Frère des Ours

Cinéma
Frère des ours
Genre
Aventure
Fantastique
Technique
Anime

Frère des Ours

Cinéma

Infos techniques

Titre original

Brother Bear

Durée

85 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

États-Unis : sortie le

Réalisation

Aaron Blaise
Bob Walker

Société de production

Walt Disney Pictures

Budget

$ 128, 000, 000

Synopsis

Kenai, un jeune Inuit, affronte un ours. Ses frères viennent à son secours et l'aîné se sacrifie pour sauver les deux plus jeunes. Kenai, fou de colère, se lance à la recherche de l'ours, le traque jusque dans un canyon et parvient à le tuer. A cet instant, le ciel s'ouvre et l'éclatante lumière des Grands Esprits métamorphose Kenai en ours.

Critique

Excellent

Incontournable de l'animation

Des esprits et des ours

Frère des Ours, produit par les Walt Disney Animation Studios, explore les liens entre l'homme et la nature. L'histoire se déroule à l’époque post-ère glaciaire et suit l'évolution de Kenai, un jeune chasseur inuit transformé en ours, embarqué dans un voyage initiatique au cœur des paysages sauvages d'Amérique du Nord.

 

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Les points forts


Le film transcende les frontières du divertissement pour transmettre des valeurs de respect et d'harmonie avec la nature. Les personnages sont parfaitement attachants. La relation entre Kenai et les ours est très inspirante. L’intrigue est captivante.

La beauté des paysages et la finesse des détails sont des éléments captivants de la production. Les couleurs sont magnifiques. L’animation est somptueuse.

La musique sublime ajoute une dimension émotionnelle puissante à l'expérience visuelle.

 

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Les points faibles


L’histoire est parfois hasardeuse en raison de pirouettes scénaristiques justifiant la transformation de Kenai en ours, qui manquent de crédibilité. La scène de la transformation en elle-même est magnifique, mais le contexte manque d’explication. Rien ne justifie réellement cette transition, sauf si l’on considère que les esprits de la nature peuvent user de leurs pouvoirs comme bon leur semble. La magie est un élément trop pratique de l’histoire. De plus, le personnage de la chamane n’est pas suffisamment développé. Son rôle est seulement justifié par cette scène cruciale. Rien ne nous explique d’ailleurs comment elle apprend la vérité sur la transformation de Kenai. Il y a trop de zones d’ombres dans le scénario, trop de raccourcis et de pirouettes pratiques.

Par ailleurs, le film possède la particularité d'avoir deux formats d'image différents. Le premier tiers du film a un format classique en 1,85, tandis que les deux tiers suivants sont en Cinémascope. Les cinéastes ont décidé d'adopter un format plus large dès que le personnage de Kenai se transforme en ours, un changement qui permet au spectateur de percevoir, à l'instar du personnage, un changement dans leur vision du monde, mais la transition ne se fait pas sans heurt. En effet, le petit cadre du début du film empêche une immersion totale, ce qui nous fait dire qu’il s’agit sans doute d’une fausse bonne idée, car, si au cinéma la technique est louable, sur nos écrans de salon, aussi grand soit-il, l’innovation nous empêche tout simplement de nous concentrer sur le film.

 

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En conclusion


Frère des Ours a été accueilli chaleureusement par le public et a réussi à marquer les esprits à une époque où le groupe n’avait plus le vent en poupe. Malgré quelques maladresses narratives et un défaut de format improbable, le film se laisse savourer avec gourmandise, grâce notamment à quelques scènes qui atteignent des sommets émotionnels.

Avec cette production, les studios Disney vivent leurs derniers moments dans l’animation 2D, car la transition vers la 3D a déjà été actée et le bilan correct au box-office de ce Classique n’y changera rien.

Malheureusement, Frère des Ours s’inscrit aussi comme la dernière production satisfaisante des studios pour cette décennie avant qu’ils n’entament une longue traversée du désert qui ne prendra fin que six ans plus tard avec les productions La Princesse et La Grenouille (2009) et surtout Raiponce (2010).

 

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Avis rédigé par Guillaume H. le , d'après une version française

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