La série de cartoons Looney Tunes est l’une des plus célèbres au monde. Produit par les studios Warner Bros, et développée parallèlement à la série jumelle Merrie Melodies, cette franchise a introduit au fil des décennies un large éventail de personnages devenus emblématiques, Bugs Bunny, Daffy Duck, Porky Pig, et bien d’autres.
Alternative irrévérencieuse aux dessins animés de Disney, les cartoons Looney Tunes misent sur l’humour loufoque et le burlesque plutôt que sur le côté « mignon » ou artistique.
Du début des années 1930 jusqu’à la fin des années 1960, plus d’un millier de ces courts-métrages ont été produits, formant un corpus légendaire de l’âge d’or de l’animation américaine.
Contexte de création
À la fin des années 1920, Warner Bros. cherche à promouvoir son catalogue musical en produisant des courts-métrages animés musicaux. Le studio confie en 1929 à Leon Schlesinger le soin de lancer une série de dessins animés, en s’inspirant du concept des Silly Symphonies de Disney (d’où le nom parodique Looney Tunes, littéralement « Mélodies déjantées »). Schlesinger s’associe alors aux animateurs Hugh Harman et Rudolf Ising, qui créent le personnage de Bosko, petite figure afro-américaine, vedette du pilote Bosko, The Talk-Ink Kid (1929).
Le premier cartoon Looney Tunes officiellement sorti au cinéma en 1930 est Sinkin’ in the Bathtub, mettant en scène Bosko dans une aventure musicale burlesque.
Des désaccords financiers surviennent en 1933, Harman et Ising quittent Warner et emmènent avec eux les droits de leurs personnages. Bosko part vivre de nouvelles aventures chez MGM.
Privé de sa première star, le studio introduit alors Buddy, un petit bonhomme censé le remplacer, héros éphémère de plusieurs films entre 1933 et 1935.
La véritable mascotte de Warner arrive en 1935 : le cochon Porky Pig. Personnage bègue et jovial, il fait ses débuts dans Je n'ai pas de chapeau, une Merrie Melodie réalisée par Friz Freleng.
Porky Pig rejoint également les films estampillés Looney Tunes, comme avec La Ferme de Porky (1936), réalisé par Frank Tashlin. Dans ce court-métrage, Porky affronte des vautours dans une parodie burlesque de film de gangsters, mêlant gags visuels et mise en scène ambitieuse.
Looney Tunes et Merrie Melodies : deux séries sœurs
Les Looney Tunes et les Merrie Melodies sont deux séries de cartoons produites parallèlement par Warner Bros. durant la même période, d’abord distinctes avant de devenir quasiment interchangeables.
Historiquement, Looney Tunes intégrait les courts-métrages mettant en scène des personnages récurrents (à l’origine Bosko, puis Buddy, puis Porky Pig et ses acolytes). Merrie Melodies, de son côté, proposait à l’origine des films one-shot construits autour d’une chanson du catalogue Warner, à la manière des Silly Symphonies de Disney, et ne mettant pas forcément en scène les héros de la série principale. En pratique, cette distinction n’était pas absolue (dès la fin des années 1930, certains personnages réguliers, comme Egghead le prototype d’Elmer Fudd, apparaissent aussi dans des Merrie Melodies).
Une autre différence notable tient au passage à la couleur : à partir de 1934, les Merrie Melodies sont produites en Technicolor, tandis que les Looney Tunes restent en noir et blanc jusqu’en 1943. Ce n’est qu’en 1942 que Warner sort son premier Looney Tune en couleur (Le Chat de ses dames), et le dernier cartoon Looney Tunes en noir et blanc paraît en 1943 (Tel est pris).
Après 1943, les deux marques sont entièrement en couleur et deviennent pratiquement indissociables, seuls les génériques d’ouverture et les musiques-thèmes diffèrent. En réalité, même à l’époque, l’appellation importait peu, et de nos jours, le nom Looney Tunes tend à englober l’ensemble des personnages et films d’animation classiques de Warner Bros, qu’ils proviennent à l’origine de l’une ou l’autre série.
