Le BGG : Le Bon Gros Géant
Le BGG : Le Bon Gros Géant
Infos techniques du film d'animation "Le BGG : Le Bon Gros Géant"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Budget
Synopsis du film d'animation "Le BGG : Le Bon Gros Géant"
Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…
Critique du film d'animation "Le BGG : Le Bon Gros Géant"
Le Bon Gros Géant, sorti en 2016, est un film réalisé par Steven Spielberg, basé sur le célèbre roman de Roald Dahl. Cette œuvre, présentée comme un film en prise de vues réelles, peut aussi être considérée comme un film hybride (selon le point de vue) en raison des techniques de performance capture utilisées pour incruster les géants. Si l'effet recherché par le réalisateur était à l'origine de donner vie de la manière la plus réaliste possible aux personnages fantastiques, le résultat à l'écran s'approche davantage d'un contraste visuel propre aux films hybrides, même si ce rendu résulte davantage d'un défaut de qualité que d'une volonté de la production.
Cette œuvre fantastique raconte l’histoire de Sophie, une petite orpheline qui découvre l’existence des géants. Enlevée par l’un d’eux, elle est emmenée dans le pays des géants où elle se lie d’amitié avec le Bon Gros Géant.

Les points forts
Le film parvient à captiver grâce à son univers magique et à son ambiance envoûtante. La dimension fantastique est bien exploitée, offrant au spectateur des décors attrayants et une atmosphère pleine de charme.
L’idée de départ, tirée du roman de Roald Dahl, est riche en potentiel, et Spielberg réussit à retranscrire certaines trouvailles visuelles avec brio. Le contraste entre le monde des hommes et celui des géants est particulièrement bien rendu, notamment à travers l’utilisation inventive d’objets du quotidien transformés pour s’adapter à l’échelle des géants. Cette approche visuelle contribue à instaurer un sentiment d’émerveillement qui plaira aux plus jeunes et rappellera aux adultes la magie des contes de leur enfance.

Les points faibles
La production souffre de sérieux défauts techniques qui minent l’expérience globale. Le film déçoit particulièrement par la qualité inégale de ses effets visuels, un point surprenant venant de Spielberg. Les géants sont visuellement peu engageants, voire repoussants, ce qui contraste fortement avec l’intention de susciter de l’empathie pour ces personnages. L’incrustation de Sophie dans cet univers numérique est souvent maladroite, compromettant l’immersion du spectateur.
En outre, le récit manque cruellement d’intensité, en particulier dans sa deuxième partie. L’introduction de la reine d’Angleterre, censée dynamiser l’histoire, ralentit au contraire le rythme du film, rendant certaines scènes ennuyeuses. Le dénouement, qui devrait être le point culminant de l’histoire, se révèle précipité et décevant, avec une conclusion qui semble bâclée, laissant un goût d’inachevé.

En conclusion
Le Bon Gros Géant, bien qu’étant une des œuvres les plus faibles de Spielberg, n’est pas sans mérite. Les spectateurs les plus indulgents y trouveront des moments de magie et une certaine nostalgie d’enfance. Le film est également notable pour avoir été l'un des plus gros flops de 2016.

Production d'animation du film "Le BGG : Le Bon Gros Géant"