Les Meilleurs courts métrages d’animation des années 1940
Les Meilleurs courts métrages d’animation des années 1940
Dossier rédigé par Guillaume
Voici la sélection des meilleurs courts métrages d’animation des années 1940, établie par la rédaction de CinéAnimation.fr.
Cette liste, non exhaustive, se limite aux courts métrages sortis de 1940 à 1949 dans leurs pays d’origine.
Faites chauffer la colle ! (1940)
Le premier cartoon produit par William Hanna et Joseph Barbera pour MGM. Il marque la naissance officielle du duo iconique de Tom et Jerry. L’intrigue simple, centrée sur une course-poursuite entre un chat maladroit et une souris malicieuse, pose les bases d’un humour burlesque fondé sur la rivalité et les gags visuels.
Rhapsodie à quatre mains (1946)
Sorti en 1946 et réalisé par Friz Freleng, Rhapsodie à quatre mains est l’un des sommets du cartoon musical de la Warner. Bugs Bunny, en pianiste de concert imperturbable, y livre une interprétation déchaînée de la Rhapsodie hongroise n°2 de Liszt, perturbé tout du long par une souris insolente qui le pousse à perdre peu à peu son sang-froid.

Le Scientifique fou (1941)
Réalisé par Dave Fleischer, ce court métrage lance avec brio la série animée consacrée à Superman, mêlant origin story et affrontement spectaculaire contre un savant fou menaçant Métropolis. Le court, dense et rythmé, condense efficacement la genèse du héros avant de plonger dans une intrigue palpitante où Superman déploie ses pouvoirs pour sauver Lois Lane et la ville.

Droopy fin limier (1943)
Premier court réalisé par Tex Avery mettant en scène Droopy, pose les bases d’un personnage unique : calme, impassible, mais redoutablement efficace. Le film oppose le limier Droopy à un fugitif maladroit, offrant une chasse comique menée avec un humour pince-sans-rire et un timing impeccable.

Tends la Patte (1941)
Réalisé par Clyde Geronimi et sorti en 1941, Tends la patte est un court métrage de la série Mickey Mouse, mais centré presque exclusivement sur Pluto, ici au cœur d’un récit de jalousie, de rédemption et de solidarité. L'histoire met en scène le dilemme moral du chien, partagé entre l’envie d’éliminer un chaton fraîchement adopté par Mickey et sa conscience qui l’invite à la compassion.

Bonne nuit Donald (1941)
Donald veut dormir, mais tout dans son environnement s’y oppose. L’horloge, le lit, l’oreiller, la radio, chaque élément du décor devient un adversaire enragé dans une bataille nocturne contre l’insomnie. Le court excelle dans l’art du gag mécanique. À partir d’un concept minimaliste, il enchaîne les situations absurdes avec un sens du rythme impeccable. L’animation, millimétrée, fait de chaque objet une source de chaos, et Donald, fidèle à lui-même, explose progressivement dans une montée de frustration jubilatoire. La mise en scène tire le maximum de ce cadre unique et transforme une chambre banale en théâtre de l’absurde.

La souris part en guerre (1943)
Signé William Hanna et Joseph Barbera, est un chef-d’œuvre absolu de la série Tom & Jerry, récompensé par un Oscar mérité. Ce court mêle habilement satire de la Seconde Guerre mondiale et humour burlesque, opposant un Tom pataud aux ressources limitées à un Jerry ingénieux et redoutable.

Une tarte pour Tom (1945)
Réalisé par William Hanna et Joseph Barbera, est un chef-d’œuvre de la série Tom & Jerry, couronné par un troisième Oscar. Le court mise sur le thème du silence imposé, où Tom doit empêcher Jerry de faire du bruit sous peine de sanctions, offrant un terrain parfait pour une succession de gags visuels d’une grande finesse.

Jerry ne se laisse pas faire (1944)
Réalisé par William Hanna et Joseph Barbera, est un classique acclamé de la série Tom & Jerry, récompensé par un Oscar bien mérité. Le film exploite avec virtuosité le thème de la chasse à la souris, où chaque tentative de Tom pour capturer Jerry se retourne contre lui dans une cascade de gags ingénieux et parfaitement orchestrés.

