l’industrie retiendra pour distinguer les films produits entièrement par IA des autres techniques d’animation plus traditionnelles. Il va de soi qu’il faut faire une distinction claire : on ne peut pas considérer les films générés par IA comme des films d’animation 3D au sens classique.
Spider-Man: Beyond the Spider-Verse a lui aussi fait parler de lui… mais pour une autre raison : un nouveau report. Initialement prévu pour 2024, puis repoussé, le film est désormais attendu pour le 25 juin 2027. Sony prend son temps, sans doute pour préserver la qualité de sa trilogie, mais aussi pour éviter une saturation du marché. Étrange, puisque dans le même temps, un spin-off animé consacré à Spider-Punk est en développement. L’homme-araignée punk, contestataire et stylé, aura droit à sa propre aventure. Le projet est coécrit par Daniel Kaluuya et Ajon Singh. Pas encore de date, mais un ton déjà annoncé comme explosif.
Spider-Man, on adore. Mais entre les films du MCU, les innombrables spin-offs Sony, et le contexte de multivers éreinté, attention à ne pas trop gaver le public.
Shrek 5, lui aussi, prend son temps… et on ne va pas s’en plaindre. S’il y a bien une franchise essoufflée, c’est celle-là. Annoncé un temps pour 2026, le film sortira finalement en juin 2027. Toujours réalisé par Walt Dohrn, avec le retour de Mike Myers, Eddie Murphy et Cameron Diaz, ce nouvel opus verra aussi l’arrivée de Zendaya au casting vocal.
Pour être honnête, je ne suis pas particulièrement enthousiaste à l’idée de ce retour. Shrek a marqué son époque, certes, mais DreamWorks semble avoir des difficultés à tourner la page. Les premières images ont reçu un accueil plutôt mitigé, et l’ambition générale semble… tiède. Si on ne partage pas toutes les critiques sur l’évolution des standards de qualité de l’animation, qui ont évidemment été remis au goût du jour, c’est plutôt l’idée d’une énième suite qui fatigue. Mais le public, qui réclame de la nouveauté sans la soutenir, sera évidemment au rendez-vous, que le film soit bon ou mauvais. Et ça, DreamWorks l’a bien compris.
Côté science-fiction, Avatar poursuit son expansion, et pas seulement avec des projets en prises de vues réelles. James Cameron évoque la possibilité d’une déclinaison animée de son univers. Le projet, encore flou, pourrait prendre la forme d’une série d’anthologie ou d’un long métrage indépendant, inspiré notamment par Animatrix. Une idée prometteuse sur le papier, qui pourrait offrir un souffle différent à la saga. On a hâte d’en savoir plus.
Après le raz-de-marée du film live-action de Greta Gerwig, Barbie s’apprête à faire son retour au cinéma… en version animée. Mattel s’associe à Illumination pour concevoir un film destiné aux salles obscures, avec une véritable ambition cinématographique. Et non, ce ne sera pas un énième épisode bâclé comme ceux qui ont inondé le marché vidéo dans les années 2000 (et plus récemment, les plateformes de streaming). Peu d’infos pour l’instant, et je ne peux pas dire que j’attends ça avec frénésie… mais si le projet prend des risques créatifs, pourquoi pas.
Parmi les grands retours réjouissants, impossible de ne pas mentionner Tim Burton, qui revient enfin à l’animation, treize ans après Frankenweenie. Le cinéaste travaille sur un nouveau long métrage en stop-motion, encore gardé secret. Il parle d’un retour aux sources, entre gothique poétique et marionnettes ténébreuses. Hâte d’en découvrir plus.
Enfin, Warner Bros. Animation a dévoilé la bande-annonce du Chat Chapeauté, adaptation du classique de Dr Seuss. Prévu pour février 2026, le film marque la première adaptation animée de l’auteur par Warner. Rappelons que Horton, Le Lorax et Le Grinch avaient été portés à l’écran par Blue Sky puis Illumination. Cette nouvelle version, réalisée par Alessandro Carloni (Kung Fu Panda 3) et Erica Rivinoja (Les Trolls), promet un délire visuel coloré, inventif et tendre. Un voyage qui célèbre le pouvoir de l’imagination. Et j’imagine que le résultat va être génial.
Les annonces de la D23
La convention bien connue de Disney s’est tenue du 29 au 31 août, et comme à chaque édition, la D23 a livré son lot d’annonces, d’images exclusives et de surprises plus ou moins attendues autour des prochaines productions de la marque.
Le film le plus attendu est bien sûr Toy Story 5, annoncé pour le 19 juin 2026, avec Andrew Stanton à la réalisation. Le film introduira une nouvelle antagoniste, LilyPad, ainsi qu’un certain Smarty Pants, jouet d’apprentissage à la propreté.

