Lilo et Stitch

Long métrage
Cinéma

Lilo et Stitch

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Lilo & Stitch

Durée

108 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

États-Unis : sortie le

Réalisation

Dean Fleischer Camp

Société de production

Walt Disney Pictures
Rideback

Synopsis

L’histoire touchante et drôle d’une petite fille hawaïenne solitaire et d’un extra-terrestre fugitif qui l’aide à renouer le lien avec sa famille.

Critique

Honorable

Lilo et Stitch est le remake live du classique de 2002 s’inscrivant dans la vague des adaptations en prises de vues réelles orchestrées par Disney, avec un Stitch animé en CGI. Fidèle à l’histoire d’origine, le film retrace la rencontre entre une fillette hawaïenne marginale, Lilo, et une créature extraterrestre aussi destructrice qu’attendrissante, échappée de son monde pour semer le chaos sur Terre.

 

 

Les points forts


Stitch, entièrement modélisé en images de synthèse, conserve son allure cartoonesque tout en s’intégrant parfaitement à l’univers en prises de vues réelles du film. Son expressivité, sa gestuelle et son hyperactivité sont un plaisir constant. Le duo qu’il forme avec Lilo fonctionne toujours aussi bien, dans une alchimie mêlant tendresse et agitation. La dynamique entre les deux sœurs reste touchante, portée par une mise en scène énergique, ponctuée de moments sincères d’émotion. L’action ne faiblit jamais, les séquences s’enchaînent avec fluidité, et la structure narrative, bien qu’identique à celle du dessin animé, garde son efficacité. Le ton reste léger, avec une dose d’humour qui parle encore aux plus jeunes, tout en respectant l’esprit de l’œuvre originale.

 

 

Les points faibles


Le film souffre d’un manque criant d’audace. Il s’enferme dans une reproduction littérale du matériel de base, allant jusqu’à dupliquer certaines scènes sans chercher à les enrichir. Le choix de représenter Pleakley et Jumba majoritairement sous forme humaine allège manifestement les coûts d’animation, mais prive le film d’une part de sa folie visuelle. L’humour excentrique de Pleakley, notamment son running gag de travestissement, est ici lissé jusqu’à l’insignifiance. Plusieurs personnages sont sous-exploités : Cobra Bubbles n’a ni la stature ni la présence de son modèle animé, et les ajouts narratifs, comme en la personne de Tūtū, tombent à plat. Enfin, l’intrigue reste minée par les mêmes invraisemblances que l’original, notamment un final bâclé où l’irruption d’un univers extraterrestre ne semble surprendre personne.

 

 

En conclusion


Malgré ses limites, le film parvient à séduire par sa vivacité et son attachement scrupuleux à un matériau déjà solide. Il n’apporte rien de neuf, mais ne trahit rien non plus. Les enfants y trouveront largement leur compte. La production n’égale pas son prédécesseur, sans pour autant le déshonorer.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

Production

Distributeur

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