Les saisons de l’animation - Édition hiver 2026
La chronique vidéo
L’article écrit
L’hiver est là : les guirlandes s’allument, les chocolats s’accumulent, mon ventre grossit, mais surtout, l’animation continue de réchauffer mes soirées. Après un automne particulièrement chargé en sorties, en festivals et en actualités sur CinéAnimation, il est temps pour moi de faire le point avant d’entrer pleinement dans cette nouvelle saison hivernale.
Dans cette dernière chronique GrandRaccord de l’année 2025, je reviens avec vous sur les moments forts de l’automne, je vous donne quelques nouvelles de la vie du site, et je vous invite à jeter un œil à ce que l’hiver nous réserve côté animation.
Ce qu’il ne fallait pas louper cet été
L’automne a une nouvelle fois été marqué par une succession de festivals et de rendez-vous incontournables pour l’animation.
La 24e Fête du cinéma d’animation a été l’un des temps forts de la saison, avec des projections de longs métrages récents (La Plus Précieuse des Marchandises, Marcel, le Père Noël (et le Petit Livreur de pizzas), Mars Express...), des courts remarqués (Les Belles cicatrices, Beurk!, Boom...), des rétrospectives et cycles thématiques, autant d'événements qui ont rythmé cette édition particulièrement riche. L’AFCA a remis le Prix Émile-Reynaud 2025 au film Fille de l’eau de Sandra Desmazières, tandis que le Coup de cœur du public est allé à Dieu est timide de Jocelyn Charles.
À Paris, Mon Premier Festival a célébré sa 21e édition avec une centaine de films, plusieurs avant-premières et une programmation jeune public toujours aussi dynamique. À Lyon, le Festival Lumière a proposé une Nuit Japanime rassemblant de nombreux classiques du genre. Le Festival des Villes Sœurs a poursuivi son développement avec une semaine de projections et d’événements mêlant classiques et nouveautés dans tout le territoire. À Angoulême, la Fête de l’Anim’ a présenté plusieurs avant-premières, dont Allah n’est pas obligé, Arco et Planètes, accompagnées de rencontres et séances publiques. Montpellier a accueilli la 5e édition de L’Illuminé, marquée par la venue de Mamoru Hosoda et la présentation de Scarlet et l’Éternité. Enfin, le Carrefour du cinéma d’animation au Forum des images a réuni avant-premières, rencontres, masterclass et focus métiers, avec Momoko Seto comme invitée d’honneur.
Bref, une succession de rendez-vous qui rappelle à quel point l’automne demeure l’une des saisons les plus denses et les plus riches pour le cinéma d’animation.
L’automne a également été marqué par plusieurs annonces et événements marquants. La société Malavida poursuit son travail de mise en valeur du patrimoine animé avec la ressortie en salles, le 8 octobre, de La Ferme des animaux (1958), le classique d’Halas et Batchelor adapté d’Orwell. Une œuvre pionnière et toujours actuelle, remise en lumière pour ses 70 ans, et dont le retour sur grand écran fait écho au reboot actuellement en préparation par Andy Serkis, preuve que le récit continue d’inspirer de nouvelles interprétations, plus de sept décennies après sa création.
Côté blockbusters, les Simpson feront leur retour au cinéma. Les Simpson 2, annoncé pour le 23 juillet 2027, marquera le come-back de la famille de Springfield vingt ans après leur premier long métrage. Aucune information sur l’intrigue pour le moment, mais la communication minimale du studio laisse entendre un lancement majeur, d’autant que le film prend la place d’un projet Marvel sur le calendrier de Disney/20th Century.
Sur Netflix, KPop Demon Hunters a confirmé son statut de phénomène mondial. Le film d’action musical cumule quinze semaines consécutives dans le top 10 de la plateforme, un record absolu pour un long métrage. Sa bande-son domine les classements internationaux. Dans la foulée, KPop Demon Hunters 2 a été officiellement annoncé pour 2029, accompagné de projets dérivés destinés à étendre l’univers.
Enfin, du côté du box-office international, Demon Slayer : La Forteresse infinie, film 1 a franchi un cap historique en devenant le film japonais le plus rentable de tous les temps à l’étranger, dépassant les 100 milliards de yens de recettes mondiales. Il ne reste plus qu’à voir si les deux volets suivants parviendront, eux aussi, à pulvériser de nouveaux records.
Les belles découvertes de la saison passée
La saison automnale a réservé son lot de belles découvertes.
Du côté des films jeune public, Timioche ouvrait la marche avec un programme de cinq courts métrages autour du monde marin. Une sélection tendre et élégante, portée par deux pépites : Petit Poisson, bijou en papier découpé, et Timioche, charmante fable en 3D signée Magic Light Pictures.
