Série de Cartoons - Silly Symphonies

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Série de Cartoons - Silly Symphonies

Dossier rédigé par Guillaume

Les Silly Symphonies désignent une série de cartoons musicaux produits par les studios Disney entre 1929 et 1939.

 

À la différence des aventures de Mickey Mouse ou Donald Duck, ces dessins animés forment une anthologie sans héros récurrent : chaque film est indépendant, avec ses propres personnages et son ambiance particulière​. Walt Disney les a conçus comme de petites « symphonies animées », où la musique guide l’action bien plus que les dialogues. Chaque Silly Symphony raconte en quelques minutes une histoire souvent inspirée de contes, de fables ou de thèmes folkloriques, le tout en synchronisant étroitement l’animation aux morceaux musicaux. Ce format inédit de « court-métrage musical » a permis au studio d’explorer librement des styles variés – comique, poétique, fantastique ou même dramatique – sans s’enfermer dans un univers de personnage unique.

 

La Cigale et la Fourmi - Wilfred Jackson - 1934

 

Contexte de création

À la fin des années 1920, Walt Disney vient de révolutionner le dessin animé avec Mickey Mouse et l’avènement du son synchronisé (Willie, le bateau à vapeur, 1928). Fort de ce succès, il souhaite aller plus loin et expérimenter de nouvelles idées. C’est ainsi qu’émerge le projet des Silly Symphonies : des courts-métrages centrés sur la musique et l’ambiance, plutôt que sur un personnage vedette​. Le compositeur Carl W. Stalling, recruté par Disney pour les premières bandes sonores de Mickey, suggère justement de créer un dessin animé où l’animation serait pensée comme de la chorégraphie musicale​. Walt est séduit par ce concept de nouveauté musicale et lance le projet dès 1929.

 

La Danse Macabre (1929)

Le tout premier Silly Symphony met en scène un quatuor de squelettes dansant dans un cimetière au rythme d’une valse macabre. Ce court-métrage en noir et blanc, réalisé par Ub Iwerks, illustre d’emblée le concept novateur de la série : ici, l’atmosphère lugubre est désamorcée par l’humour, et l’animation est synchronisée à la musique classique (en l’occurrence la Marche des Trolls d’Edvard Grieg)​. L’énorme tête souriante de la lune et les silhouettes osseuses dansantes témoignent du ton fantaisiste et un peu audacieux des débuts de la série. Ce mélange unique de musique, d’humour visuel et de fantaisie va caractériser les Silly Symphonies tout au long de leur décennie d’existence.

Ce premier film reçoit un accueil enthousiaste​ et dans la foulée, Disney obtient le soutien d’un distributeur (Columbia Pictures) pour produire une série complète. Cette nouvelle aventure permet au studio d’animer toutes sortes de sujets (animaux, jouets, créatures fantastiques, etc.) sans les contraintes liées à un héros récurrent. Walt Disney y voit aussi l’occasion de former son équipe et de tester des techniques inédites, tandis que Mickey continue de porter la marque Disney dans des rôles plus conventionnels. Les Silly Symphonies naissent donc du double désir d’innovation et de créativité. Par ailleurs, la série profite de l’expérience d’Ub Iwerks, l’animateur-star du studio. Iwerks insuffle son dynamisme aux premiers courts-métrages. Son style énergique et ses trouvailles visuelles contribuent à lancer la série sur de bonnes bases. Néanmoins, en 1930 Ub Iwerks quitte Disney pour fonder son propre studio​. Ce départ oblige Walt à faire confiance à une nouvelle génération d’animateurs avec qui les Silly Symphonies gagnent en popularité.

 

Silly Symphonies - La Danse macabre - Walt Disney - 1929

 

Style, innovations et rôle expérimental

Le concept même des Silly Symphonies inspire la concurrence. Le studio Warner Bros lance deux séries au nom évocateur – Looney Tunes et Merrie Melodies – directement calquées sur l’idée de dessins animés musicaux initiée par Disney​.

Mais rien ne surpasse visuellement et thématiquement les Silly Symphonies, qui se distinguent par une grande variété de styles. Au-delà de leur charme narratif, ils ont joué un rôle expérimental crucial dans l’histoire de l’animation Disney. Leur créateur les a très vite utilisées comme un terrain d’essai pour affiner des techniques qui seraient ensuite réutilisées dans les longs-métrages. Dans le milieu des années 1930, de nombreuses innovations y sont testées et perfectionnées avant d’être intégrées aux films comme Blanche-Neige ou Pinocchio​. L’apport technique le plus célèbre est sans doute l’introduction de la couleur et de la caméra multiplane.

