Critique : Voyage sur Mars

Voyage sur Mars

Critique : Voyage sur Mars

(3/5)

Honorable

Sorti en 1924, Voyage sur Mars de Max Fleischer propose une échappée plus audacieuse que les épisodes habituels de la série Out of the Inkwell. Cette fois, Koko le Clown quitte le monde terrestre pour atterrir sur la planète rouge, peuplée de créatures étranges et de décors fantasques. Ce court se distingue par son ambition visuelle et narrative : loin des routines de gags urbains ou domestiques, il invente un univers martien à part entière, avec ses lois absurdes et son esthétique inventée. L’imaginaire science-fiction, encore balbutiant à l’époque, est ici traité avec un humour surréaliste qui rappelle Méliès. La structure reste classique, mais la fraîcheur du cadre et l’effort d’atmosphère donnent au film un relief particulier. Voyage sur Mars prouve que, même dans une série répétitive, une variation bien pensée peut raviver la curiosité.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version originale