Jack et Nancy – Les plus belles histoires de Quentin Blake ravivait l’univers si reconnaissable de l’illustrateur britannique. Deux récits simples et chaleureux, portés par une animation dessinée à la main aussi fidèle qu’accessible.
La Vie de château – Mon enfance à Versailles proposait quant à lui un remontage délicat de la série éponyme. Entre douceur, retenue et émotion juste, ce long métrage suit la relation naissante entre Violette et son oncle Régis dans l’écrin sensible du château de Versailles. Une œuvre rare, touchante, d’une grande sincérité.
Mais les véritables perles de l’automne étaient ailleurs. Récompensé du Cristal à Annecy, Arco s’est imposé comme l’un des événements majeurs de la saison. Le premier long métrage d’Ugo Bienvenu allie science-fiction, récit initiatique et émotion pure dans un éblouissant voyage visuel. Une œuvre déjà incontournable.
Autre film marquant, Marcel et Monsieur Pagnol, signé Sylvain Chomet, propose un dialogue tendre entre Marcel Pagnol et l’enfant qu’il fut. Entre élégance graphique, mémoire et malice, le film s’impose comme l’une des plus belles réussites françaises de 2025.
Découvert hors compétition à Annecy, Le Secret des mésanges offre une parenthèse sensible en animation de papier découpé. Une histoire douce, contemplative, portée par une grande finesse d’écriture et une esthétique artisanale rare.
À signaler également, la sortie très discrète mais notable de Duel à Monte-Carlo del Norte, le nouveau long métrage de Bill Plympton. Une parodie de western fidèle à son style graphique iconique. Pas forcément notre tasse de thé à la rédaction, mais tout de même un film digne d’être mentionnée.
Enfin et surtout, Eurozoom nous a réservé une surprise de taille avec la distribution française, pour la première fois au cinéma, de L’Œuf de l’ange. Chef-d’œuvre expérimental de Mamoru Oshii et Yoshitaka Amano, ce film hypnotique, austère et profondément symbolique divise autant qu’il fascine. Une œuvre culte, exigeante, et enfin accessible chez nous.
Le rendez-vous Disney de cette fin d’année
Zootopie 2, très attendu et scruté depuis des années, s’impose déjà comme l’un des grands succès de cette fin d'année 2025. Le film cumule un milliard de dollars au box-office mondial, devenant l'un des plus gros succès de l’année.
Près de dix ans après un premier opus devenu culte, cette suite marque le retour d’un univers apprécié pour sa richesse et sa cohérence interne. Sans révolutionner la formule, Zootopie 2 retrouve ce qui fait la force de la licence : une ville vivante, dense et parfaitement habitée, un duo attachant, et un mélange d’aventure, d’humour et de sous-textes sociaux qui continue de parler à différents publics. L’intégration des reptiles apporte une nouvelle dynamique au monde de Zootopia, tandis que l’enquête menée par Judy et Nick offre un récit efficace, familial et bien rythmé.
Si le film reste parfois prudent dans ses enjeux et dans le traitement de certains personnages, en particulier Gary De Snake, dont le potentiel dramatique n’est qu’effleuré, il s’agit d’une suite solide, chaleureuse et parfaitement maîtrisée, loin de certaines tentatives récentes du studio. Sans retrouver le vertige du premier film, Zootopie 2 parvient à prolonger l’univers avec respect et efficacité, rappelant à quel point ce monde et ses personnages restent attachants.
C'est un retour réussi, un accueil public massif, et un rendez-vous de fin d’année à la hauteur de son statut.
Des cadeaux de fin d’année
Cette année, la hotte des sorties de Noël ne déborde pas de chefs-d’œuvre, mais elle offre tout de même quelques petits plaisirs saisonniers, parfaits pour accompagner chocolat chaud, plaid et digestion compliquée.
Au cinéma, Mission Père Noël joue la carte du récit familial classique, avec un elfe bien décidé à sauver la tradition contre une fabrique modernisée qui menace de tout avaler : une aventure simple, chaleureuse, calibrée pour les tout-petits. Plus ambitieux sur le plan visuel, Panique à Noël impressionne par l’animation de ses souris et son atmosphère hivernale très cocooning, même si son scénario s’écroule rapidement sous le poids de sa simplicité et de personnages sans relief.
