Les Meilleurs courts métrages d’animation des années 1950
Les Meilleurs courts métrages d’animation des années 1950
Dossier rédigé par Guillaume
Voici la sélection des meilleurs courts métrages d’animation des années 1950, établie par la rédaction de CinéAnimation.fr.
Cette liste, non exhaustive, se limite aux courts métrages sortis de 1950 à 1959 dans leurs pays d’origine.
Faut savoir ce qu'on veut (Farce au canard) (1953)
Faut savoir ce qu'on veut est un monument de l’animation signé Chuck Jones, où Daffy Duck, pris au piège d’un cartoon sans règles, affronte un dessinateur invisible et malicieux… Véritable mise en abyme du cartoon, le film joue brillamment avec les codes du genre.

L’Arbre de Noël de Pluto (1952)
Réalisé par Jack Hannah, L’Arbre de Noël de Pluto est un classique intemporel des dessins animés de Noël Disney. Lorsque Mickey rapporte un sapin à la maison, Pluto découvre que l’arbre abrite deux écureuils espiègles, Tic et Tac, qui sèment rapidement le chaos au milieu des préparatifs festifs.

Aux hommes de bonne volonté (1955)
Réalisé par William Hanna et Joseph Barbera, ce film reprend avec gravité le thème de la guerre dans un registre inhabituellement sombre pour la MGM. Dans les ruines d’une église, un vieux chef de chœur raconte à de jeunes souris comment les hommes ont fini par s’exterminer eux-mêmes à force de fabriquer des armes de destruction.
Voisins (1952)
Norman McLaren signe ici une parabole féroce sur la guerre et la cupidité humaine. Deux voisins s’entretuent pour une simple fleur née entre leurs propriétés. Réalisé en pixilation, le film transforme un décor banal en théâtre absurde de la violence.
Il était une chaise (1957)
Réalisé par Norman McLaren et Claude Jutra pour l’ONF, ce court métrage met en scène un affrontement muet entre un homme et une chaise soudainement dotée de volonté. La pixilation atteint ici une précision remarquable, donnant à la chaise une présence presque vivante et une personnalité propre.
The Two Mousketeers (1952)
Tom & Jerry s'inspire des Trois Mousquetaires. L’animation est énergique et précise, portée par une mise en scène inventive où le comique mêle habilement action et déguisements.
Jerry danse la valse de Vienne (1953)
Une élégante variation musicale sur la rivalité de Tom et Jerry, cette fois dans le cadre raffiné de la Vienne du XIXe siècle.
Quel opéra, docteur ? (1957)
C'est un sommet d’inventivité de la série Merrie Melodies, réalisé par Chuck Jones. Parodiant les opéras de Wagner, ce cartoon condense en six minutes toute la puissance dramatique d’un drame lyrique, avec Elmer Fudd en Siegfried et Bugs Bunny en Valkyrie malicieuse. Tout ici est soigneusement chorégraphié : animation stylisée, décors expressionnistes, musique orchestrale réadaptée avec humour, dialogues chantés…

Daffy des bois (1958)
C'est une pure démonstration de la maîtrise comique de Chuck Jones. Ce court-métrage pousse Daffy Duck à son paroxysme : vaniteux, maladroit, obsessionnel et perpétuellement humilié. Chaque tentative de prouver qu’il est Robin des Bois devient un gag visuel d’une précision exemplaire.

Le Clapier de Séville (1950)
Réalisé par Chuck Jones, Le Clapier de Séville est un chef-d’œuvre absolu des Looney Tunes, alliant une virtuosité d’animation exceptionnelle à une mise en scène comique magistrale. Sur la musique emblématique du Barbier de Séville de Rossini, Bugs Bunny et Elmer Fudd s’affrontent dans une poursuite délirante où l’opéra devient terrain de jeu pour un burlesque hors norme.

La Petite Maison (1952)
Réalisé par Wilfred Jackson, La Petite Maison adapte avec délicatesse le livre de Virginia Lee Burton, en racontant la vie d’une maisonnette campagnarde peu à peu engloutie par l’urbanisation galopante, avant d’être sauvée et reconstruite loin du chaos.

