Batman: La malédiction qui s'abattit sur Gotham
Batman: La malédiction qui s'abattit sur Gotham
Infos techniques du film d'animation "Batman: La malédiction qui s'abattit sur Gotham"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Synopsis du film d'animation "Batman: La malédiction qui s'abattit sur Gotham"
Alors qu’un chalutier ramène dans ses cales une découverte archéologique majeure extraite des glaces du Grand Nord, un mal semble se répandre et contaminer lentement la grande métropole et ses habitants. Confronté aux plans du puissant sorcier Ra’s al Ghul, Batman semble être le seul capable à pouvoir empêcher le retour sur Terre d’entités cosmiques belliqueuses.
Critique du film d'animation "Batman: La malédiction qui s'abattit sur Gotham"
La malédiction qui s'abattit sur Gotham est un film américain réalisé par Christopher Berkeley et Sam Liu, sorti en 2023. Inspiré de la mini-série de comics éponyme écrite par Mike Mignola et Richard Pace, l’œuvre transpose l’univers du Chevalier noir dans un Gotham des années 1920, au cœur d’un hommage appuyé à l’imaginaire de H. P. Lovecraft. De retour après deux décennies d’exil en Antarctique, Bruce Wayne découvre une ville rongée par une secte apocalyptique et une corruption surnaturelle. En endossant de nouveau le costume de Batman, il tente de stopper le mal qui ronge Gotham, tout en affrontant les fantômes de son passé et les versions occultes de ses ennemis les plus emblématiques.

Les points forts
Le film affiche d’entrée une ambition esthétique marquée, avec un soin évident porté à l’ambiance. L’animation s’appuie sur des contrastes maîtrisés entre ombre et lumière, qui renforcent la tonalité gothique du récit. Gotham devient un personnage à part entière, suintante de mystères et de menaces. L’hommage à l’univers de Lovecraft fonctionne par endroits grâce à un vrai sens de l’étrangeté, appuyé par un bestiaire horrifique et des visions cauchemardesques qui sortent des sentiers battus du catalogue DC.

Les points faibles
Le scénario est désordonné, trop chargé pour une bonne lisibilité. L’envie de réinterpréter chaque figure iconique de l’univers Batman à la sauce Lovecraft vire rapidement à l’accumulation, au détriment de la clarté narrative. Le spectateur est submergé de pistes surnaturelles, de personnages reconfigurés, de références ésotériques qui, faute d’un fil conducteur solide, finissent par diluer toute tension. Le film donne l’impression de cocher frénétiquement toutes les cases d’un cahier de fan-service sans jamais canaliser son potentiel. L’émotion reste distante, et l’intrigue, opaque dans ses développements, peine à susciter autre chose que de la confusion. L’ensemble manque d’unité et de rythme, jusqu’à lasser. Le charme macabre initial s’efface sous le poids d’une narration embourbée dans son propre excès.

En conclusion
Malgré une promesse originale et un univers visuellement intrigant, Batman: La malédiction qui s'abattit sur Gotham échoue à transformer son audace en réussite. Ni effrayant, ni palpitant, le film laisse surtout un goût d’occasion manquée. L’accueil du public est resté modeste, et on comprend pourquoi : l’œuvre semble s’adresser à un public de niche. Pour les curieux de versions alternatives du mythe, l’expérience peut avoir un intérêt, mais pour les autres, l’ennui risque de s’installer avant même le dernier acte. À réserver aux fans les plus acharnés.