 

Des arbres et des fleurs (1932)

Dès 1932, Disney adopte en effet le nouveau procédé Technicolor trichrome pour ses courts-métrages. Le Silly Symphony Des arbres et des fleurs devient ainsi le tout premier dessin animé en couleurs de la série​. Ce petit film bucolique, peuplé d’arbres chantants et de fleurs dansantes, émerveille le public par ses teintes vives. Il est couronné de succès et remporte l’Oscar du meilleur court-métrage animé – le premier Oscar jamais décerné à un dessin animé​. Fort de cette réussite, Disney bascule progressivement l’ensemble de la série en Technicolor, profitant même d’un contrat d’exclusivité de 5 ans qui lui assure un avantage sur ses concurrents. La couleur apporte une nouvelle dimension aux Silly Symphonies, permettant des ambiances plus riches (ciels crépusculaires, forêts flamboyantes) et un attrait visuel démultiplié.

 

Des arbres et des fleurs - Burt Gillett - 1932
Des arbres et des fleurs - Burt Gillett - 1932

 

Les Enfants des bois (1932)

Inspiré des contes d’Hansel et Gretel, ce court-métrage transpose le célèbre duo dans une forêt peuplée de gnomes, de sorcières et de créatures magiques. Mêlant légèreté et frisson, il impressionne par ses décors féeriques et son ambiance très « conte européen ». La séquence dans la maison de la sorcière, transformant des enfants en créatures de sucre, marque par son ton plus sombre. C’est l’un des premiers Silly Symphonies à mêler aussi habilement fantastique, humour et menace, dans une ambiance préfigurant Blanche-Neige.

 

Les Enfants des bois - Burt Gillett - 1932

 

L’Atelier du Père Noël (1932)

Ce classique de Noël nous plonge dans les préparatifs du Père Noël et de ses lutins à la veille des fêtes. Jouets vivants, listes d’enfants, lutins farceurs : tout est prétexte à des gags visuels enchaînés au rythme d’une musique joyeuse. Ce cartoon a fortement contribué à façonner l’imagerie moderne du Père Noël dans la culture populaire. Il est resté un incontournable des programmations hivernales et a connu une suite directe avec L'Arbre de Noël (1933), également très populaire.

 

L’Atelier du Père Noël - Wilfred Jackson - 1932

 

Les Trois Petits Cochons (1933)

En termes de thématiques, la série explore un spectre large, des plus légères aux plus sérieuses. Si les premiers épisodes sont surtout des divertissements musicaux, les Silly Symphonies gagnent en profondeur narrative au fil du temps. Disney ose même des tons plus sombres ou émouvants dans ce format court. Les Trois Petits Cochons aborde en filigrane la notion de prévoyance face à l’adversité. Sorti en pleine Grande Dépression, ce film rencontre un succès phénoménal : le public s’attache aux trois frères cochons bâtisseurs (dont les personnalités tranchées préfigurent les futurs personnages Disney) et adore la chanson entraînante « Qui a peur du grand méchant loup ». Devant cet engouement, Walt produit plusieurs suites (Le Grand Méchant Loup en 1934, Les Trois Petits Loups en 1936, Le Cochon pratique en 1939) – fait rare car la série évitait en principe les personnages récurrents. Les Trois Petits Cochons remporte également l’Oscar du meilleur court-métrage animé. Mais au-delà des prix, son impact culturel est majeur : le film démontre le pouvoir de la narration et de la caractérisation même en format court. L’animation y gagne aussi en expressivité (le loup grimace et souffle de façon mémorable) et Disney comprend qu’un bon storytelling peut rendre des personnages inédits aussi populaires que Mickey. Ce court-métrage reste aujourd’hui une pièce emblématique de l’âge d’or de l’animation.

 

Les Trois Petits Cochons - Burt Gillett -1933

 

La Déesse du printemps (1934)

Outre la couleur, les Silly Symphonies ont permis de développer de nombreuses techniques d’animation avancées. Les animateurs y expérimentent les effets de lumière et d’ombre (mise au point de la « peinture ombre » pour des ombrages plus réalistes​), les rendus de pluie, de vent, de reflets sur l’eau ou encore l’animation de personnages humains crédibles. Par exemple, le court-métrage La Déesse du printemps (1934) met en scène des personnages humains (Perséphone et Hadès) dans un style opérette, ce qui oblige les artistes Disney à s’exercer à l’animation réaliste du corps humain – un défi inédit à l’époque.