Les personnages iconiques de Warner Bros, Bugs Bunny, Daffy Duck, Porky Pig et les autres, circulent librement entre les deux séries. Dès lors, le nom de la série importe moins que la popularité des personnages eux-mêmes, qui finissent par incarner tout l’univers Warner, quelle que soit l’étiquette du générique.

L’âge d’or des Looney Tunes
À partir de la fin des années 1930 et tout au long des années 1940-50, les studios Warner Bros. entrent dans une période de créativité foisonnante et de succès sans précédent pour leurs cartoons. Entouré de scénaristes et réalisateurs de grand talent (Tex Avery, Friz Freleng, Chuck Jones, Bob Clampett, Robert McKimson, etc.), le Termite Terrace, surnom donné au studio d’animation Warner, produit des dizaines de films par an, peaufinant un style comique reconnaissable entre tous. Le ton est à la fois irrévérencieux, parodique et volontiers cartoonesque (dans le sens de gags visuels débridés défiant les lois de la physique). Walt Disney cherchait à élever le médium du dessin animé, là où l’équipe Warner cherchait surtout à faire rire. Ce parti-pris humoristique, combiné à la richesse des personnages, fait mouche auprès du public.
Porky va à la chasse (1937)
Daffy Duck est un caneau noir au grand bec, imprévisible et capricieux. Il est introduit dès 1937 dans Porky va à la chasse comme contrepoint comique et exubérant à la placidité de Porky Pig.
Dans ce cartoon fondateur réalisé par Tex Avery, Porky Pig s’essaye à la chasse aux canards, mais ses efforts sont vite sabotés par le volatile hyperactif et incontrôlable. Ce court-métrage marque aussi la naissance du style Tex Avery, basé sur le rythme effréné, la rupture des codes, et le comique de l’absurde.
Porky à Zinzinville (1938)
Porky Pig est un gentil petit cochon bègue au grand cœur, vêtu d’une veste et d’un nœud papillon. Star des premiers Looney Tunes (il est la vedette du studio à la fin des années 30).
Porky à Zinzinville de Bob Clampett, est une plongée surréaliste dans un univers de fous, dans lequel Porky Pig se lance à la recherche du dernier des dodos. Peuplé de créatures absurdes dignes de Dali ou des Marx Brothers, le cartoon marque un tournant dans l’animation Warner, en libérant pleinement le potentiel anarchique du médium. Ce cartoon est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre du nonsense animé.

Porky à l’hôtel (1943)
Durant les années 1940, Bugs Bunny et ses comparses deviennent de véritables icônes de la culture populaire américaine. La série Looney Tunes domine même le box-office des cartoons pendant près de trois décennies, éclipsant la concurrence de Disney ou d’autres studios. Ces courts-métrages, diffusés à l’origine en ouverture des films dans les salles de cinéma, acquièrent une popularité telle qu’ils éclipseront parfois le long-métrage principal aux yeux des spectateurs. Warner Bros. n’hésite pas à rééditer régulièrement les meilleurs épisodes, tandis que de nouveaux dessins animés continuent de sortir presque chaque semaine pendant l’après-guerre. La qualité artistique et l’inventivité de nombreux cartoons Looney Tunes seront d’ailleurs reconnues par la critique et par l’industrie : Warner remportera cinq Oscars du meilleur court-métrage d’animation au fil des années.
Le personnage le plus célèbre de la marque, Bugs Bunny, est un lapin anthropomorphe à la fois malin, désinvolte et irrévérencieux, éternel triomphateur face à ses adversaires. Devenu mascotte du studio, Bugs fait sa première apparition officielle en 1940 (Un chasseur sachant chasser sous l'étiquette Merrie Melodies) et popularise la réplique fétiche « Eh… quoi de neuf, docteur ? ».
Bien que Bugs Bunny soit d’abord apparu quasi exclusivement dans la série Merrie Melodies, il commence à faire quelques incursions dans les Looney Tunes à partir de 1943, avec Porky à l’hôtel, où il partage l’affiche avec Porky Pig et Daffy Duck dans une dynamique de groupe. Ce n’est qu’à partir de 1945 qu’il intègre plus régulièrement la série Looney Tunes, devenant peu à peu une vedette transversale apparaissant dans l’une ou l’autre selon les projets. Dès lors, Bugs incarne véritablement l’esprit Warner, toutes étiquettes confondues.
