Kaguya, princesse cosmique
Kaguya, princesse cosmique
Infos techniques du film d'animation "Kaguya, princesse cosmique"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Synopsis du film d'animation "Kaguya, princesse cosmique"
Deux jeunes filles réunies par le chant, dont la destinée occupe le devant de la scène de façon éblouissante dans le monde virtuel et onirique de Tsukuyomi.
Critique du film d'animation "Kaguya, princesse cosmique"
Kaguya, princesse cosmique est un film japonais réalisé par Shingo Yamashita, sorti en 2026. Œuvre de science-fiction musicale, il revisite le conte du Taketori monogatari dans un univers mêlant réalité et monde virtuel. Il suit Iroha, une lycéenne solitaire, qui découvre un mystérieux bébé devenu rapidement une jeune fille nommée Kaguya. Ensemble, elles cherchent à réécrire le destin tragique de la légende à travers la musique et le streaming, tout en affrontant des forces venues de la Lune.

Les points forts
Le film séduit d’abord par ses intentions ambitieuses et son ouverture intrigante. L’idée d’une adolescente contrainte d’endosser un rôle maternel inattendu apporte une base dramatique forte, rapidement enrichie par une relecture futuriste du mythe de Kaguya. Cette hybridation narrative, entre conte traditionnel, science-fiction et culture numérique, témoigne d’une volonté d’explorer des thèmes contemporains comme l’identité, la solitude ou la réconciliation personnelle. L’animation constitue également un point fort indéniable : le sens du spectacle est réel, porté par une mise en scène énergique et des séquences visuellement marquantes. L’ambiance générale, oscillant entre mélancolie et exubérance numérique, confère à l’ensemble une identité singulière. L’aspect musical, nourri par des influences électroniques et Vocaloid, regorge d’idées et participe à cette recherche d’une forme moderne et expressive.

Les points faibles
Le film s’effondre toutefois sous le poids de ses propres ambitions. La narration devient rapidement confuse, abandonnant ses pistes initiales sans jamais les approfondir, au profit d’un mélange d’intrigues mal articulées. L’univers virtuel de Tsukuyomi, pourtant central, paraît déconnecté du reste du récit et peine à s’intégrer de manière cohérente. Cette accumulation d’idées non maîtrisées rend l’ensemble indigeste. La durée excessive de 143 minutes aggrave encore ce problème : le récit s’étire inutilement, multipliant les fausses conclusions qui finissent par provoquer une véritable lassitude. Le spectateur se retrouve épuisé par un enchaînement de rebondissements artificiels qui retardent sans cesse un dénouement déjà prévisible. Les personnages, peu attachants, renforcent cette distance émotionnelle : leurs motivations manquent de clarté et leurs interactions peinent à susciter l’empathie. Même la dimension musicale, pourtant inventive, souffre d’un manque d’harmonie, accentuant l’impression générale de brouillon.

En conclusion
Kaguya, princesse cosmique incarne ainsi un projet débordant d’idées mais incapable de les canaliser. Derrière une promesse initiale fascinante se cache une œuvre épuisante, dont la démesure narrative et la confusion structurelle annihilent toute portée émotionnelle. Le film laisse davantage l’impression d’un potentiel gâché que d’une réussite, et s’illustre comme une expérience laborieuse plutôt qu’un moment de cinéma marquant.