 

La Déesse du printemps - Wilfred Jackson - 1934

 

Une petite poule avisée (1934)

Cet épisode est surtout connu pour marquer les débuts à l’écran d’un certain Donald Duck​. L’histoire, adaptée d’un conte enfantin, met en scène une poule diligente qui demande de l’aide pour planter du maïs à deux compères fainéants : un cochon… et le fameux petit canard blanc au fort caractère. Donald Duck n’est encore qu’un personnage secondaire comique – il passe son temps à simuler des maux de ventre pour échapper au travail – mais sa voix nasillarde et sa personnalité lâche et gourmande font mouche immédiatement. Par la suite, Donald Duck quittera le cadre des Silly Symphonies pour rejoindre l’univers de Mickey et vivra ses propres aventures, mais les fans se rappellent que c’est dans ce modeste court-métrage musical que la star a éclot.

 

Une petite poule avisée - Wilfred Jackson - 1934

 

Le Lièvre et la Tortue (1935)

Adapté de la célèbre fable d’Ésope (et de La Fontaine), ce court-métrage illustre à merveille le savoir-faire de Disney pour allier humour et morale. Il raconte la fameuse course entre la tortue lente mais persévérante (Toby Tortoise) et le lièvre rapide mais arrogant (Max Hare), retranscrite ici dans l’univers d’un stade de l’époque. Le dessin animé, très enlevé, multiplie les trouvailles comiques – le lièvre fanfaron stoppe pour faire du saut à la perche et du fitness avec des pin-up lapines, tandis que la tortue avance laborieusement en chantonnant. Disney s’amuse à caricaturer les stéréotypes du sportif sûr de lui contre le outsider modeste. La morale finale (« Rien ne sert de courir… ») est délivrée dans un éclat de rire lorsque la tortue gagne à la surprise générale. Le Lièvre et la Tortue est l’un des Silly Symphonies les plus récompensés : il remporte l’Oscar du meilleur court-métrage animé en 1935. Disney donnera une suite aux aventures de Toby la tortue (avec Le Retour de Toby la tortue en 1936, où Toby affronte Max Hare dans un match de boxe).

 

Le Lièvre et la Tortue - Wilfred Jackson - 1935

 

Trois Petits Orphelins (1935)

Touchant et drôle, ce court-métrage suit trois chatons abandonnés qui découvrent l’intérieur douillet d’une maison bourgeoise… et la mettent sens dessus dessous. Mélangeant tendresse et chaos, il brille par l’animation fluide des chatons, pleins de personnalité, et par l’inventivité des gags (la machine à écrire, le gramophone, la soupe renversée…).

 

Trois Petits Orphelins - David Hand - 1935

 

Elmer l’Éléphant (1936)

Cette variation sur le thème de Dumbo avant l’heure met en scène Elmer, un jeune éléphant moqué pour sa grande trompe. Lorsqu’un incendie éclate dans le village des animaux, il devient un héros en utilisant sa différence pour éteindre les flammes. Ce cartoon aborde avec finesse le thème de l’exclusion et de la rédemption, et séduit par sa narration claire, ses personnages expressifs et son message positif. Visuellement soigné, il figure parmi les plus attendrissants des Silly Symphonies.

 

Elmer l’Éléphant - Wilfred Jackson - 1936

 

Le Vieux Moulin (1937)

En 1937 Disney présente Le Vieux Moulin, un film marquant la première utilisation de la caméra multiplane. Ce dispositif révolutionnaire, mis au point par l’équipe technique du studio, permet de filmer plusieurs plans de dessins à différentes profondeurs pour créer une véritable impression de relief et de profondeur. Le Vieux Moulin est ainsi le tout premier film d’animation tourné avec ce système​. L’effet est saisissant : la caméra semble traverser un paysage en trois dimensions, plongeant le spectateur au cœur d’un vieux moulin abandonné entouré de marais.

 

Le Vieux Moulin
Silly Symphonies : Le Vieux Moulin - Wilfred Jackson, Graham Heid - 1937

 

Au Pays des étoiles (1938)

Inspiré d’un poème d’Eugene Field, ce court-métrage d’une grande douceur suit trois enfants dans un rêve étoilé, à bord d’un bateau-vaisseau naviguant dans le ciel. Animation vaporeuse, décors célestes, transitions oniriques : ce cartoon se distingue par son poids poétique et sa richesse visuelle. Il s’éloigne du comique pour adopter un ton contemplatif, presque lyrique, comme une berceuse animée. Une œuvre rare dans le catalogue Disney, empreinte d’une atmosphère unique.

