Critique : Il était une fois
Critique : Il était une fois
(3/5)
Walt Disney Pictures nous présente Giselle, un archétype des Princesses Disney, débarquée de son univers animé pour vivre l’aventure de l’amour en plein New York, dans un hommage parodique des Grands Classiques.

Les points forts
Les studios s’amusent de leurs propres clichés et c’est un plaisir à voir. Cette nouvelle héroïne absolument irrésistible exacerbe le stéréotype de la princesse optimiste, naïve et romantique (à la frontière de la joyeuse folie). Giselle évolue entre les univers, animés et en prises de vue réelle, pour un choc des genres dans lequel la magie rencontre le désenchantement. Un contraste qui assume le ridicule, sans jamais tomber dans le pathétique. Le scénario est bien ficelé, en dépit d’un léger manque de surprise. Les personnages sont attachants et amusants. Les relations qu’ils entretiennent connaissent de très belles évolutions. Les dialogues ne manquent pas de saveurs, et de malice. Le résultat déborde de tendresse et d’émotions. Par-dessus tout, le film est véritablement drôle.
L’œuvre annonce également le retour de l’animation traditionnelle pour les studios. Les séquences sont sublimes. La transition entre l’animation et les prises de vues réelles est aussi gratifiante que dans Mary Poppins.
On relève également le grand soin apporté aux chansons et à l’aspect comédie musicale du film, parfaitement divertissant.

Les points faibles
Le format parait trop long, on traverse quelques zones paresseuses vers la fin du film. Le dénouement, téléphoné à souhait, nous gâche un peu le spectacle. Les scènes d’actions ne sont pas très prenantes en raison d’un manque de gravité.
Le film demeure très conventionnel, malgré sa belle idée de départ, comme si Disney restait malgré tout prisonnier de ses habitudes créatives, même lorsqu’il s’agit d’exprimer son propre esprit d’autodérision.

En conclusion
Ce film hybride nous rappelle que la marque est experte en la matière. Visuellement, le spectacle est absolument attractif. Si l’on peut regretter quelques facilités, le résultat demeure tout de même franchement honorable.
