Arrêt sur La Planète sauvage
Dans cette chronique, on fait un arrêt sur La Planète sauvage, un OVNI dans l’industrie du cinéma d’animation des années 70.
Le ReviewExpress vous emmène cette fois-ci loin, très loin sur la mystérieuse planète Ygam. Bienvenue dans La Planète Sauvage, un OVNI de l'animation française signé René Laloux.
Inspiré du roman Oms en série, ce film des années 70 raconte la révolte d'humain domestiqué par des géants bleus, les Draags. C'est un choc visuel. L'animation en papier découpé avec ses teintes pastel et ses dessins au crayon crée un monde unique immédiatement reconnaissable. Mais La Planète Sauvage, c'est surtout une fable à plusieurs niveaux. Critique de l'oppression, écho à la condition animale, message politique sous couvert de science-fiction. C'est audacieux, intelligent et très éloigné des standards de l'époque.
Cela dit, on ne va pas se mentir, le rythme est lent, l'action est assez plate et l'animation manque clairement de fluidité.
Trois étoiles, c'est plus une œuvre d'atmosphère qu'un film prenant. Il faut l'accepter comme tel. Un film imparfait mais fascinant.