Saute qui peut ! (1949)
Sam le pirate est un petit homme colérique à la grande moustache rousse, armé de deux revolvers. Parodie de bandit du Far West, il est l’un des adversaires les plus tenaces de Bugs Bunny, compensant sa bêtise par une rage burlesque et incontrôlable.
Réalisé par Friz Freleng, Saute qui peut! est l’un des premiers cartoons estampillés Looney Tunes mettant en scène Sam le pirate en face de Bugs Bunny. Dans ce court-métrage, Bugs remplace un acrobate de cirque défaillant, et Sam, en spectateur têtu, exige de voir le numéro de plongeon depuis un tremplin perché à plusieurs mètres de hauteur. Le rythme, la répétition comique, et l’escalade absurde font de ce cartoon un modèle de timing burlesque, et affirment pleinement le personnage de Sam : colérique, borné, et toujours victime de sa propre hargne.
Relent d'amour (1949)
Réalisé par Chuck Jones, ce cartoon met en scène Pépé le putois, le séducteur le plus envahissant du bestiaire Looney Tunes. Ici, il poursuit avec insistance une chatte noire accidentellement tachée de blanc, qu’il prend pour une congénère. Jouant sur les codes de la comédie romantique à la française, le film mélange humour visuel, quiproquos et caricature amoureuse. Ce cartoon remporta l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 1950.

Une bataille très duraille (1950)
Grosminet le chat et Titi le canari forme un duo emblématique.
Les apparitions de Titi et Grosminet débutent en 1947 avec Le repas est servi !, et se poursuivent sous l’étiquette Merrie Melodies dans les années qui suivent. C’est à partir de 1950, avec Une bataille très duraille, que le tandem s’affiche également dans la série Looney Tunes, où l’on retrouve leur dynamique comique bien rodée : Titi, petit canari malin, nargue son poursuivant, Grosminet, éternel chat frustré, dans un enchaînement de gags visuels menés à un rythme soutenu.
Le Clapier de Séville (1950)
Réalisé par Chuck Jones, ce film est une brillante parodie de l’ouverture du Barbier de Séville de Rossini, transposée dans l’univers burlesque des Looney Tunes. Dans un théâtre, Bugs Bunny et Elmer Fudd s’affrontent dans une mise en scène délirante, parfaitement synchronisée à la musique. Gags visuels, poursuites effrénées et déguisements s’enchaînent au rythme effréné de la partition. Ce court-métrage est souvent salué pour sa virtuosité comique et sa fusion impeccable entre animation et musique classique, symbole du raffinement absurde propre à l’âge d’or de Warner Bros.
Chassé-croisé (La lapinomalose) (1951)
Daffy évolue dans les années 1950 en grincheux égocentrique souvent opposé à Bugs Bunny dans des duos comiques mémorables.
Parmi les courts-métrages les plus célèbres des Looney Tunes, souvent cités comme des classiques, on peut notamment retenir Chassé-croisé (La lapinomalose) de 1951, Conflit de canard de 1952 et Qui va à la chasse? de 1953.
Ce trio de cartoons de Chuck Jones, connu comme la « trilogie de la chasse », met en scène Bugs Bunny et Daffy Duck aux prises avec Elmer Fudd. Ils sont surtout restés célèbres pour la scène de joute verbale absurde où Bugs et Daffy se renvoient la balle pour manipuler le chasseur.
Le Diable au corps (1954)
Taz, le Diable de Tasmanie est un curieux marsupial venu d’Australie, incarnant une force de la nature brute. Il se présente comme un prédateur vorace tournoyant telle une tornade, capable de tout dévorer sur son passage.
Introduit en 1954 dans Le Diable au corps, Taz n’est apparu que dans peu de cartoons à l’époque classique, mais sa silhouette et ses grognements incompréhensibles ont marqué les esprits.
À vos marques, prêts... pfiou (1955)
Bip Bip et Vil Coyote, un autre duo de chasseur et proie, alternent eux aussi entre les deux séries, selon les époques et les réalisateurs.