The Tell-Tale Heart (1953)
Réalisé par Ted Parmelee et produit par UPA, ce court métrage adapte le récit d’Edgar Allan Poe dans une vision hallucinée et fiévreuse. Une œuvre unique et avant-gardiste.
Le Brave Mécanicien (1950)
Jack Kinney offre un hommage vibrant à Casey Jones (le train du film Dumbo) avec un court au rythme effréné où chaque obstacle sur la route du conducteur de train se transforme en un exploit spectaculaire.
Chassé-croisé (La lapinomalose)
Chassé-croisé est un sommet du cartoon comique signé Chuck Jones. Premier volet de la fameuse « trilogie de la chasse », il marque la première vraie confrontation entre Bugs Bunny et Daffy Duck.

Blinkity Blank (1955)
Un court métrage expérimental majeur de Norman McLaren, produit par l’Office national du film du Canada. Entièrement réalisé en gravant directement sur pellicule, le film constitue une œuvre abstraite et radicale, où la narration classique cède la place à une forme libre, sensorielle, et rythmée.
Bébé la terreur (1954)
Réalisé par Chuck Jones, ce cartoon met Bugs aux prises avec un gangster miniature déguisé en nourrisson pour récupérer le butin tombé dans son terrier.
La Légende du ténor grenouille (1955)
Ce cartoon de la série des Merrie Melodies raconte l’histoire d’un homme découvrant une grenouille verte capable de chanter et danser.
Conflit de canard (1952)
Deuxième volet de la fameuse trilogie de la chasse signée Chuck Jones, repose entièrement sur un jeu de langage ciselé et une mécanique comique parfaitement huilée entre trois figures emblématiques : Bugs, Daffy et Elmer. Le film pousse à son paroxysme la rivalité entre le canard et le lapin, enchaînant les dialogues absurdes et les retournements syntaxiques dans une joute verbale qui tient autant du théâtre de boulevard que de la farce linguistique.

Les Mangeurs d’oiseaux anonymes (1957)
Un film qui détourne avec intelligence les codes du mélodrame de réhabilitation pour les appliquer à la relation obsessionnelle entre Sylvestre et Titi. La figure du chat en sevrage, pris entre pulsions irrépressibles et discours moral, offre à l’épisode une structure originale et un ton plus introspectif que d’habitude.

Duck Dodgers au XXIVe siècle et des poussières (1953)
Réalisé par Chuck Jones, Duck Dodgers au XXIVe siècle et des poussières transpose Daffy Duck dans une parodie de space opera délirante, aux côtés de Porky Pig et de Marvin le Martien. L’affrontement absurde pour la "planète X" donne lieu à une succession de gags et de répliques mémorables, avec un sens aigu de l’auto-dérision.

Les Peureux Chevaliers de la Table ronde (1958)
Un cartoon qui transpose l’affrontement entre Bugs Bunny et Sam le Pirate dans un décor médiéval parodique. La quête de l’épée-qui-chante donne lieu à une série de gags classiques, portés par l’énergie de Sam et la malice constante de Bugs.

Satan attend (1954)
Un cartoon qui s’écarte des schémas habituels en plaçant Sylvestre face à la mort, littéralement. Après une chute fatale, il découvre qu’il lui reste huit vies et qu’un bouledogue démoniaque l’attend en Enfer pour les récupérer.

Prenez-en de la graine (1957)
Un cartoon qui joue la carte de l’efficacité pure, avec une série de gags bien enchaînés et quelques inventions ACME plus absurdes qu’à l’accoutumée. Le rythme est soutenu, l’animation fluide, et certaines chutes profitent d’un bon effet de surprise. Un épisode culte.

Speedy Gonzales (1955)
Un cartoon qui marque la véritable naissance du personnage tel qu’il restera dans la mémoire collective : une souris ultrarapide, rusée et intouchable, opposée ici à un Sylvestre dépassé par les événements.

Le chef d'orchestre illusionniste (1952)
Réalisé par Tex Avery, ce cartoon confronte un magicien frustré à un chanteur d’opéra imbu de lui-même dans une succession de métamorphoses délirantes. La mise en scène est d’une inventivité folle : rythme parfait, animation élastique, comique visuel à son sommet, malgré quelques imitations culturelles aujourd’hui gênantes.
Gerald McBoing Boing (1950)
Fondatrice dans son approche graphique, l’œuvre impose un style épuré et audacieux, avec ses aplats bicolores et ses compositions géométriques typiques de l’UPA.
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