Arrêt sur Olivia
Dans cette chronique, on fait un arrêt sur Olivia, une œuvre précieuse.
Le ReviewExpress fait escale au pays du stop motion, sur un film aussi fragile que bouleversant : Olivia.
Une enfant de 12 ans dont la famille est expulsée, et qui pour protéger son petit frère, lui fait croire qu’ils sont dans un film. Une idée simple, mais d’une grande puissance émotionnelle. Le film parle de précarité, de dépression, de résilience... Mais sans jamais s’enfermer dans le pathos. C’est touchant, pudique, parfois drôle. Les émotions arrivent par vagues, tout en finesse.
L’animation en volume est maîtrisée de bout en bout. Les textures, les lumières, les gestes : tout est précis, habité. Les personnages sonnent juste, les dialogues sont sobres, et l’ensemble dégage une poésie discrète mais tenace.
Alors oui, le style graphique reste assez sage. Il manque parfois un peu de personnalité, et la musique n’imprime pas vraiment. Mais ces faiblesses n’éclipsent jamais la beauté de ce que le film raconte.
Quatre étoiles. Un film à ne surtout pas laisser passer.