Leur première apparition sous l’étiquette Looney Tunes remonte à 1955, avec le cartoon À vos marques, prêts... pfiou. Le duo y conserve sa formule minimaliste et burlesque : un coyote génial mais malchanceux, obsédé par l’idée d’attraper un oiseau ultra-rapide, et sans jamais prononcer un mot. Ce passage à la série Looney Tunes ne change rien à leur dynamique, mais confirme leur statut de stars à part entière dans l’univers Warner.
Les Peureux Chevaliers de la Table ronde (1958)
Réalisé par Friz Freleng, c'est l’un des cartoons les plus célèbres de Bugs Bunny, et aussi le seul à avoir remporté un Oscar. Dans cette parodie médiévale, Bugs est envoyé par le roi Arthur pour récupérer l’épée magique volée par le chevalier noir… incarné par Sam le pirate, monté sur un dragon cracheur de feu enrhumé. Gags absurdes, jeux de mots et retournements comiques font de ce court-métrage un condensé du style Warner, où l’humour anachronique triomphe des plus farouches adversaires.

La Guéguerre des étoiles (1963)
Au gré des années, la galerie de personnages des Looney Tunes s’est étoffée pour donner naissance à certains des héros animés les plus célèbres du XXe siècle. Mais d’autres personnages secondaires notables ont aussi tirés leur épingle du jeu, comme Charlie le coq, Marvin le Martien, Gossamer (le monstre poilu rouge), la sorcière Hazel, etc.
Par exemple dans La Guéguerre des étoiles, réalisé par Chuck Jones, Bugs Bunny est dans l’espace après avoir accidentellement embarqué dans une fusée. À bord, il fait face à Marvin le Martien, toujours décidé à faire exploser la Terre pour des raisons « scientifiques », cette fois à l’aide d’un puissant explosif.
Ce cartoon, tout en exploitant l’imagerie rétro-futuriste de l’époque, renforce la figure comique de Marvin : calme, méthodique, mais toujours condamné à l’échec face à l’absurde.
Fin de la période classique (années 1960)
L’âge d’or des Looney Tunes prend fin au tournant des années 1960. La télévision a réduit l’audience des courts-métrages au cinéma, et Warner Bros. commence à réduire les coûts de son département animation.
En 1963, le studio ferme purement et simplement sa division de dessins animés, entraînant le départ des équipes historiques. Pourtant, quelques personnages Looney Tunes continuent de vivre à l’écran : entre 1964 et 1967, Warner fait produire à l’extérieur de nouveaux cartoons mettant en scène des personnages inédits comme Cool Cat (un tigre flegmatique) ou en recyclant des figures connues comme Speedy Gonzales et Daffy Duck.
De 1967 à 1969, la compagnie tente une relance sous le nom Warner Bros.-Seven Arts, avec de nouveaux génériques et un logo modernisé, mais la qualité n’est plus au rendez-vous. Ces ultimes courts-métrages des années 1960 se caractérisent par une animation limitée et des visuels simplifiés, reflet de budgets serrés.
Héritage et postérité
Malgré l’arrêt de la production régulière en 1969, les Looney Tunes n’ont jamais quitté l’imaginaire du public. Dès 1955, leurs courts-métrages sont massivement rediffusés à la télévision américaine, dans de nombreuses émissions anthologiques, ce qui les fait découvrir à de nouvelles générations. Des scènes trop violentes ou à caractère raciste sont cependant censurées lors des passages TV dans les années 1970 (par exemple, le suicide comique de Sam le pirate coupé dans Quel opéra, docteur ? à la télévision française, ou les onze cartoons ouvertement racistes retirés de la distribution en 1968.
Au cinéma, les personnages de Warner ont continué leurs apparitions bien après les années 60. Ils côtoient même leurs rivaux de Disney dans le film culte Qui veut la peau de Roger Rabbit (1988), où l’on voit Bugs Bunny sauter en parachute aux côtés de Mickey Mouse, et Daffy Duck livrer un duel de pianos contre Donald, une première historique de cross-over entre ces univers.
