Critique : Trois Petits Orphelins
Critique : Trois Petits Orphelins
(5/5)
Coup de coeur
Réalisé par David Hand et sorti en 1935, Trois Petits Orphelins est un joyau de la série Silly Symphonies. Dès sa première scène, un sac jeté dans la neige par une main anonyme,le film impose un ton étonnamment sombre. Cette ouverture dramatique donne tout son poids émotionnel à la suite, beaucoup plus légère mais constamment empreinte de tendresse.
L’animation est d’une finesse remarquable : les trois chatons, identifiables dès leurs premiers gestes, sont animés avec une précision expressive irrésistible. Chaque mouvement, chaque interaction avec les objets de la maison, regorge de trouvailles visuelles et de détails comportementaux criants de vérité. Le segment du piano, notamment, témoigne d’un sens du rythme et de la coordination musicale particulièrement réussi.
Récompensé par l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation, Trois Petits Orphelins séduit par son élégance graphique, sa construction dramatique limpide et la chaleur qu’il dégage sans jamais sombrer dans la mièvrerie. Une œuvre de grande tendresse, parfaitement maîtrisée et l'un des plus beaux cartoons de l'âge d'or.
