All You Need is Kill

Long métrage
Cinéma

All You Need is Kill

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

All You Need Is Kill

Durée

86 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

Japon : sortie le

Réalisation

Ken'ichirô Akimoto
Yukinori Nakamura

Société de production

Studio 4°C

Synopsis

Préfecture de Chiba, au Japon, Péninsule de Bōsō. Une plante venue de l'espace, énorme et non identifiée, connue sous le nom de "Darol", a déployé ses racines sur tout le territoire. Ses ondes électromagnétiques et gaz concentrés font ravage et dévastent massivement l'environnement. Afin d'aider à la reconstruction, des volontaires de tout le pays et de l'étranger ont été sélectionnés au hasard.

Critique

Honorable

Le Studio 4°C, qui avait déjà produit Amer Béton ou encore Les Enfants de la mer, revient avec une nouvelle adaptation de manga : All You Need Is Kill, écrit par Hiroshi Sakurazaka et illustré par Yoshitoshi Abe. Déjà adapté à l’écran dans le film en prises de vues réelles Edge of Tomorrow, le récit se réinvente sous la direction de Ken'ichirô Akimoto et Yukinori Nakamura.

 

 

Les points forts


L’histoire, adoptant le point de vue de Rita, personnage secondaire dans le manga d'origine, fonctionne parfaitement. Elle est forte, intelligente et admirable, des qualités plus souvent attribuées aux personnages masculins, mais qui lui collent aussi bien à la peau. Celle-ci propose un bel exemple d'héroïne féminine, qui assume également sa part de sensibilité. Du côté de Keiji, le deuxième protagoniste important du récit, on trouve également un garçon intéressant, construit loin des stéréotypes, qui voue une admiration assumée pour la jeune femme sans tomber directement dans le registre romantique. Leur amitié, qui se construit au fil du récit, est attachante et laisse peu à peu chacun des personnages s’ouvrir délicatement. Sur le plan narratif, le concept de boucle fait parfois écho aux jeux vidéo, et le visuel sert parfaitement ce propos, notamment avec des caméras qui placent le spectateur directement dans les yeux du personnage, à la manière d'un jeu en vue subjective (FPS). On retrouve la patte du Studio 4°C dans le character design, qui rappelle par moments l'esthétique des visages d'Amer Béton. Les décors sont travaillés minutieusement, à l'image de cette plante extraterrestre géante, nommée Darol, qui, malgré sa toxicité, est d’une grande beauté. Elle apporte une dimension psychédélique très réussie, et un effet visuel intéressant à chaque fois qu’un des deux personnages meurt avant de renaître dans une énième journée.

 

 

Les points faibles


Alors que le concept de boucle temporelle peut sembler du déjà-vu, la temporalité de certains événements pose question, notamment en ce qui concerne l'amélioration des stratégies et des prouesses techniques accomplies dans le temps très restreint imparti avant l'événement déclencheur dans chaque boucle. La première partie du film, davantage construite sur des dialogues intérieurs que sur de véritables interactions entre les personnages, pèse rapidement sur le rythme. De plus, malgré un univers et un visuel bien travaillés, l’intégration de la 2D sur de la 3D ne fonctionne pas toujours. Lors de grands mouvements de caméra, la technique semble atteindre ses limites, ce qui crée un décalage avec d'autres moments beaucoup plus fluides et agréables.

 

 

En conclusion


All You Need Is Kill propose une adaptation novatrice. À l’heure où de nombreuses héroïnes fleurissent sur les écrans, c’est un judicieux parti pris pour répondre aux enjeux actuels. Cela permet également aux lecteurs du manga de redécouvrir l’histoire sous un autre prisme, évitant ainsi la redondance propre aux adaptations.

 

 

Avis rédigé par Estelle le d'après une version originale

Production

Distributeur