Critique : Au-delà de minuit

Au-delà de minuit

Critique : Au-delà de minuit

(3/5)

Honorable

Bénéficiant de la voix de grands noms du cinéma pour ses personnages pervertis, notamment Michel Ocelot ou Denis Lavant, le court métrage n’obtient pourtant pas le succès qu’il aurait mérité. Cela est probablement dû à une faiblesse dans la fluidité de l’animation ou à un design volontairement grossier, qu’il s’agisse de l’environnement, des personnages, du thème ou même de la composition sonore. Bien que ces paramètres puissent suffire à déplaire à une large partie du public, notamment celui défavorable aux animations dans la lignée de Bakshi ou d’autres animateurs pour adultes, ils constituent à l’inverse un véritable atout pour ceux qui en raffolent. Le court métrage tire une part de son efficacité de sa grossièreté assumée, qui s’étend à tous les aspects de sa direction artistique. Le doublage sert ce chaos pervers en renforçant la dimension comique et satirique de l’œuvre, sans trahir l’intention qui s’y cache : un bal masqué où les fêtards portent leurs propres personnalités décadentes comme costume, jusqu’à y être cruellement confrontés.

 

 

Avis rédigé par Camille le d'après une version française