 

Au Pays des étoiles - Graham Heid - 1938

 

Le Vilain Petit Canard (1939)

Le Vilain Petit Canard touche par son message d’espoir et d’acceptation de soi. Cette liberté de ton tranche avec les cartoons standardisés de l’époque et prouve que le dessin animé peut raconter toutes sortes d’histoires, y compris sans paroles. Ce court-métrage conclut en beauté la saga des Silly Symphonies. Il s’agit d’un remake en couleur d’un épisode que Disney avait déjà réalisé en 1931 en noir et blanc, d’après le conte de Hans Christian Andersen. Le film se distingue par la force de son storytelling visuel : l’animation expressive du petit canard triste (ses larmes quand il voit son reflet, persuadé d’être trop laid) touche les spectateurs de tous âges. La musique accompagne habilement les péripéties, alternant mélodies douces et motifs dramatiques lorsque le caneton est chassé. Techniquement, le film bénéficie de tous les progrès accumulés durant la décennie : animation fluide, décors détaillés, couleurs douces. Il sera d’ailleurs couronné par l’Oscar du meilleur court-métrage animé en 1940 (pour l’année 1939)​, prolongeant la série impressionnante de récompenses pour Disney. Le Vilain Petit Canard est non seulement le dernier des Silly Symphonies produits, mais aussi l’un des plus accomplis sur le plan de l’émotion. Il conclut la série sur une note d’espoir et de tendresse, tout en symbolisant la fin d’une époque – celle des courts-métrages expérimentaux Disney – et le début d’une nouvelle ère dominée par les longs-métrages d’animation. 

Les Silly Symphonies ont rapporté à Disney pas moins de 7 Oscars du meilleur court-métrage animé au cours des années 1930, signe de la reconnaissance de l’industrie envers cette série innovante. Surtout, elles ont préparé le terrain pour le premier long-métrage d’animation de l’histoire, Blanche-Neige et les Sept Nains (1937). Sans les avancées en couleur, en animation réaliste, en effets spéciaux et en narration développées dans les Silly Symphonies, Disney n’aurait sans doute pas pu réussir le pari de ce long-métrage.

 

Le Vilain Petit Canard - Jack Cutting, Clyde Geronimi, Hamilton Luske - 1939

 

Note: La liste des courts-métrages présentés ci-dessous n’est pas exhaustive. Elle propose une sélection resserrée des épisodes les plus significatifs de la série, en privilégiant ceux ayant été distribués en France.

Films associés

2006
22/11
L'Arbre de Noël
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
Mélodies Égyptiennes
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
Le Vilain Petit Canard
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
La Cigale et la Fourmi
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
Woody Goguenarde
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
La Danse Macabre
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
Le Petit Chat Voleur
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
Rien qu'un Chien
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
L'Assiette de Porcelaine
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
En Plein Boulot
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
Les Chansons de Mère l'Oie
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
27/04
L'Arche du Père Noé
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
14/01
Le Vieux Roi Cole
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
14/01
Le Roi Neptune
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2004
14/01
Le Joueur de Flûte de Hamelin
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
2002
04/12
Au pays des étoiles
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1988
01/01
Papa Pluto
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1987
01/12
L'Atelier du Père Noël
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1987
01/01
Hiawatha, Le Petit Indien
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1987
01/01
Elmer l'éléphant
Vidéofilm
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1987
01/01
La Souris Volante
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Le Papillon et la Flamme
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Le Retour de Toby la Tortue
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Histoire de Pingouins
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Qui a Tué le Rouge Gorge
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
La Déesse du Printemps
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Une Petite Poule Avisée
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Le Magasin de Porcelaine
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Au Pays de la Berceuse
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Conte de ma mère l'Oye
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Coq au Village
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Le Roi Midas
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Carnaval des Gâteaux
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Les Trois Petits Loups
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Cabaret de Nuit
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Joujoux brisés
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Le Grand Méchant Loup
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Les Petits Lapins Joyeux
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Toujours Plus de Chats
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Les Enfants des Bois
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Jazz Band contre Symphony Land
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1986
01/01
Quel Ressort
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1973
13/08
Trois Espiègles Petites Souris
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1967
28/06
Cousin de Campagne
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1967
28/06
Le Lièvre et la Tortue
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1967
28/06
Le Vieux Moulin
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1967
28/06
Des Arbres et des Fleurs
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1967
28/06
Trois Petits Orphelins
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1967
28/06
Les Trois Petits Cochons
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1963
01/07
Symphonie de Cour de Ferme
Vidéofilm
Walt Disney Studios Home Entertainment
1963
01/07
Le Cochon pratique
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France
1963
01/07
Le Vilain Petit Canard
Cinéma
Walt Disney Studios Motion Pictures France