Scarlet et l'éternité

Long métrage
Cinéma

Scarlet et l'éternité

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Hateshinaki Sukâretto

Durée

111 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

Japon : sortie le

Réalisation

Mamoru Hosoda

Société de production

Columbia Pictures
Hakuhodo
Kadokawa
Movic
Nippon Television Network (NTV)
Sony Pictures Entertainment (Japan)
Studio Chizu
Yomiuri Telecasting Corporation (YTV)

Synopsis

Scarlet, une princesse médiévale experte en combat à l'épée se lance dans une périlleuse quête pour venger la mort de son père. Son plan échoue et grièvement blessée elle se retrouve projetée dans un autre monde, le Pays des Morts. Elle va croiser la route d'un jeune homme idéaliste de notre époque, qui non seulement l'aide à guérir mais lui laisse également entrevoir qu'un monde sans rancœur ni colère est possible. Face au meurtrier de son père, Scarlet devra alors mener son plus grand combat : briser le cycle de la haine et donner un sens à sa vie en dépassant son désir de vengeance.

Critique

Honorable

Scarlet et l’Éternité est un film porté à l’écran par Mamoru Hosoda, où s’unissent l’univers onirique du réalisateur et la célèbre pièce de Shakespeare, Hamlet... La seule différence est que le prince du Danemark est ici une princesse prénommée Scarlet. Après avoir vu son père mourir sous ses yeux, sur ordre de son oncle Claudius, elle décide d’apprendre à manier l’épée afin de le venger. Lorsque Claudius se rend compte de son stratagème et l’empoisonne, son plan échoue et elle est envoyée dans le Pays des Morts, où une toute autre aventure commence, même si le même dessein subsiste...

 

 

Les points forts


Mamoru Hosoda montre une nouvelle fois, comme avec Miraï, ma petite sœur (2018) et La Traversée du temps (2006), que les films d’animation sont pour tous les âges et qu’ils peuvent se munir d’une maturité marquante. Ce récit initiatique nous amène à explorer de nombreuses thématiques telles que la vengeance, la rédemption, le pardon, en n’utilisant pourtant que quelques personnages mais caractérisés avec brio. La trame narrative permet d’aborder ces sujets avec justesse et se concentre là-dessus sans tenter d’y intégrer des éléments superflus qui auraient pu déstabiliser le film et son propos. L’animation, quant à elle, est marquée par une palette de couleurs subtiles variant cependant avec des jets de couleurs vives, rougeâtres, créant un visuel surprenant mais séduisant. Un jeu de textures entre les personnages et les décors se fait sentir, mais ne déplaît pas pour autant puisque les choix chromatiques viennent homogénéiser le tout.

 

 

Les points faibles


Malgré son visuel prenant, plusieurs aspects viennent éclipser le plaisir du spectateur. Les dialogues, dans un premier temps, sont très souvent accessoires et ne font qu’appuyer un propos déjà transmis par les gestes ou les postures des personnages, et enfoncent alors des portes ouvertes. L’ensemble est soumis à une version française qui ne sait pas trouver un juste milieu entre une voix monotone et une voix constamment dans l’exagération. De plus, les thématiques du film font que l’on peut très facilement imaginer les différents dénouements sans trop de difficultés. Face à cela, l’affrontement final laisse le spectateur insatisfait puisqu’il ne dure que quelques minutes (alors qu’il l’a attendu plus d’une heure !).

 

 

En conclusion


Il va sans dire que ce film est une réussite tant sur le plan visuel que sur les messages qu'il prône. Le réalisateur s’était déjà inspiré d’une grande œuvre avec Belle (2021), et l’exercice lui réussit puisqu’il en résulte deux films appréciables sur plusieurs plans. Scarlet et l’Éternité souffre tout de même d’un défaut majeur du point de vue des dialogues, ce qui vient nuancer son appréciation générale.

 

 

Avis rédigé par Lilian le d'après une version française

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Distributeur

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