Les saisons de l’animation - Édition printemps 2026

Publié le 26 mars 2026 par Guillaume
Jumpers
GrandRaccord
La gazette de CinéAnimation

La chronique vidéo

 

 

L’article écrit

L’hiver est passé, laissant derrière lui son lot de découvertes, d’annonces et de moments marquants. L’occasion idéale de reprendre le fil avec ce nouveau GrandRaccord, et de revenir sur une actualité animation particulièrement riche en ce début d’année.

Au programme de cette édition printanière : un détour par les festivals qui ont rythmé ces derniers mois, un point sur les annonces qu’il ne fallait surtout pas manquer, ainsi qu’un regard sur les belles surprises croisées en salles comme ailleurs. Nous prendrons également le temps de revenir sur nos derniers dossiers et chroniques, avant de tourner les yeux vers les semaines à venir, car le printemps s’annonce, lui aussi, chargé en promesses sur la planète animation.

 

Ce qu’il ne fallait pas louper cet hiver

On commence comme souvent par un tour d’horizon des festivals et institutions, toujours particulièrement denses en ce début d’année.

Côté institutions d’abord, Les Indestructibles fait son entrée au National Film Registry, et c’est le seul film d’animation à intégrer la sélection cette année. Pour rappel, ce registre américain vise à préserver des œuvres jugées « culturellement, historiquement ou esthétiquement significatives ». L’animation y a déjà une place de choix, avec des incontournables comme Blanche-Neige et les sept Nains, La Belle et la Bête, Toy Story, mais aussi des courts métrages essentiels comme Le Naufrage du Lusitani, La Légende du ténor grenouille ou encore Popeye et Sindbad le marin. Une véritable mémoire vivante du cinéma, où l’animation continue de trouver toute sa légitimité.

 

Les Indestructibles - Brad Bird - 2004

 

Du côté des festivals, le début d’année a été tout aussi animé. Le PIAFF 2026, organisé au Studio des Ursulines du 15 au 18 janvier, a une nouvelle fois proposé une sélection éclectique, entre signatures confirmées et nouvelles voix du circuit festivalier.

La 36e édition du Festival Ciné Junior s’est tenue du 4 au 15 février dans de nombreuses villes d’Île-de-France. Toujours aussi incontournable pour le jeune public, l’événement proposait plus de 130 films.

Mais ce début d’année, c’est aussi la saison des récompenses. Les Annie Awards, véritable baromètre de l’industrie de l’animation, ont couronné KPop Demon Hunters comme meilleur film, un succès confirmé quelques semaines plus tard aux Oscars. Dans le registre indépendant, Arco d’Ugo Bienvenu s’est distingué à la fois aux Annie Awards et aux European Film Awards. De son côté, Zootopie 2 s’est imposé aux BAFTA Awards ainsi qu’aux Saturn Awards, confirmant son statut de poids lourd de la saison.

Côté courts métrages, le palmarès est tout aussi riche : Snow Bear de Aaron Blaise a remporté l’Annie Award, Fille de l’eau le César, tandis que La Jeune Fille qui pleurait des perles s’est vu attribuer l’Oscar, une récompense amplement méritée.

 

KPop Demon Hunters - Chris Appelhans, Maggie Kang - 2025

 

Du côté des studios, les annonces n’ont pas manqué, entre nouvelles productions, confirmations attendues et stratégies qui se dessinent de plus en plus clairement.

Chez Sony Pictures Animation, le développement d’un long métrage d’animation centré sur Venom est confirmé. Aucune information concrète sur l’intrigue pour le moment, mais ce passage à l’animation s’inscrit logiquement dans la continuité du succès critique et public des films Spider-Verse.

Du côté de Pixar, l’actualité est double. D’un côté, Jumpers s’impose comme une belle surprise au box-office, conservant la tête aux États-Unis et dépassant les 160 millions de dollars dans le monde, à ce jour. Dans un paysage dominé par les franchises, voir un film original trouver son public reste un signal encourageant, et mérite, à ce titre, d’être salué.

Dans un même temps, le studio a officialisé la sortie du film Les Indestructibles 3 pour l’été 2028, avec le retour de Brad Bird à la réalisation. Une annonce attendue, qui confirme la volonté de Pixar de continuer à capitaliser sur ses licences les plus populaires. L’occasion, d’ailleurs, de jeter un œil à notre chronique consacrée aux suites hypothétiques Pixar, qui imaginait déjà quelques pistes pour l’avenir.