Pixar a profité de l’occasion pour détailler un peu plus son prochain film original, Jumpers, centré sur Mabel, une ado dont la conscience est transférée dans un castor robotisé pour protéger une clairière menacée. Date de sortie : 4 mars 2025.

Du côté de la franchise L’Âge de glace, on repart pour un tour, avec un nouveau film prévu pour février 2027. Une première image de Scrat avec Baby Scrat a été dévoilée, histoire de rassurer les fans. On rappelle que Scrat était absent du dernier épisode minable produit pour Disney+, Les Aventures de Buck Wild, qu’on ne vous invite pas franchement à (re)visionner.

Zootopie 2, prévu pour le 26 novembre 2025, s’annonce comme un gros morceau de cette fin d’année. De nouveaux personnages seront introduits, et les premières images dévoilent une ville toujours aussi vivante, avec la découverte de quartiers inexplorés dans le premier opus.

Enfin, Disney a présenté un tout nouveau projet original : Hexed, attendu pour novembre 2026. Réalisé par Josie Trinidad et Jason Hand, ce film suivra un ado un peu marginal, qui découvre que ses bizarreries sont en réalité des pouvoirs magiques. Sa mère, organisée et très terre-à-terre, l’accompagnera dans ce monde secret. Un pitch simple, mais prometteur.

Le compte-rendu de cette D23 est aussi l’occasion pour moi de revenir sur un épisode de la chronique NetReport publié cet été, consacré aux suites Pixar. Le studio a officialisé un virage stratégique : désormais, chaque création originale devra alterner avec une suite d’une franchise existante.
Je me suis donc amusé à imaginer ce à quoi pourraient ressembler ces futures extensions : Toy Story, Nemo, Monstres & Cie, Vice-Versa… Certains univers s’y prêtent volontiers, d’autres beaucoup moins. J’y évoque les projets en cours, les retours attendus, ceux qui inquiètent, et ceux que personne n’espère vraiment. L’idée était d’explorer les possibilités avec un mélange de nostalgie, de lucidité… et je l’espère, un brin d’intuition.
Un épisode similaire consacré aux suites Disney verra sans doute le jour : difficile d’imaginer que cette politique du groupe ne concerne que les films Pixar.

