Les Plus Grands Dessins Animés de l'ère d'or - Vol 4

Court métrage
Streaming

Les Plus Grands Dessins Animés de l'ère d'or - Vol 4

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Infos techniques

Titre original

Greatest Cartoons of the Golden Era Vol. 4

Durée

49 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

États-Unis : sortie le

Réalisation

Charles Dewandeler

Société de production

Last Great Movie Company
Fleischer Studios

Synopsis

Cette collection animée compte à rebours les plus grands dessins animés de la Seconde Guerre mondiale avec Bugs Bunny, Superman, Daffy Duck, Popeye The Sailor Man et bien plus encore !

Critique

Ordinaire

Ce quatrième épisode des Plus Grands Dessins Animés de l’ère d’or disponible sur Amazon Prime Video s’articule autour d’un thème clair : la Seconde Guerre mondiale et l’effort de guerre. Elle réunit une sélection de courts métrages produits entre 1941 et 1945, majoritairement à des fins de propagande ou de mobilisation patriotique. Cette orientation thématique plus définie que dans les volumes précédents donne enfin un semblant de ligne éditoriale à une série jusque-là erratique.

 

 

Les points forts


Pour la première fois, la compilation inclut un épisode des Looney Tunes réellement notable: Lapin et Lutin. Ce cartoon met en scène un Bugs Bunny aviateur confronté à un gremlin, petit démon inventé pour expliquer les défaillances aéronautiques. L’humour est efficace, le rythme soutenu, et l’idée originale. Daffy le héros propose un affrontement burlesque entre Daffy Duck et un commandant nazi caricatural, culminant avec une apparition brutale d’Hitler via une rotoscopie mémorable. L’ajout de The Spirit of ’43, produit par Disney, relève nettement le niveau. Donald y apprend à gérer son argent en bon patriote, sous l’influence d’un double caricatural, une sort de Picsou avant l'heure. Histoire de chatons, sans être essentiel, présente un Titi précoce, encore nu, accompagné par deux précurseurs malheureux de Grosminet. Le ton comique fonctionne, et la curiosité historique est là. Ding Dog Daddy, plus anecdotique, propose tout de même une belle métaphore amoureuse en lien inattendu avec la guerre. Enfin, I'm In The Army Now, épisode de Popeye, séduit par son animation inventive, même s’il s’éloigne du sujet.

 

 

Les points faibles


La série Superman revient une fois de plus avec L'Agent secret, un épisode sans éclat dans lequel l’homme d’acier affronte des nazis. L’effet de redondance devient pesant, avec cinq apparitions de la franchise en quatre volumes.

Surtout, l’absence de certains chefs-d’œuvre affaiblit la légitimité de cette sélection. Der Fuehrer’s Face de Jack Kinney est sans doute l’un des cartoons les plus emblématiques de la propagande américaine, il manque cruellement à l’appel. L’omniprésence des productions Warner, au détriment d’autres studios majeurs, donne une image faussée de l’époque.

Quant à I'm In The Army Now, malgré ses qualités visuelles, son absence de lien direct avec le thème fragilise la cohérence de l’ensemble.

Enfin, la présentation globale de Charles Dewandeler, une fois de plus, nuit à l’expérience : transitions bâclées, sous-titres mal encodés, absence de mise en perspective...

Le point le plus regrettable concerne la politique de diffusion. Contrairement aux trois premiers volumes disponibles et aux deux suivants dans l’offre de streaming Amazon Prime Video, ce quatrième épisode est uniquement proposé en location à l’unité. Le spectateur se voit ainsi contraint de payer pour un épisode qui, malgré une meilleure cohérence thématique, reste qualitativement inégal. Une stratégie arbitraire, qui trahit le peu de considération accordée à l’ensemble du projet.

 

 

En conclusion


Ce quatrième volume est sans conteste le plus cohérent de la série. Il s’appuie sur un thème identifiable, propose quelques pépites oubliées et rompt avec l’errance éditoriale des volumes précédents. Mais cela ne suffit pas à le hisser au rang d’anthologie essentielle. L’absence de plusieurs œuvres majeures, l’insistance lassante sur certains personnages et le déséquilibre des studios représentés réduisent la portée de cette tentative. Cette collection reste prisonnière de son modèle économique : exploiter les cartoons tombés dans le domaine public, au lieu de proposer un véritable panorama patrimonial. Le spectateur curieux y trouvera quelques raretés, mais l’ensemble demeure frustrant pour quiconque attend un travail de fond sur l’âge d’or du cartoon.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version originale

Contenu du programme

Production

Distributeur

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