 

Jumpers - Daniel Chong - 2026

 

Toy Story 5 s’est dévoilé à travers un premier teaser qui a largement fait réagir, notamment pour un détail qui n’a échappé à personne : la calvitie de Woody. De quoi attiser encore un peu plus la curiosité autour du projet. Du côté d'Illumination Entertainment les Minions dévoilent un nouvel opus en approche, tandis que le prochain Super Mario continue d’occuper le terrain médiatique à grand renfort de bandes-annonces.

Et puis ça vient de tomber, pile poil au moment de la rédaction de cette gazette : Sonic 4, le film a été confirmé par Paramount Pictures sans grande surprise. Le rendez-vous est déjà fixé, avec une sortie française prévue pour mars 2027.

Enfin, comme souvent en début d’année, les plateformes de streaming ont elles aussi renouvelé leurs catalogues. À ce titre, Disney+ mérite d’être souligné pour ses efforts constants autour du court métrage d’animation international et indépendant. La plateforme propose une sélection riche et variée, bien au-delà de ses propres productions, mettant en avant des œuvres de grande qualité venues de tous horizons. Un espace précieux pour découvrir une animation différente, plus libre, et que l’on ne peut que vous encourager à explorer.

 

 

Les belles découvertes de la saison passée

Parlons maintenant des sorties de l’hiver : celles qui ont retenu notre attention, parfois là où on ne les attendait pas, mais aussi celles qui ont fait l’actualité sans nous convaincre.

La première surprise vient du Japon avec 100 Mètres de Kenji Iwaisawa. Discrètement arrivé sur nos écrans, grâce à Netflix, en toute fin d’année, le film s’est imposé comme une proposition singulière, à la croisée du film sportif et de l’expérience sensorielle. Sa manière de traduire la course (dans ce qu’elle a de physique, presque viscéral) en fait une œuvre à part, portée par une animation hybride audacieuse.

 

100 Mètres - Kenji Iwaisawa - 2025

 

Olivia de Irene Iborra. Découvert au festival d'Annecy, le long métrage confirme en salles toute la sensibilité que l’on avait perçue. Entre chronique sociale et conte intime, le film parvient à traiter des thématiques difficiles avec une grande délicatesse. Si sa proposition visuelle reste parfois trop sage, c’est bien par la justesse de son écriture et la sincérité de ses personnages qu’il s’impose comme une œuvre précieuse, profondément humaine.

 

Olivia - Irene Iborra - 2025

 

Dans un registre bien différent, GOAT – Rêver plus haut s’est révélé être un divertissement particulièrement efficace. Porté par une direction artistique inventive et une énergie communicative, le film impressionne surtout par sa mise en scène et son univers visuel.

 

GOAT – Rêver plus haut - Tyree Dillihay, Adam Rosette - 2026

 

Du côté des propositions plus ambitieuses, Planètes de Momoko Seto est une expérience à part. Œuvre hybride, muette et sensorielle, le film développe un langage visuel rare, entre documentaire, science-fiction et poésie organique. Tout ne fonctionne pas parfaitement mais la singularité de sa démarche et la richesse de son univers en font une proposition marquante, qui témoigne d’un cinéma d’animation toujours en recherche de nouvelles formes.

 

Planètes - Momoko Seto - 2025

 

Allah n'est pas obligé de Zaven Najjar porte un sujet fort, nécessaire même. Birahima, orphelin guinéen d’une dizaine d’année, apprend la vie d'enfants-soldats. Une œuvre importante dans ce qu’elle cherche à dire, mais qui accuse quelques lacunes techniques tout de même. 

 

Allah n'est pas obligé - Zaven Najjar - 2025

 

Disponible sur Netflix, Kaguya, princesse cosmique propose une relecture futuriste du conte du coupeur de bambou, entre monde réel et univers virtuel. Porté par une esthétique très contemporaine et une forte influence des cultures du streaming et de la scène Vocaloid, l’ensemble se révèle intéressant, même si sa durée peut parfois sembler excessive.

Difficile de passer à côté de Marsupilami de Philippe Lacheau. Ce n’est pas à proprement parler un film d’animation, même s’il intègre le célèbre personnage créé par André Franquin sous forme animée. Là où sa dimension hybride reste anecdotique, ce sont ses ressorts comiques qui emportent tout. Complétement infidèle à l’œuvre originale, certes, mais terriblement efficace dans ce qu’il propose : c'est un divertissement populaire qui assume pleinement son objectif, faire rire, et qui y parvient largement.