Le phénomène de l'été - KPop Demon Hunters
On vous en parlait dès le mois de juin : KPop Demon Hunters a littéralement explosé les compteurs sur Netflix, s’imposant en tête des visionnages mondiaux en moins de 48 heures. Produit par Sony Pictures Animation et distribué par la plateforme, ce cocktail survitaminé mêle aventure fantastique et spectacle musical dans un univers directement inspiré de la K-pop, ce genre coréen ultra-populaire chez les ados.
Derrière leurs paillettes et leurs chorés millimétrées, Rumi, Mira et Zoey, les idoles du groupe fictif Huntrix, mènent une double vie : stars de K-pop le jour, chasseuses de démons la nuit. C’est rythmé, c’est clinquant, c’est drôle… et ça cartonne.
La bande-son affole aussi les classements, les enfants en redemandent, et même le cosplay s’en empare. Bref : un énorme phénomène, que personne n’avait vraiment vu venir. Et bien sûr, même si rien n’est encore officiel, il y a fort à parier que Netflix prépare déjà une suite. Ce serait franchement étonnant qu’ils s’en privent.
Les belles découvertes de la saison passée
La saison estivale a réservé son lot de belles découvertes, mais aussi quelques déceptions notables. Commençons par les bonnes nouvelles.
Mary Anning, coproduction belgo-suisse signée Marcel Barelli, s’impose comme un biopic sensible et juste sur une figure historique méconnue. Un film sobre, intelligent, qui pêche un peu par un manque d’audace visuelle, mais qui mérite largement le détour pour son propos.
Plus spectaculaire, Les Bad Guys 2 de Pierre Perifel confirme la solidité de la franchise : courses-poursuites, humour efficace, visuels léchés… un divertissement parfaitement calibré, trop peut-être, mais sacrément bien ficelé. Falcon Express de TAT Productions fait le pari de l’action-catastrophe pour enfants. Techniquement sympathique et plutôt bien rythmé, le film peine toutefois à s’extraire d’un scénario trop convenu. À l’inverse, Amélie et la métaphysique des tubes, adapté du roman d’Amélie Nothomb, touche par sa finesse d’écriture et sa direction artistique somptueuse. Une œuvre rare, délicate et bouleversante.
Dans un autre registre, pour les adultes cette fois, Rock Bottom est un film espagnol en rotoscopie, inspiré de l’album culte de Robert Wyatt. Le film se distingue par son audace visuelle et sa sensibilité rétro-psychédélique.
Deux autres films ont attiré mon attention, pour des raisons… très différentes. Le premier, Couic! de Genndy Tartakovsky, assume pleinement son statut de comédie trash et provocante. L’idée de départ est absurde, l’humour volontairement lourd. C’est une expérience, pas forcément recommandable, mais qui a au moins le mérite de se distinguer.
Enfin, il faut bien parler des Schtroumpfs, nouveau reboot calamiteux signé Paramount. Malgré une animation correcte, tout le reste est à côté de la plaque : intrigue avec un multivers sans queue ni tête, un humour creux, et une énorme trahison de l’univers original de Peyo. Une vraie catastrophe, qui enterre un peu plus une licence déjà largement malmenée. Le plus incroyable, c’est que le film a fait de très bons chiffres… mais pas sûr que cela se justifie par le bouche-à-oreille. Il a surtout bénéficié d’une grosse promotion, un véritable matraquage, qui a su remplir les salles.
La vie de nos chroniques
Cet été, dans la chronique NetReport, je me suis penché sur une question aussi simple qu’épineuse : faut-il défendre et valoriser tous les films d’animation ? L’occasion de revenir sur le rôle d’une critique, qu’elle soit positive ou négative, et de rappeler que défendre l’animation, ce n’est pas tout applaudir les yeux fermés. C’est, au contraire, prendre cette discipline au sérieux, et donc la critiquer avec la même exigence que n’importe quel autre film en prises de vues réelles.
Dans ThemaKid, notre rédacteur Joseph s’est intéressé à la manière dont le cinéma d’animation peut sensibiliser les enfants au sujet de la destruction de la nature. De Nausicaä à WALL•E, plusieurs films abordent les enjeux écologiques avec, toujours, la volonté de rendre visible l’urgence environnementale. Il ne s’agit pas d’effrayer ou de culpabiliser, mais de faire germer une conscience : montrer ce qu’il y a à protéger, et ce qu’il reste à reconstruire.

Dans MédiaMorphose, nos chroniques consacrées au transmédia, j’ai pris le relais de notre rédactrice Artemisia, absente cet été, avec une série de numéros qui toucheront peut-être un public de niche, mais qui me tenaient à cœur.
Dans le numéro de juillet, j’ai voulu parler de poésie animée, avec des films inspirés de poèmes comme Dante’s Inferno, ou encore la collection des films d’anthologie En sortant de l’école.
En août, j’ai évoqué les grands courants picturaux qui inspirent le cinéma d’animation, avec évidemment des exemples comme La Passion Van Gogh, ou le méconnu mais non moins exceptionnel Ruben Brandt, Collector. Cet épisode permet une vraie passerelle entre les courants artistiques classiques et les films qui s’en inspirent.
Dans le numéro de septembre, je suis revenu à un sujet qui parlera à davantage de monde : en m’inspirant de ce que la rentrée scolaire représente comme aventure pour les enfants, je suis parti du côté des romans d’aventure qui ont inspiré des films d’animation, avec des titres comme L’Île au trésor, Le Tour du monde en 80 jours, Robinson Crusoé... et leurs nombreuses adaptations animées.