Le Pique-nique de minuit (1941)
Réalisé par William Hanna et Joseph Barbera, ce cartoon officialise les noms emblématiques de Tom et Jerry. Le court repose sur une course-poursuite nocturne, mêlant malice et maladresse dans un équilibre classique.

L'Heure Symphonique (1942)
Réalisé par Riley Thomson L’Heure symphonique clôt provisoirement la série des courts métrages de Mickey Mouse sur une note éclatante. Mickey y dirige un orchestre burlesque, rassemblant Donald, Dingo, Clarabelle et compagnie pour interpréter l'ouverture de La Cavalerie légère de Suppé dans un concert radiodiffusé… jusqu’à ce qu’un accident transforme leurs instruments en objets méconnaissables.

Les Monstres mécaniques (1941)
Réalisé par Dave Fleischer et Steve Muffati, ce film poursuit avec brio la saga animée de Superman en opposant le héros à un inventeur machiavélique et son armée de robots dévastateurs. Ce court a laissé une empreinte durable, popularisant des éléments clés de la mythologie Superman comme la cabine téléphonique pour la transformation.

Le Monstre des glaces (1942)
Réalisé par Dave Fleischer et Willard Bowsky, ce court intense présente Superman qui affronte un gigantesque dinosaure ressuscité, déclenchant un chaos digne des meilleurs films de monstres classiques.

Tom et Jerry au piano (1947)
Réalisé par William Hanna et Joseph Barbera, brille par sa virtuosité technique et son humour musical, même si son contexte narratif s’éloigne clairement de la logique habituelle de la série. La mise en scène privilégie le spectacle et le gag, laissant de côté toute explication sur la présence de Tom en récital.

Police montée (1946)
Réalisé par Tex Avery, ce cartoon confirme l’efficacité du duo Droopy et Tex Avery avec une nouvelle chasse implacable entre Droopy, fidèle agent de la police montée, et un fugitif paniqué. Le film joue à merveille sur le contraste entre le calme imperturbable de Droopy et les tentatives désespérées du criminel.

L’Entreprenant Mr Duck (1940)
Jack King signe en 1940 ce court mémorable qui marque la première apparition officielle de Daisy Duck dans sa version définitive.

Un chasseur sachant chasser (1940)
Réalisé par Tex Avery et sorti en 1940, Un chasseur sachant chasser est le tout premier cartoon officiel mettant en scène Bugs Bunny dans sa forme définitive. Face à un Elmer Fudd naïf et attendrissant, le lapin malin impose dès sa première apparition son flegme insolent, sa carotte à la main, et sa réplique culte : « Quoi d’neuf, docteur ? ».
Vite fait, mal fait (1949)
Ce cartoon pose avec brio les bases de la série des Bip Bip et Coyote : décor désertique, gadgets ACME absurdes, poursuite silencieuse et gags à répétition.

Le Petit Orphelin (1948)
Réalisé par William Hanna et Joseph Barbera, ce cartoon touchant introduit Tuffy, le souriceau orphelin, ajoutant une dimension plus douce à la rivalité habituelle entre Tom et Jerry.

Bugs Bunny Casse-Noisettes (1949)
C'est une perle d’humour et de satire musicale, où Chuck Jones orchestre une confrontation jubilatoire entre le raffinement pompeux de l’opéra et la malice anarchique de Bugs Bunny. Le contraste entre le chanteur snob Giovanni Jones et le lapin facétieux devient le terrain d’un duel aussi burlesque que virtuose, dans une mise en scène rythmée, précise et d’une grande inventivité visuelle.

Le Tourbillon (1941)
Réalisé par Riley Thomson, Le Tourbillon confronte Mickey à une tornade malicieuse venue ruiner ses efforts pour impressionner Minnie. Ce court repose sur un duel burlesque entre Mickey et un petit cyclone doté d’une personnalité propre, dans une série de gags fluides et bien animés.
Porky à l’hôtel (1943)
Réalisé par Frank Tashlin, Porky à l’hôtel est un court-métrage réjouissant qui réunit Porky Pig, Daffy Duck et Bugs Bunny dans une aventure pleine de malentendus et de gags savamment orchestrés.