Les Looney Tunes reviennent en vedettes sur grand écran dans Space Jam (1996), qui les associe à la star du basket Michael Jordan dans un mélange de prises de vue réelles et d’animation. Ce film, s’il divise la critique, est un énorme succès public (plus de 100 millions de $ de recettes aux États-Unis) et fait découvrir Bugs Bunny à une nouvelle génération, tout en introduisant un nouveau personnage comme Lola Bunny.
D’autres productions suivront : en 2003 sort Les Looney Tunes passent à l’action, qui rend hommage à l’esprit des cartoons originaux tout en transposant les héros à l’ère moderne. Plus récemment, Warner a multiplié les projets pour faire vivre son catalogue, avec notamment une suite de Space Jam (Space Jam : Nouvelle Ère en 2021), preuve que la popularité de cet univers ne se dément pas.
Près de 90 ans après leurs débuts, les Looney Tunes demeurent un pilier de l’animation et de la culture populaire. Les aventures de Bugs Bunny, Daffy Duck, Porky Pig, Titi, Grosminet et des autres continuent de faire rire petits et grands à travers le monde, et leurs répliques ou gags visuels font désormais partie du langage commun. De nombreux épisodes sont sélectionnés pour conservation au National Film Registry (Quel opéra, docteur?, Farce au canard, La Légende du ténor grenouille…).
Cet héritage pérenne des Looney Tunes témoigne de l’inventivité et de la vitalité de la période classique dont ils sont issus, et assure à ces personnages délirants une postérité indéfectible auprès des nouvelles générations de fans.

Note : L'intégrale de la série ci-dessous peut être dépliée pour consultation. Les dates indiquées correspondent aux sorties dans le pays d’origine. Tous les films de cette série de cartoons ne sont pas sortis en France. Les épisodes produits spécifiquement pour la télévision, dans le cadre de séries télévisées, ne sont pas inclus dans cette liste. La liste suivante, intitulée « Films associés », n’est pas exhaustive. Elle propose une sélection des épisodes les plus représentatifs de la série, en privilégiant ceux ayant été diffusés ou exploités en France. Les dates indiquées dans cette deuxième liste correspondent aux sorties françaises.
1929
1930
- Sinkin' in the Bathtub
- Congo Jazz
- Hold Anything
- The Booze Hangs High
- Box Car Blues
- Big Man from the North
- Ain't Nature Grand!
1931
- Ups 'n Downs
- Dumb Patrol
- Yodeling Yokels
- Bosko's Holiday
- The Tree's Knees
- Bosko Shipwrecked!
- Bosko the Doughboy
- Bosko's Soda Fountain
- Bosko's Fox Hunt
1932
- Bosko at the Zoo
- Battling Bosko
- Big-Hearted Bosko
- Bosko's Party
- Bosko and Bruno
- Bosko's Dog Race
- Bosko at the Beach
- Bosko's Store
- Bosko the Lumberjack
- Ride Him, Bosko!
- Bosko the Drawback
- Bosko's Dizzy Date
- Bosko's Woodland Daze
1933
- Bosko in Dutch
- Bosko in Person
- Bosko the Speed King
- Bosko's Knight-Mare
- Bosko the Sheep-Herder
- Beau Bosko
- Bosko's Mechanical Man
- Bosko the Musketeer
- Bosko's Picture Show
- Buddy's Day Out
- Buddy's Beer Garden
- Buddy's Show Boat
1934
- Buddy the Gob
- Buddy and Towser
- Buddy's Garage
- Buddy's Trolley Troubles
- Buddy of the Apes
- Buddy's Bearcats
- Buddy the Detective
- Buddy the Woodsman
- Buddy's Circus
- Buddy's Adventures
- Viva Buddy
- Buddy the Dentist
1935
- Buddy's Pony Express
- Buddy's Theatre
- Buddy of the Legion
- Buddy's Lost World
- Buddy's Bug Hunt
- Buddy in Africa
- Buddy Steps Out
- Buddy the Gee Man
- A Cartoonist's Nightmare
- Le Gaffeur d'Hollywood
- Gold Diggers of '49