La Petite fanfare de Noël propose de son côté un programme de courts musicaux doux et bienveillants, jamais désagréable mais trop anodin pour vraiment marquer. Thelma du pays des glaces, malgré un univers graphique intéressant, se heurte à des limites techniques et narratives qui diluent toute magie. Quant à Premières neiges, il pâtit d’une absence criante d’inspiration : une compilation de segments trop scolaires, trop figés, qui ne dépassent jamais l’anecdote.
À la maison, l’offre oscille du passable à l’excellent. Le Journal d’un dégonflé : Trop, c’est trop (Disney+) remplit correctement le cahier des charges, mais la vraie surprise vient du film Dans tes rêves (Netflix), qui s’impose sans difficulté comme le meilleur choix de l’hiver. Sous ses airs de comédie familiale, le film déroule une aventure onirique inventive et touchante, servie par une direction artistique foisonnante et une écriture étonnamment fine. Un rythme maîtrisé, un univers de rêve à la fois drôle et émouvant, des idées visuelles généreuses. Une petite pépite que Netflix aurait dû défendre bien plus fièrement.
La vie de nos chroniques
Joseph a consacré sa chronique ThémaKid à deux thèmes majeurs : le handicap et la manipulation de l’opinion.
Dans la chronique de septembre, il s’est penché sur la représentation du handicap à travers les films The Present, Valentina, Dumbo et Le Bossu de Notre-Dame. Joseph nous montre comment ces œuvres aident les enfants à comprendre la différence, le regard des autres et l’acceptation de soi, en rappelant que le handicap n’est pas une faiblesse, mais une réalité qui mérite d’être regardée avec justesse.
La ThémaKid de novembre a exploré la question de la manipulation de l’opinion, des courts de propagande du XXᵉ siècle jusqu’à Zootopie et Les Indestructibles 2. Joseph y analyse comment l’animation peut aider les enfants à repérer les stéréotypes, les discours biaisés et l’importance de garder un esprit critique.
Deux chroniques complémentaires qui donnent des outils concrets pour aborder en famille des sujets sensibles mais indispensables.
Le ReviewExpress poursuit son voyage à travers les films d’hier et d’aujourd’hui avec des critiques éclairs en moins d’une minute. Les ToutCourt d’Estelle continuent de mettre en lumière une belle sélection de courts métrages dans l’air du temps. Quant à Océane, elle a achevé son panorama personnel des chansons en marge des grands classiques, avec le dernier volet de la série Ne m'oublie pas de la chronique SoundCast consacré a certaines reprises qui méritent, elles aussi, toute votre attention.
MediaMorphose a mis en lumière trois grands axes qui témoignent d’une même dynamique : l’animation comme territoire de transformation. D’un côté, notre exploration du fantastique littéraire a montré comment les monstres, fantômes et récits inquiétants se réinventent à l’écran, souvent en perdant un peu de leur ambiguïté au profit du merveilleux. De l'autre, l’étude des séries devenant long métrage a souligné la manière dont ce médium absorbe, adapte et redéploie ses propres formats. Deux approches différentes, mais un constat commun : l’animation est un art de la migration, où chaque œuvre venue d’ailleurs trouve une nouvelle vie.

Nouvelle Chronique: FollowUp
Une nouvelle chronique fait son arrivée sur CinéAnimation : la FollowUp. Entièrement dédiée aux suites annoncées, elle devient un espace privilégié où je rassemblerai toutes les informations officielles communiquées par les studios… mais aussi un terrain pour aller plus loin. Car la FollowUp n’est pas qu’un carnet de production : c’est un véritable terrain de jeu où j’analyse, j’extrapole et j’imagine ce que pourraient devenir ces futures histoires, toujours dans le respect du ton, de la logique interne et des possibilités réelles des franchises concernées.
Au départ, la réflexion autour des suites s’est construite de manière globale, en imaginant ce que pourraient devenir les futures productions des grands studios d’animation. Cela a donné naissance aux deux chroniques consacrées aux possibles suites Pixar, où l’on explorait autant les sagas emblématiques que les œuvres plus isolées du studio, en cherchant des pistes crédibles, cohérentes avec l’ADN de chaque film. Dans la foulée, la démarche s’est prolongée avec une trilogie dédiée aux suites Disney, adoptant la même logique : analyser les univers déjà existants, anticiper les directions plausibles, et proposer des scénarios qui respectent l’esprit des classiques comme des œuvres plus récentes. Peu à peu, cette approche prospective est devenue une véritable méthode. C’est là qu’est née l’idée d’aller encore plus loin : non plus seulement imaginer les suites hypothétiques des studios, mais se concentrer sur les films dont la suite est officiellement en production, afin d’en analyser les enjeux, les orientations possibles, et ce que l’on peut vraisemblablement attendre du prochain chapitre. De cette évolution est née la FollowUp, une chronique focalisée, film par film, sur l’avenir déjà acté des grandes licences d’animation.