Le Crime ne paie pas (1945)
Jack King signe ce court incisif où Donald cède à la tentation de voler la tirelire de ses neveux pour impressionner Daisy. L’animation expressive et le ton à la fois comique et moraliste renforcent la tension dramatique, tandis que le regard culpabilisant de Donald ajoute une vraie profondeur émotionnelle.
Le repas est servi ! (1947)
Réalisé par Friz Freleng, ce cartoon marque la première rencontre officielle de Titi et Grosminet, un duo emblématique des Merrie Melodies.

Mickey et le haricot magique (1947)
Ce moyen métrage somptueusement réalisé, revisite avec brio l’univers du conte classique. L’animation est soignée, les décors débordent d’inventivité, et les gags visuels fonctionnent parfaitement.
Le Petit Chaperon chauffé à blanc (1943)
L'un des plus grands classiques de Tex Avery, reposant sur une mise en scène frénétique et un sens du gag visuel fulgurant. Le film déborde d’inventivité : cassures du quatrième mur, designs stylisés, rythme effréné, tout y est pour bousculer les conventions.
Der Fuehrer's Face (1942)
Réalisé en 1943 par Jack Kinney et Ben Sharpsteen, est un court de propagande anti-nazie mettant en scène Donald Duck plongé dans un cauchemar totalitaire. Le film dépeint avec un humour noir et une ironie féroce le quotidien absurde et oppressant d’un citoyen allemand forcé de servir le régime nazi, à travers une animation dynamique et inventive.

Leçon de ski (1941)
Réalisé par Jack Kinney et sorti en 1941, Leçon de ski inaugure la célèbre série des "How To…" de Dingo, dans laquelle le personnage est placé au cœur de démonstrations sportives absurdes, commentées par une voix off au ton didactique détourné. Ce format unique, entre faux documentaire et comédie burlesque, deviendra l’une des marques de fabrique du studio durant les années 1940.

The Barber of Seville (1944)
Réalisé par Shamus Culhane, le cartoon plonge Woody Woodpecker dans le chaos d’un salon de coiffure. La parodie mêle l’opéra de Rossini à une série de gags visuels délirants et frénétiques.

Le Noiraud porte malheur (1949)
Tex Avery aligne les gags avec une mécanique comique redoutable. Le concept, simple mais génial (un chat noir dont la présence déclenche des catastrophes sur un bulldog), donne lieu à une succession de chutes bien rythmées.
Dîner de monstres (1946)
Réalisé par Chuck Jones, Dîner de monstres met en scène Bugs Bunny face à un savant fou et son monstre poilu, Gossamer. Appâté par une lapine mécanique, Bugs se retrouve piégé dans un château lugubre, où il déjoue, à coups de ruses et de déguisements, les assauts d’une créature aussi massive que stupide.

Saute qui peut ! (1949)
Un cartoon qui repose entièrement sur un seul décor et un seul gag répété en boucle : Sam le Pirate contraint Bugs Bunny à sauter d’un plongeoir, mais finit systématiquement par plonger lui-même. Cette contrainte devient la force du cartoon.

Tom au paradis (1949)
Un cartoon qui mêle habilement humour et angoisse. L’idée d’envoyer Tom au purgatoire après avoir été victime de sa propre cruauté donne au film une dimension morale inhabituelle pour la série.
Voix de rêve (1948)
Réalisé par Jack King, Voix de rêve suit Donald, vendeur de brosses incompris à cause de son élocution légendairement chaotique. Il découvre une pilule miracle qui lui donne une voix humaine claire… jusqu’à ce qu’elle disparaisse au pire moment.

Woody Woodpecker (1941)
Ce premier cartoon solo du personnage, pose les bases d’un univers hystérique centré sur un pivert incontrôlable et volontiers sadique. Réalisé par Walter Lantz, le film suit une séance chez le psychiatre qui tourne rapidement au cauchemar.
La tortue bat le lièvre (1941)
Un cartoon qui revisite la fable d’Ésope à la sauce Tex Avery, dans un duel absurde entre un Bugs Bunny sûr de lui et une tortue plus rusée qu’elle en a l’air. L’ouverture, où Bugs démonte littéralement les crédits en les lisant à haute voix, donne le ton : irrévérencieux, méta et plein d’assurance.
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