1936
- The Phantom Ship
- Boom Boom
- Alpine Antics
- The Fire Alarm
- The Blow Out
- Westward Whoa
- Plane Dippy
- Fish Tales
- Shanghaied Shipmates
- Porky's Pet
- Porky the Rain-Maker
- La Ferme de Porky
- Porky's Moving Day
- Milk and Money
- Little Beau Porky
- The Village Smithy
- Porky in the North Woods
1937
- Porky the Wrestler
- Porky's Road Race
- Picador Porky
- Porky's Romance
- Porky va à la chasse
- Porky and Gabby
- Porky's Building
- Porky's Super Service
- Porky's Badtime Story
- Porky's Railroad
- Get Rich Quick Porky
- Le jardin de Porky
- Rover's Rival
- The Case of the Stuttering Pig
- Porky's Double Trouble
- Porky's Hero Agency
1938
- Porky's Poppa
- Porky at the Crocadero
- What Price Porky
- Porky's Phoney Express
- Porky's Five & Ten
- Porky et le Lapin malin
- Injun Trouble
- Porky the Fireman
- Porky's Party
- Porky's Spring Planting
- Porky & Daffy
- Wholly Smoke
- Porky à Zinzinville
- Porky's Naughty Nephew
- Porky in Egypt
- The Daffy Doc
- Porky the Gob
1939
- The Lone Stranger and Porky
- It's an Ill Wind
- Porky's Tire Trouble
- Porky's Movie Mystery
- Chicken Jitters
- Porky and Teabiscuit
- Kristopher Kolumbus Jr.
- Polar Pals
- Scalp Trouble
- Porky's Picnic
- Wise Quacks
- Porky's Hotel
- Jeepers Creepers
- Naughty Neighbors
- Pied Piper Porky
- Porky the Giant Killer
- The Film Fan
- Porky's Last Stand
1940
- Africa Squeaks
- Ali-Baba Bound
- Pilgrim Porky
- Slap-Happy Pappy
- Porky's Poor Fish
- Vous devriez faire du cinéma
- The Chewin' Bruin
- Porky's Baseball Broadcast
- Patient Porky
- Calling Dr. Porky
- Prehistoric Porky
- The Sour Puss
- Porky's Hired Hand
- The Timid Toreador
1941
- Porky's Snooze Reel
- The Haunted Mouse
- Joe Glow, the Firefly
- Porky's Bear Facts
- Porky en avant-première
- Porky's Ant
- A Coy Decoy
- Porky's Prize Pony
- Meet John Doughboy
- We, the Animals Squeak!
- The Henpecked Duck
- Notes to You
- Robinson Crusoe, Jr.
- Porky's Midnight Matinee
- Porky's Pooch
1942
- Porky's Pastry Pirates
- Who's Who in the Zoo
- Porky's Cafe
- Saps in Chaps
- Daffy's Southern Exposure
- Nutty News
- Hobby Horse-Laffs
- Gopher Goofy
- Wacky Blackout
- The Ducktators
- Eatin' on the Cuff or The Moth Who Came to Dinner
- The Impatient Patient
- Le Chat de ses dames
- The Daffy Duckaroo
- My Favorite Duck
1943
- Confusions of a Nutzy Spy
- Être ou ne pas être canardé
- Hop and Go
- The Wise Quacking Duck
- Tokio Jokio
- Daffy impresario
- Porky à l’hôtel
- Scrap Happy Daffy
- Daffy le héros
- Tel est pris (Le Chat châtié)
1944
- Tom Turk and Daffy
- I Got Plenty of Mutton
- Tick Tock Tuckered
- Swooner Crooner
- Duck Soup to Nuts
- Angel Puss
- Brother Brat
- From Hand to Mouse
- Buckaroo Bugs
- Daffy part en mission
- Booby Hatched
- The Stupid Cupid
1945
- Odor-able Kitty
- Draftee Daffy
- Trap Happy Porky
- Behind the Meat-Ball
- Ain’t That Ducky
- Tale of Two Mice
- Hare Conditioned
- The Bashful Buzzard
- Hare Tonic
1946
- Book Revue
- Baseball Bugs
- Biberons et Confusions
- Daffy Doodles
- Hush My Mouse
- Kitty Kornered
- Acrobatty Bunny
- Tire-lire à tire-larigot
- Of Thee I Sting
- Racketeer Rabbit
- The Big Snooze
- Mouse Menace
- Roughly Squeaking
1947
- The Goofy Gophers
- Scent-imental Over You
- Birth of a Notion
- Rabbit Transit
- Along Came Daffy
- Easter Yeggs
- Crowing Pains
- House Hunting Mice
- Little Orphan Airedale
- Mexican Joyride
- A Horse Fly Fleas
1948
- Le Singe d'une nuit d'été
- A Feather in His Hare
- What Makes Daffy Duck
- What's Brewin', Bruin?