Deux numéros de FollowUp ont déjà ouvert la voie. Le premier, consacré à Toy Story 5, revient sur tout ce que l’on sait du projet (politique de Pixar, place centrale de Jessie, confrontation des jouets “classiques” à la technologie et aux écrans, nouveaux enjeux pour Bonnie…) avant d’imaginer ce que pourrait raconter un cinquième film après la fin très aboutie de Toy Story 4 : comment continuer à parler d’attachement, d’obsolescence et d’imaginaire sans trahir l’héritage de la saga.
Le second épisode, dédié à Shrek 5, propose un récapitulatif de la trajectoire de l’ogre (du misanthrope solitaire au père de famille), analyse des infos déjà connues (retour du trio, arrivée de leur fille Felicia au premier plan, nouvelle direction visuelle) et projection vers un possible passage de relais générationnel, sur fond de satire contemporaine, réseaux, image publique et dérives d’un royaume obsédé par les apparences.
Tops des courts métrages d’animation
Les plus curieux d’entre vous sont peut-être déjà tombés sur nos nouveaux tops consacrés aux meilleurs courts métrages d’animation. L’intention est la même que pour nos classements de longs métrages, mais avec une logique parallèle : établir, non pas un palmarès année par année, mais un classement décennie par décennie, afin de traverser toute l’histoire du format court.
Cette idée est née après l’intégration sur le site d’une base de données dédiée au court métrage, vaste, encore loin d’être exhaustive, mais déjà suffisamment riche pour commencer à mettre en lumière les œuvres les plus marquantes. Nous avons choisi de débuter par les cartoons, véritables piliers de l’âge d’or de l’animation, à une époque (des années 1900 aux années 1950) où le court métrage était le cœur battant des programmes de cinéma. Avant de s’imposer au long format, l’animation s’est d’abord inventée dans ces créations projetées en salle, où les artistes et les studios ont défini la grammaire visuelle que nous connaissons encore aujourd’hui.
À ce jour, quatre dossiers sont déjà en ligne : 1900–1920, 1930, 1940 et 1950, couvrant la période glorieuse du cartoon. À partir des années 1960, le paysage change : la production se diversifie, les formats se modernisent, les œuvres deviennent plus expérimentales, plus personnelles, et le cartoon classique cède la place à d’autres approches. C’est cette mutation, puis toutes celles qui suivront jusqu’à notre époque, que raconteront les prochains tops de courts métrages.
Mais pour proposer un palmarès juste et sérieux, il faut visionner des centaines et des centaines de courts métrages par décennie. C’est un travail long, patient, mais indispensable pour offrir des classements cohérents et respectueux. Un jour, nous couvrirons toutes les périodes. Et croyez-le : le voyage ne fait que commencer.
Ce que l’hiver nous réserve
Avec la fin de l’automne, période la plus dense de l’année en sorties animées, l’industrie reprend un peu son souffle. Et comme souvent, l’hiver adopte un tempo plus doux, avec une programmation tournée vers les plus jeunes spectateurs, l’occasion idéale d’emmener vos enfants découvrir l’expérience du grand écran (de préférence pas avant quatre ans, même si les campagnes de promotions clament souvent "dès 3 ans").
Pour les tout-petits, nous aurons justement La Grande Rêvasion qui est la proposition la plus adaptée selon nous. Ce programme de courts métrages explore l’imaginaire et la confiance en soi, porté par deux très beaux segments (dont le moyen-métrage éponyme, véritable petite pépite visuelle). L’ensemble est une invitation tendre et inspirante à la rêverie.
L’Ourse et l’Oiseau, tire également son épingle du jeu. C'est un programme de quatre courts métrages poétiques, qui s'apprécie pour sa cohérence visuelle, sa chaleur narrative et son approche contemplative idéale pour les jeunes spectateurs.
Coté familiale, la saison s’ouvrira avec Bob l’Éponge – Le film : Un pour tous, tous pirates !, où notre éponge carrée préférée se lance dans une quête épique et délirante sur les traces du Hollandais Volant, entre frissons, rires et immersion dans les abysses.
Sorti en salles depuis le 17 décembre, Heidi et le lynx des montagnes s’impose comme une proposition familiale discrète mais sincère, que je ne peux que souhaiter voir trouver son public tout au long de l’hiver.