 

Marsupilami - Philippe Lacheau - 2026

 

Enfin, il faut s’attarder un peu plus longuement sur David de Phil Cunningham et Brent Dawes, sans doute l’objet le plus délicat de cette sélection. Le film est distribué en France par SAJE, dont le catalogue laisse peu de doute sur une ligne éditoriale explicitement tournée vers un cinéma confessionnel, et produit notamment par Angel Studios, société connue pour ses productions « basées sur les valeurs », autrement dit profondément ancrées dans une démarche religieuse. Un positionnement qui, personnellement, me met toujours mal à l’aise dans le cadre d’une œuvre cinématographique, tant il peut entrer en tension avec une certaine idée de la création artistique.

Et pourtant, il faut reconnaître ici une forme de réussite. David est un projet casse-gueule par essence, mais qui parvient à dépasser en partie son cadre idéologique pour proposer un véritable spectacle de cinéma. Le film repose sur des bases narratives solides, assume pleinement sa dimension épique et se distingue par une exécution globalement maîtrisée. Plus surprenant encore, sa dimension musicale fonctionne réellement, avec des séquences chantées qui s’intègrent avec cohérence au récit et participent à son souffle.

Que les choses soient claires : il ne s’agit pas ici de défendre ce type de production ni le système de pensée qu’elle véhicule. Mais refuser de reconnaître les qualités d’un film au seul motif de son origine serait tout aussi réducteur. David n’échappe pas à certaines limites idéologiques, mais il prouve qu’au sein même de ces cadres contraints, il est encore possible de faire du cinéma qui tient debout. Et c’est précisément pour cela qu’il mérite d’être évoqué.

 

David - Phil Cunningham, Brent Dawes - 2025

 

À noter l’absence dans ces lignes d'un autre film notable : Scarlet et l’éternité. Et pour cause : nous n’avons pas encore eu l’occasion de le découvrir. Nous reviendrons prochainement plus en détail sur cette sortie avec l’avis de la rédaction. Difficile à ce stade de trancher clairement sur sa réception, tant les retours semblent partagés depuis sa sortie (ce qui est d’ailleurs assez surprenant pour un film de Mamoru Hosoda, habituellement porté par une base de fans particulièrement fidèle).

 

Scarlet et l'éternité - Mamoru Hosoda - 2025

 

En marge de ces jolies découvertes, il faut également évoquer trois sorties majeures qui, malgré leur exposition, nous ont laissé une impression nettement plus mitigée.

Du côté des franchises bien installées, Bob l’éponge - Le film : un pour tous, tous pirates ! illustre une forme d’essoufflement assez manifeste. Sans être désagréable, le film enchaîne les gags sans véritable ambition, recyclant une formule déjà bien usée. L’énergie de la série est toujours là, mais la fraîcheur a disparu, laissant place à un divertissement fonctionnel, sans réelle surprise.

 

Bob l'éponge, le film : Un pour tous, tous pirates ! - Derek Drymon - 2025

 

Même constat, voire plus sévère, pour Les Légendaires de Guillaume Ivernel. L’adaptation de la célèbre bande dessinée de Patrick Sobral peine à dépasser le simple produit dérivé. Techniquement correcte mais artistiquement très limitée, elle s’enferme dans un récit sans relief, sans ambition, et ne parvient jamais à exploiter le potentiel de son univers. Une déception d’autant plus marquée que l’on sentait derrière le projet une véritable attente.

 

Les Légendaires - Guillaume Ivernel - 2026

 

Mais la plus grande déception, et sans doute la plus difficile à formuler, reste Jumpers de Daniel Chong.

Quelle ennuie, d’abord, d’avoir à poser un regard aussi sévère sur un film Pixar. Un studio que l’on aime profondément, que l’on a souvent défendu, en particulier lorsqu’il s’aventure sur le terrain des créations originales, comme ce fut le cas avec Elio, que nous avions soutenu à contre-courant. Alors pourquoi une telle dissonance ici ? À lire les retours critiques et publics, largement enthousiastes, nous faisons presque figure d’exception. De quoi s’interroger, forcément.

Sans tomber dans une posture inutilement provocatrice, difficile de ne pas ressentir un certain décalage face à l’accueil réservé au film. Que Jumpers plaise, c’est une chose. Qu’il soit parfois présenté comme l’un des meilleurs Pixar récents en est une autre. Car derrière une animation maîtrisée se cache un film étonnamment ordinaire. Le récit accumule les facilités, dilue son concept pourtant prometteur et s’enferme dans une approche convenue, presque timorée. Là où le studio brillait par son audace narrative et émotionnelle, le film semble ici chercher à rassurer plutôt qu’à surprendre.