- Hop, Look and Listen
- Buccaneer Bunny
- The Rattled Rooster
- The Up-Standing Sitter
- Voyage organisé
- The Pest That Came to Dinner
- Odor of the Day
- A-Lad-In His Lamp
- Kit for Cat
- The Stupor Salesman
- Riff Raffy Daffy
1949
- Un esclave de choix
- Porky Chops
- Mississippi Hare
- Paying the Piper
- Daffy Duck Hunt
- Chat-lucinations
- Saute qui peut !
- Curtain Razor
- Bugs Bunny Casse-Noisettes
- Henhouse Henery
- The Grey Hounded Hare
- The Windblown Hare
- Vite fait, mal fait
- Swallow the Leader
- Relent d'amour
- Which Is Witch
- Bear Feat
- A Ham in a Role
1950
- Boobs in the Woods
- Mutiny on the Bunny
- The Lion's Busy
- Le Mouron rouge
- Big House Bunny
- The Leghorn Blows at Midnight
- What's Up, Doc?
- Une bataille très duraille
- 8 Ball Bunny
- It's Hummer Time
- The Ducksters
- Pop 'im Pop!
- Bushy Hare
- Caveman Inki
- Le Clapier de Séville
- Two's a Crowd
1951
- Canned Feud
- Rabbit Every Monday
- Putty Tat Trouble
- A Bone for a Bone
- The Fair-Haired Hare
- Chassé-croisé (La lapinomalose)
- Chow Hound
- The Wearing of the Grin
- His Hare-Raising Tale
- La Chasse au mari
- A Bear for Punishment
- Tweet Tweet Tweety
- Un canard envahissant
1952
- Who's Kitten Who?
- Opération lapin
- Gift Wrapped
- Thumb Fun
- 14 Carrot Rabbit
- Le docteur abuse
- Sock a Doodle Do
- The Hasty Hare
- Ain't She Tweet
- Hoppy-Go-Lucky
- A Bird in a Guilty Cage
- Mouse-Warming
- The Super Snooper
- Fool Coverage
- Hare Lift
1953
- Don't Give Up the Sheep
- Snow Business
- Forward March Hare
- Kiss Me Cat
- A Peck o' Trouble
- Southern Fried Rabbit
- Ant Pasted
- There Auto Be a Law
- Wild Over You
- Bunny toréador
- Plop Goes the Weasel
- A Street Cat Named Sylvester
- Lumber Jack-Rabbit
- Easy Peckin's
- Of Rice and Hen
- Robot Rabbit
- Une petite trompe qui fait beaucoup de bruit
1954
- Dog Pounded
- Feline Frame-Up
- Bugsy et les Bandits
- The Cats Bah
- Design for Leaving
- No Parking Hare
- Dr. Jerkyl's Hide
- Little Boy Boo
- Le Diable au corps
- Bunny ensorcelé
- Satan attend
- Yankee Doodle Bugs
- Gone Batty
- By Word of Mouse
- From A to Z-Z-Z-Z
1955
- All Fowled Up
- Bugs Bunny au Sahara
- Sandy Claws
- The Hole Idea
- À vos marques, prêts... pfiou
- Rabbit Rampage
- Lumber Jerks
- Double or Mutton
- Hyde and Hare
- Dime to Retire
- Grand mère ne s'en laisse pas conter
- Bugs Bunny dans l'arène
- Heir-Conditioned
- Fuselage de pierre
1956
- Too Hop to Handle
- Weasel Stop
- Carottes et Malédiction
- Tweet and Sour
- Mixed Master
- Rabbitson Crusoe
- Vrroum !
- Daffy super héros
- Barbary Coast Bunny
- Raw! Raw! Rooster!