Du côté des ToutCourt, Estelle a poursuivi son exploration des courts métrages avec sensibilité et curiosité, en mettant à l’honneur des films percutants et souvent engagés. Cet été, elle nous a parlé d’environnement avec PLSTC, Ordures! ou encore La Nuit des sacs plastiques, mais aussi de relations amoureuses avec Les Belles Cicatrices et À la dérive. Une sélection fine, qui rappelle à quel point le court métrage reste un terrain d’expérimentations artistiques et narratives toujours aussi riche.
Du côté de la chronique SoundCast, Océane continue d’exhumer les chansons et musiques de films d’animation trop souvent passées sous les radars, ou en tout cas rarement considérées comme des classiques.
Enfin, ReviewExpress, c’est la nouveauté vidéo de la rédaction : une chronique éclair, où je reviens, en une minute, sur des œuvres marquantes, qu’elles soient anciennes ou récentes. Une chronique hebdomadaire qui offre un large panorama à tous ceux qui veulent découvrir davantage de films d’animation notables à ajouter à leur liste d’envies.
Par ailleurs, nos dossiers vont aussi bientôt se décliner en vidéo. À commencer par nos tops annuels, que nous allons publier année par année, en partant des films du XXe siècle, pour progressivement remonter jusqu’au présent. Tous ces classements sont d’ores et déjà disponibles dans leur version écrite, à retrouver dans l’onglet Dossier de notre site.
Comme toujours, nous mettons un point d’honneur à visionner un maximum de films avant de composer nos sélections, afin de proposer un classement aussi rigoureux qu’équilibré. Le top 2023 est d’ailleurs disponible depuis peu, et il sera suivi de près par le top 2024, déjà bien avancé. Il faudra en revanche patienter jusqu’au début 2026 pour découvrir notre classement de l’année 2025, car un top n’a de sens que lorsque l’année est bel et bien achevée.
L’un des temps forts de cette rentrée pour la rédaction, c’est aussi ma rencontre avec Sylvain d’Animedia, le podcast 100% cinéma d'animation (linktr.ee/animediapodcast), à l’occasion d’un nouveau partenariat et d’un épisode spécial, dans lequel j’ai eu le plaisir d’être invité. Pendant un peu plus d’une heure, nous avons passé en revue les sorties animées les plus attendues de cette fin d’année, de septembre à décembre. Des blockbusters aux films indépendants tout aussi dignes d’intérêt, l’épisode dresse un panorama complet de ce qu’il ne faut pas manquer.
L’émission étant déjà très riche, je vous invite à l’écouter si vous souhaitez devenir incollables sur les sorties à venir. Pour ma part, je me contenterai d’un rapide tour d’horizon des films à venir un peu plus bas.
Un regard inédit sur l’âge d’or du cartoon
Avant de briller à travers les longs-métrages, l’animation a d’abord régné sur le format court, dans les cinémas du monde entier. Cet âge d’or du cartoon (des années 1920 aux années 1960) marque une époque foisonnante et décisive, où l’animation comique atteint des sommets artistiques et populaires.
Pour mieux comprendre cette période fondatrice, la rédaction vous propose un panorama complet dans le dossier “L’âge d’or du cinéma américain”, ainsi qu'une nouvelle collection de 20 dossiers spécifiques, chacun consacré à une série emblématique : de Félix le Chat à Casper le gentil fantôme, en passant par les héros Disney, les superproductions Fleischer avec Superman, ou encore les classiques Tom & Jerry et Woody Woodpecker.
Ce cycle d’articles vous invite à (re)découvrir un pan essentiel de l’histoire du cinéma d’animation. Plongez-y sans hésiter : c’est un véritable trésor d’images, d’histoires et de patrimoine animé.