Le 21 janvier, place à l’un des films les plus sensibles de l’hiver : Olivia, d’Irene Iborra. Ce drame social en stop motion suit une adolescente tentant de protéger son petit frère de la violence de leur précarité en transformant leur réalité en fiction. Un film profondément humain, visuellement très maîtrisé, et bouleversant par sa poésie et la justesse de son propos.
Sony dévoilera GOAT – Rêver plus haut, un film sportif et énergique où un petit bouc déterminé tente de s’imposer dans une ligue élite de roarball (sport fictif).
Côté adaptations, le phénomène BD Les Légendaires arrive enfin au cinéma. Le film n'est pas géniale, mais il devrait sans difficulté trouver son public. Warner Bros, de son côté, pourrait bien créer la surprise avec Le Chat Chapeauté, une nouvelle aventure familiale autour d’un félin chargé d’aider deux enfants à trouver leur place dans une nouvelle ville.
Pour les spectateurs un peu plus âgés, ChaO de Yasuhiro Aoki est une expérience à part : un tourbillon visuel entre romance et fantastique dans un Shanghai futuriste. D’un côté, une inventivité éclatante et un humour lunaire ; de l’autre, un rythme effréné qui frôle parfois l’indigestion. Une proposition radicale, passionnante dans son audace.
Les amateurs d’animation japonaise auront droit à un événement majeur : Scarlet et l’Éternité, le nouveau film de Mamoru Hosoda, porté par une promesse narrative simple mais puissante, une princesse transcende le temps et l’espace. Un rendez-vous déjà incontournable.
Enfin, le film le plus attendu de l’hiver est Jumpers, le prochain long-métrage Pixar. L’histoire de Mabel, dont l’esprit se retrouve transféré dans un castor robotisé pour défendre une clairière menacée, s’annonce déjà comme une fable écologique inventive.
Avec la nouvelle année s’ouvre aussi un nouveau cycle de festivals, ces rendez-vous qui rythment la vie de l’animation bien au-delà des sorties en salles. Après l’effervescence automnale, l’hiver lance traditionnellement la première vague, et c’est le Ciné Junior qui ouvre le bal.
Le festival, qui célébrera sa 36ᵉ édition du 4 au 15 février 2026, investira 63 cinémas et lieux culturels dans sept départements d’Île-de-France, du Val-de-Marne à Paris, en passant par la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis.
Février marquera également le début de la grande saison des récompenses. Les Annie Awards, considérés comme les distinctions américaines ultimes dédiées exclusivement à l’animation, ouvriront le bal. Dans le même élan, tomberont les résultats du BAFTA, puis, côté francophone, les César avant que les Oscars ne clôturent ce cycle prestigieux en mars. Une période charnière où l’industrie célèbre le meilleur du cinéma mondial, entre consécrations attendues et surprises possibles. Du côté de CinéAnimation, notre attention se tournera bien sûr vers les lauréats des catégories consacrées aux films d’animation. Nous ne manquerons pas de vous les annoncer.
Clap de fin (pour cette saison)
Avant de refermer cette gazette, une petite mise à jour s’impose : plusieurs de nos contenus vidéo vont évoluer dès 2026. La news des films du mois, notamment, changera de formule. Jusqu’ici, nous vous proposions une sélection des sorties les plus intéressantes à nos yeux. À partir de la rentrée, nous deviendrons un agenda complet, intégrant tous les films d’animation du mois, sans exception ni parti pris. Une vraie check-list, pensée pour ne rien manquer. Et si vous cherchez nos avis, nos critiques écrites continueront bien sûr d’accompagner chaque sortie notable.
Côté vidéo, notre chaîne YouTube poursuit son petit bout de chemin, et la ReviewExpress (nos critiques en moins d’une minute) s’est déjà offert une mise à niveau. Si vous préférez écouter plutôt que lire, c’est là que ça se passe.
Enfin, un mot important : CinéAnimation cherche toujours de nouvelles plumes. Si l’animation vous passionne, si vous avez envie de contribuer, beaucoup ou juste un peu, n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire du site. Et vous pouvez aussi nous laisser un simple message d’encouragement, ça fait chaud au cœur.
L’hiver s’installe, les nuits s’allongent, alors allumez votre petite veilleuse et venez nous lire, ou nous écouter, sur CinéAnimation.fr.
C’était Guillaume au clavier, avec une Luxo Jr. bien allumée. On se retrouve le 21 mars, au premier jour du printemps, pour la prochaine gazette. D’ici là, je vous souhaite un très bel hiver. Passez de belles fêtes, joyeux Noël, bonne année… et surtout, entourez-vous des gens que vous aimez, et qui vous aiment. Que ces jours ne soient jamais un calvaire, mais un moment de douceur, de gratitude et de générosité. À bientôt.