Arrêt sur Mary Anning
Dans cette chronique, on fait un arrêt sur Mary Anning, un biopic historique qui s’inspire librement de la vie de la paléontologue.
Mary Anning, réalisé par Marcel Barelli, nous plonge dans l’Angleterre du XIXe siècle, à travers le parcours d’une jeune passionnée de fossiles. Elle cherche à sauver sa maison, redorer la mémoire de son père, et surtout, à faire entendre sa voix dans une société qui la réduit au silence.
Le récit est solide et le regard porté sur l’émancipation des femmes est percutant. Mary est une héroïne attachante, portée par un scénario limpide et une tension bien construite, notamment grâce à la figure du révérend, incarnation de l’obscurantisme. Visuellement, c’est plus discret. L’animation reste correcte mais un peu rigide, et la musique folk tranche avec les paysages anglais. Dommage aussi que le ton reste un peu sec, là où on aurait aimé plus de souffle ou de magie.
Un film sincère, important, malgré ses limites. Je lui donne trois étoiles.