Ce que l’automne nous réserve
L’agenda de cette fin d’année, comme tous les ans, est particulièrement copieux. Je me permets donc un tri subjectif : voici les films qui, selon moi, méritent vraiment votre attention.
En octobre, il y aura Timioche, une bulle poétique de 45 minutes pensée pour les tout-petits. Les parents connaissent sans doute déjà Gabby et la Maison magique, ici déclinée en film pour le cinéma : une occasion parfaite pour faire plaisir aux jeunes fans. Hopper et le Secret de la Marmotte propose une aventure familiale simple et sans prétention. La Vie de Château – Mon Enfance à Versailles est probablement mon film pour enfants préféré sur cette période. Le Secret des mésanges m’a surtout marqué par sa sublime technique artisanale en papier découpé : un très joli film, à la fois délicat et sincère.
Marcel et Monsieur Pagnol, signé Sylvain Chomet, est un hommage magnifique à ne pas manquer en octobre. J’ai eu la chance d’interviewer Sylvain Chomet: notre échange est à retrouver dans la chronique PlanSéquence. On a parlé d’accents marseillais, de Pagnol bien sûr, mais aussi de son prochain projet, Swing Popa Swing, un spin-off complètement barré des Triplettes de Belleville.
Mais s’il ne fallait retenir qu’un film en octobre, ce serait Arco : un chef-d'œuvre d’anticipation, sensible, élégant et visionnaire, couronné du Cristal du long métrage à Annecy. Une vraie pépite.
En novembre, on découvrira Lupin the IIIrd: La Lignée Immortelle, qui devrait ravir les fans de la saga. Dans tes rêves, le film de Noël sur Netflix, promet une aventure onirique et familiale. Et bien sûr, Zootopie 2 sera le Disney de cette fin d’année : une suite attendue dans laquelle Judy et Nick explorent de nouvelles zones de la ville.
En décembre, c’est L’Œuf de l’ange, chef-d’œuvre négligé du cinéma expérimental japonais, qui bénéficiera enfin d’une sortie nationale (merci Eurozoom). Il faudra aussi compter sur La Fabrique des monstres, un film audacieux, un brin burtonien, qui devrait séduire les amateurs d’univers gothiques… mais mignons.
Quant aux films de Noël, nous y reviendrons en détail le 21 décembre, dans le prochain GrandRaccord, à l’occasion du changement de saison.
Comme chaque automne, plusieurs rendez-vous incontournables viendront rythmer la saison. La 24e Fête du cinéma d’animation se tiendra du 11 au 31 octobre, en France comme à l’international, avec une sélection riche mêlant longs, courts, rétrospectives, hommages et raretés. À Paris, Mon Premier Festival reviendra du 22 au 28 octobre pour sa 21e édition, avec plus de 100 films projetés à tarif réduit, des ateliers, des rencontres, et un focus cette année sur notre rapport à la consommation et la nature. À Montpellier, L’Illuminé Festival fera son retour du 27 au 30 novembre, avec une programmation exigeante mais accessible, entre projections, ateliers et rencontres professionnelles.
Clap de fin (pour cette saison)
Avant de refermer cette Gazette automnale, je voulais tout simplement vous dire merci. Merci pour votre fidélité, vos messages, vos partages, vos lectures attentives.
Je tiens également à ajouter un petit mot concernant la mise à jour de notre chère Gertie, qui arbore désormais un logo animé à l’occasion de l’arrivée de nos contenus vidéo. Un grand merci à notre partenaire Thibault, d’AnimStarter, pour ses précieux conseils.
Vous pouvez découvrir son travail sur AnimStarter.com, un site dédié aux passionnés d’animation ainsi qu’aux animateurs autodidactes ou jeunes professionnels.
Alors que les feuilles tombent et que les salles se remplissent, continuez de nous lire, de nous écouter, de nous soutenir, s’il vous plaît. Et si vous aimez notre travail et souhaitez nous aider à poursuivre l’aventure, sachez que nous venons d’ouvrir un compte Tipeee. L’objectif : continuer à proposer du contenu sans publicité. Toute contribution, même symbolique, est précieuse.
Pour vous remercier, nous avons mis en ligne un Livre d’or, où figureront les noms et messages de nos soutiens.
Et si cette Gazette vous a plu, pensez à la partager autour de vous : chaque coup de pouce compte.
C’était Guillaume au clavier, avec une Luxo Jr. bien allumée. On se retrouve le 21 décembre pour la Gazette d’hiver. D’ici là, je vous souhaite un bel automne bien animé, et surtout, de bien vous amuser pour Halloween !