ToutCourt #17 : Repas de famille
Les repas autour d’une table sont souvent représentés au cinéma : c’est un parfait moyen de révéler les dynamiques entre les différents individus, qu’il s’agisse d’amis ou de membres d’une même famille. C’est justement ce que nous allons explorer avec notre sélection du jour. Parfois, l’expérience est agréable, mais d’autres fois, elle donne lieu à des confrontations où trouver sa place n’est pas toujours évident... même au plus près des siens.
Le Repas dominical
On commence avec Le Repas dominical, de Céline Devaux, sorti en 2015 et produit par Sacrebleu. Réalisé en animation 2D, ce court métrage retrace un repas ordinaire dans la famille de Jean, entouré de ses parents, de ses tantes et de sa grand-mère. Les dynamiques familiales y sont observées à travers le regard du protagoniste, auquel Vincent Macaigne prête sa voix avec une justesse remarquable. L’animation, fluide et expressive, épouse parfaitement le rythme du récit. Malgré les années, ce film n’a rien perdu de sa pertinence et résonne encore aujourd’hui avec ces œuvres du cinéma français capables de saisir la réalité avec autant de finesse.
Acrobats
Acrobats est réalisé au sein de l’École des Gobelins par Éloïse Alluyn, Hugo Danet, Anna Despinoy, Antonin Guerci, Alexandre Marzin et Shali Reddy, sorti en 2024. Il raconte l’histoire de Lili qui rentre dans sa famille. Son père est affairé à construire ses maquettes de maison sur la table de la cuisine, tandis que sa grand-mère cuisine. Lorsqu’il aperçoit une fleur dépasser de la poche du t-shirt de Lili, son père imagine qu’elle a rencontré un amoureux et matérialise cette idée à sa fille à travers deux figurines. C’est alors que Lili se met à « vomir » des acrobates, qui semblent refléter son identité la plus profonde.
Le court ne comporte aucun dialogue : les images suffisent à elles-mêmes pour raconter cette touchante histoire sur l’importance de s’assumer tel que l’on est pour être heureux. Alors qu’on pourrait penser qu’il est facile d’être soi-même devant sa famille, de ne rien cacher de sa personnalité, le film montre à quel point cela peut être compliqué. Visuellement, il est fidèle à la qualité de l’École des Gobelins : une explosion de couleurs, des designs soignés et une mise en scène ultra dynamique qui fonctionne parfaitement. Le format de l’image joue également un rôle dans l’histoire, et son évolution au fil du court est particulièrement intéressante à observer. Ce court métrage apporte un vent de fraîcheur en montrant la joie de s’assumer pleinement !
On espère que cette sélection vous a plu et que l’histoire de ces personnages a su vous toucher. Elle nous a, en tout cas, beaucoup plu, mais vous vous en doutiez, puisque nous vous les présentons !
On se retrouve très vite pour un nouveau numéro de ToutCourt. D’ici là, n’hésitez pas à partager vos impressions sur la chronique directement sur nos réseaux sociaux.