On pourrait presque céder à un cynisme inhabituel, et sans doute exagéré, en évoquant des dynamiques qui nous échappent, une forme de consensus critique difficile à expliquer. Mais la question mérite d’être posée plus simplement : avons-nous vu trop de films d’animation pour encore être sensibles à ce type de proposition ? Peut-être. Ou peut-être attendons-nous simplement davantage d’un studio qui nous a habitués à viser plus haut. Quoi qu’il en soit, il serait malhonnête de nier le succès du film, ni ce qu’il dit des attentes du public actuel. Voir une œuvre originale rencontrer son audience reste une excellente nouvelle. Mais sur le plan créatif, de l’ambition et de la singularité, Jumpers nous apparaît comme l’un des projets les plus faibles du studio. Une déception réelle, à la hauteur de l’attachement que nous portons à Pixar.

 

Jumpers - Daniel Chong - 2026

 

La saison des tout-petits

L’actualité de ce début d’année s’est aussi largement écrite du côté du jeune public. Une bonne partie des sorties hivernales leur était dédiée, avec des propositions globalement solides, et parfois même plus inspirées que certaines productions plus ambitieuses.

La Grande Rêvasion est sans doute la plus belle réussite de cette période. Techniquement comme narrativement, le programme impressionne par sa sensibilité et son exigence, et vaut, d’une certaine manière, cent fois mieux que Jumpers (facile, on vous l’accorde). Porté par un moyen-métrage d’une grande finesse visuelle et d’un souffle onirique remarquable, l’ensemble parvient à capter avec justesse les émotions de l’enfance, entre rêve, peur et affirmation de soi. Une œuvre précieuse, qui rappelle que l’animation destinée aux plus jeunes peut aussi être un véritable terrain d’expression artistique.

 

La Grande Rêvasion - Rémi Durin, Bram Algoed, Eric Montchaud - 2026

 

En route ! propose un panorama international riche et varié. Inégal, certes, mais traversé par de très belles propositions, le programme séduit par sa diversité de styles et par quelques segments réellement marquants.

Plus doux, plus homogène aussi, L’Ourse et l’Oiseau s’inscrit dans un registre plus contemplatif. Porté par une direction artistique chaleureuse et une vraie cohérence d’ensemble, le film offre une expérience apaisante, presque sensorielle, idéale pour une première approche du cinéma d’animation.

 

L'Ourse et l'Oiseau - Aurore Peuffier, Nina Bisyarina, Martin Clerget, Marie Caudry - 2026

 

Enfin, les programmes Jeune Pousse et Esprit(s) rebelle(s) sont deux propositions honnêtes, mais qui illustrent aussi les limites d’un certain cinéma pour très jeunes publics lorsqu’il peine à dépasser le simple cadre fonctionnel. L'ensemble confirme malgré tout une chose essentielle : l’animation destinée aux enfants reste un espace de création vivant, capable du meilleur comme du plus convenu.

Si ce type de propositions, respectueuses du jeune public et exigeantes sur le plan artistique, retient votre attention, on ne peut que vous encourager à vous tourner vers Benshi. La plateforme s’est imposée ces dernières années comme un véritable repère en la matière, proposant une sélection fine, cohérente et toujours pertinente de films d’animation à destination des plus jeunes. Loin des logiques de volume ou de simple divertissement, Benshi défend une vision du cinéma jeunesse exigeante, où chaque œuvre est choisie avec soin.

 

Jeune Pousse - Romane Gobillot, Mathilde Cabias, Louna Feys, Amandine Marcante, Maylis Moritz, Anastasia Sokolova, Elena Walf, Susann Hoffmann, Nölwenn Roberts - 2026

 

 

La vie de nos chroniques

Du côté de nos contenus, la chronique NetReport nous a permis de revenir sur les films d’animation qu’il ne fallait pas manquer en 2025, avec notamment Mémoires d’un escargot, La Vie, en gros, Amélie et la métaphysique des tubes, Arco ou encore KPop Demon Hunters. Dans le même temps, nous nous sommes également projetés vers l’avenir avec notre sélection des films les plus attendus de 2026, où figurent entre autres Astérix – Le Royaume de Nubie, Super Mario Galaxy, le film, Hexed ou Toy Story 5.

 

Astérix – Le Royaume de Nubie - Alexandre Heboyan - 2026

 

La chronique MediaMorphose s’est intéressée aux passerelles entre spectacle vivant et animation, en explorant des adaptations issues du théâtre et de l’opéra, à travers des œuvres comme Peter Pan, Casse-Noisette ou encore Le Lac des cygnes. Dans un autre registre, notre série consacrée aux adaptations de jeux vidéo en films d’animation touche à sa fin, avec un épisode dédié aux genres restés en marge dans cette série éditoriale, du FPS aux propositions plus atypiques. Enfin MediaMorphose s'est offert un épisode particulièrement dense consacré aux mangas adaptés en animation, preuve une fois encore de la porosité entre les formats.

