Critique : Le BGG : Le Bon Gros Géant
Critique : Le BGG : Le Bon Gros Géant
(3/5)
Le Bon Gros Géant, sorti en 2016, est un film réalisé par Steven Spielberg, basé sur le célèbre roman de Roald Dahl. Cette œuvre, présentée comme un film en prise de vues réelles, peut aussi être considérée comme un film hybride (selon le point de vue) en raison des techniques de performance capture utilisées pour incruster les géants. Si l'effet recherché par le réalisateur était à l'origine de donner vie de la manière la plus réaliste possible aux personnages fantastiques, le résultat à l'écran s'approche davantage d'un contraste visuel propre aux films hybrides, même si ce rendu résulte davantage d'un défaut de qualité que d'une volonté de la production.
Cette œuvre fantastique raconte l’histoire de Sophie, une petite orpheline qui découvre l’existence des géants. Enlevée par l’un d’eux, elle est emmenée dans le pays des géants où elle se lie d’amitié avec le Bon Gros Géant.

Les points forts
Le film parvient à captiver grâce à son univers magique et à son ambiance envoûtante. La dimension fantastique est bien exploitée, offrant au spectateur des décors attrayants et une atmosphère pleine de charme.
L’idée de départ, tirée du roman de Roald Dahl, est riche en potentiel, et Spielberg réussit à retranscrire certaines trouvailles visuelles avec brio. Le contraste entre le monde des hommes et celui des géants est particulièrement bien rendu, notamment à travers l’utilisation inventive d’objets du quotidien transformés pour s’adapter à l’échelle des géants. Cette approche visuelle contribue à instaurer un sentiment d’émerveillement qui plaira aux plus jeunes et rappellera aux adultes la magie des contes de leur enfance.

Les points faibles
La production souffre de sérieux défauts techniques qui minent l’expérience globale. Le film déçoit particulièrement par la qualité inégale de ses effets visuels, un point surprenant venant de Spielberg. Les géants sont visuellement peu engageants, voire repoussants, ce qui contraste fortement avec l’intention de susciter de l’empathie pour ces personnages. L’incrustation de Sophie dans cet univers numérique est souvent maladroite, compromettant l’immersion du spectateur.
En outre, le récit manque cruellement d’intensité, en particulier dans sa deuxième partie. L’introduction de la reine d’Angleterre, censée dynamiser l’histoire, ralentit au contraire le rythme du film, rendant certaines scènes ennuyeuses. Le dénouement, qui devrait être le point culminant de l’histoire, se révèle précipité et décevant, avec une conclusion qui semble bâclée, laissant un goût d’inachevé.

En conclusion
Le Bon Gros Géant, bien qu’étant une des œuvres les plus faibles de Spielberg, n’est pas sans mérite. Les spectateurs les plus indulgents y trouveront des moments de magie et une certaine nostalgie d’enfance. Le film est également notable pour avoir été l'un des plus gros flops de 2016.