- A Star Is Bored
- Élémentaire, mon cher
- Des souris et des elfes
- Les voilà repartis
- The Honey-Mousers
1957
- Les Trois Petits Bip-bops
- Omelette aux gnons
- Go Fly a Kit
- Cheese It, the Cat!
- Piker's Peak
- Steal Wool
- Boston Quackie
- Pour une poignée de téquila
- Bugsy and Mugsy
- Bobos les papattes
- Daffy Duck superstar
- Gonzales' Tamales
1958
- Tortilla Flaps
- Pizza Titi
- La Guéguerre des étoiles
- A Waggily Tale
- Now Hare This
- Dog Tales
- Les Peureux Chevaliers de la Table ronde
- Hook, Line and Stinker
- Pre-Hysterical Hare
- Gopher Broke
1959
- Baton Bunny
- China Jones
- Roule ma poule
- A Mutt in a Rut
- Mexicali Shmoes
- La Dure Loi de l’Ouest
- Cat's Paw
- Here Today, Gone Tamale
- A Broken Leghorn
- Y être ou ne pas y être
- Tweet Dreams
1960
- Fastest with the Mostest
- Horse Hare
- Une souris sans gêne
- Who Scent You?
- Un lapin hors norme
- Crockett-Doodle-Do
- Mouse and Garden
- Mice Follies
- Hopalong Cassismique
- La Note ivre
1961
- Cannery Woe
- Hoppy Daze
- Birds of a Father
- Un lapin pour le yéti (L'Abominable Lapin des Neiges)
- Lickety-Splat
- A Scent of the Matterhorn
- The Rebel Without Claws
- Le Joueur de flûte de Guadalupe
- Prince Violent (Prince Varmint)
- Daffy’s Inn Trouble
- What’s My Lion?
1962
- Wet Hare
- Fish and Slips
- Nonchalanté contre-attaque
- The Slick Chick
- Pépé visite le Louvre
- The Jet Cage
- Good Noose
- Shishkabugs
- Martian Through Georgia
1963
- The Million Hare
- Mexican Cat Dance
- Now Hear This
- Hare-Breadth Hurry
1964
- Dumb Patrol
- A Message to Gracias
- Freudy Cat
- Nuts and Volts
- The Iceman Ducketh
- War and Pieces
- False Hare
- Señorella and the Glass Huarache
- Pancho’s Hideaway
1965
- Zip Zip Hooray!
- It's Nice to Have a Mouse Around the House
- Moby Duck
- Well Worn Daffy
- Suppressed Duck
- Tease for Two
- Tired and Feathered
- Chili Corn Corny
- Just Plane Beep
- Highway Runnery
1966
- The Astroduck
- Shot and Bothered
- The Solid Tin Coyote
- Clippety Clobbered
- Daffy Rents
- A-Haunting We Will Go
- A Squeak in the Deep
- Swing Ding Amigo
- Sugar and Spies
1967
- Quacker Tracker
- The Spy Swatter
- Rodent to Stardom
- Cool Cat
- Fiesta Fiasco
1968
- Hocus Pocus Pow Wow
- Skyscraper Caper
- Hippydrome Tiger
- See Ya Later Gladiator
- 3 Ring Wing-Ding
- Flying Circus
- Bunny and Claude (We Rob Carrot Patches)
1969
- Fistic Mystic
- Rabbit Stew and Rabbits Too!
- Bugged by a Bee
1987
1991
- Box-Office Bunny
1992
- Invasion of the Bunny Snatchers
1994
- Chariots of Fur
1995
- Carrotblanca
- Another Froggy Evening
1996
- Superior Duck
1997
- Pullet Surprise
- From Hare to Eternity
- Father of the Bird
2000
- Little Go Beep
2003
- Whizzard of Ow
2004
- Museum Scream
- Hare and Loathing in Las Vegas
- Attack of the Drones
- Cock-A-Doodle Duel
- My Generation G-G-Gap
- Daffy Duck for President
2010
- Coyote Falls
- Fur of Flying
- Rabid Rider
2011
- I Tawt I Taw a Puddy Tat
2012
- Daffy's Rhapsody
2014
- Flash in the Pain
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