 

Dragon Ball : La Légende de Shenron - Daisuke Nishio - 1986

 

FollowUp continue de se projeter vers les suites annoncées, avec un focus récent sur Minions 3, ou plutot Des Minions et des Monstres, mais aussi Super Mario Galaxy, le film. De son côté, Joseph dans ThémaKid poursuit son exploration de sujets sensibles à hauteur d’enfant, avec un numéro consacré à la Shoah, et un prochain épisode, attendu le 25 mars, dédié au harcèlement scolaire.

 

Des Minions et des Monstres - Pierre Coffin - 2026

 

Estelle continue de faire vivre la chronique ToutCourt, en mettant en lumière des pépites souvent trop discrètes, rassemblées autour de thématiques aussi variées que pertinentes : portraits de femmes, petits maux de l’hiver ou encore ces traits de personnalité qui nous compliquent parfois la vie. Une diversité de regards qui participe pleinement à la richesse du site.

 

Fille de l'eau - Sandra Desmazières - 2025

 

Ce que le printemps nous réserve

Le printemps n’est pas forcément la période la plus dense en sorties majeures, mais il y aura tout de même de quoi occuper les plus curieux et les plus passionnés.

Parmi les propositions les plus intéressantes qui sortiront fin mars et courant avril, L’Odyssée de Céleste de Kid Koala attire particulièrement l’attention. Pour un premier long métrage, le réalisateur livre une œuvre sensible et singulière, portée par une approche presque sensorielle où la musique joue un rôle central.

Dans un registre plus attendu, Lupin the IIIrd the Movie : La Lignée Immortelle de Takeshi Koike poursuit les aventures du célèbre gentleman cambrioleur.

Les Contes du pommier propose une approche plus artisanale et contemplative.

Et bien sûr Super Mario Galaxy, le film, qui devrait, sans grande surprise, s’imposer comme l’un des événements du printemps. Fort du succès du premier opus, ce nouvel épisode spatial s’annonce spectaculaire et taillé pour le grand public. Reste à voir si le film saura dépasser le simple divertissement pour proposer une véritable montée en puissance.

 

L'Odyssée de Céleste - Kid Koala - 2026

 

En mai, fais ce qu’il te plaît… mais surtout va voir ChaO. Le film de Yasuhiro Aoki s’impose déjà comme l’une des propositions les plus intrigantes du printemps. Fidèle à l’esprit du Studio 4°C, ChaO déploie une liberté créative totale, où l’absurde, l’expérimentation et la démesure visuelle deviennent le moteur même du récit.

 

ChaO - Yasuhiro Aoki - 2026

 

En juin, il y aura Bouchra, même si l’on ne sait pas encore très bien à quoi s’attendre. Réalisé par Orian Yani Barki et Meriem Bennani, le projet intrigue par son point de départ intime et les thématiques qu’il semble vouloir explorer autour de la mémoire, de la création et des liens familiaux. Difficile d’en dire plus à ce stade, mais on espère une proposition à la hauteur de son potentiel.

Tom et Jerry : La Boussole interdite marque le retour du duo iconique dans une aventure teintée de voyage temporel.

Mais c’est bien Toy Story 5 qui devrait venir clôturer la saison de manière spectaculaire (du moins, on l’espère). Nouvelle incursion dans une saga culte, le film cristallise à lui seul toutes les attentes : celles d’un public fidèle, mais aussi celles d’un studio qui joue une nouvelle fois avec l’un de ses héritages les plus précieux.

 

Toy Story 5 - Andrew Stanton - 2026

 

Clap de fin (pour cette saison)

Le printemps est là, les jours s’allongent, laissez entrer un peu de lumière, et venez nous lire, ou nous écouter, sur CinéAnimation.fr., sur nos réseaux ou sur notre chaîne YoutTube.

C’était Guillaume au clavier, avec une Luxo Jr. toujours bien allumée. On se retrouve très bientôt pour la prochaine gazette. D’ici là, je vous souhaite un très beau printemps. Profitez des beaux jours, des premières chaleurs, des envies de renouveau… et surtout, prenez le temps. Le temps de découvrir, de partager, et de vous entourer de celles et ceux qui comptent. À bientôt.

 

Super Mario Galaxy, le film - Aaron Horvath, Michael Jelenic - 2026

 

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