GOAT – Rêver plus haut

Long métrage
Cinéma

GOAT – Rêver plus haut

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

GOAT

Durée

90 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

États-Unis : sortie le
Brésil : sortie le
Japon : date de sortie non communiquée
Singapour : sortie le

Réalisation

Tyree Dillihay
Adam Rosette

Société de production

Columbia Pictures
Modern Magic
Sony Pictures Animation
Unanimous Media

Synopsis

Un bouc déterminé, de petite taille, déjoue les attentes en rejoignant une équipe d’élite de roarball — un sport dangereux où des animaux s’affrontent sur des terrains périlleux et en constante évolution. Aux côtés de ses coéquipiers aux profils variés, il devra prouver qu’il a sa place dans cette ligue impitoyable.

Critique

Excellent

GOAT – Rêver plus haut est un film américain réalisé par Tyree Dillihay et Adam Rosette, produit notamment par Sony Pictures Animation. Cette comédie d’action sportive se déroule dans un univers entièrement peuplé d’animaux. Will, un petit bouc ambitieux, décroche une opportunité inespérée d’intégrer la ligue professionnelle de roarball, un sport extrême réservé aux créatures les plus puissantes. Méprisé par ses nouveaux coéquipiers, il doit prouver qu’il mérite sa place dans une compétition impitoyable.

 

 

Les points forts


Le film assume pleinement les codes du récit sportif tout en y injectant une énergie singulière. La valeur ajoutée provient d’abord de ses personnages : un héros immédiatement attachant, déterminé sans être arrogant, et une équipe dysfonctionnelle dont les tensions constituent le moteur dramatique. L’humour se montre efficace, souvent bien rythmé, et l’alchimie du groupe fonctionne avec naturel. L’univers visuel impressionne par son audace : une cité étrange où la nature a repris ses droits, mêlant esthétique urbaine et fantasy animalière. Chaque plan surprend par son foisonnement et son sens du détail. Le roar-ball, variation explosive du basketball où tous les coups semblent permis sur des terrains chaotiques et mouvants, donne lieu à des séquences spectaculaires. L’animation, nerveuse, colorée et dynamique, confirme le savoir-faire du studio après Spider-Man: Across the Spider-Verse et témoigne d’une ambition évidente, tant technique qu’artistique.

 

 

Les points faibles


Le scénario demeure pourtant d’un classicisme désarmant. La trajectoire du petit outsider qui conquiert progressivement le respect de ses pairs suit un chemin parfaitement balisé, sans véritable surprise ni rebondissement marquant. Les enjeux émotionnels restent attendus, les conflits se résolvent sans grande intensité, et les messages moraux sur la confiance en soi et l’esprit d’équipe manquent de profondeur. L’ensemble privilégie le divertissement pur à une réflexion plus ambitieuse. Cette absence de prise de risque narrative empêche le film d’atteindre un statut réellement mémorable. Avec un traitement plus audacieux et une écriture plus incisive, il aurait pu s’imposer comme un chef d’œuvre du genre.

 

 

En conclusion


Le résultat n’en demeure pas moins une réussite éclatante sur le plan du spectacle. Porté par une direction artistique inventive et une énergie communicative, le film séduit par sa générosité et son efficacité. Il ne révolutionne pas le récit sportif, mais il l’exécute avec brio et modernité. L’expérience mérite largement le détour pour son univers et sa vitalité visuelle, même si elle laisse entrevoir un potentiel encore supérieur.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

Production

Distributeur