Critique : Tel est pris (Le Chat châtié)
Critique : Tel est pris (Le Chat châtié)
(3/5)
Réalisé par Frank Tashlin en 1943, Tel est pris (ou Le Chat châtié) est un court Looney Tunes qui joue sur la rivalité classique entre un chat rusé et un canari malin. L’intrigue repose sur le stratagème récurrent du chat Rudolph qui mange son canari mais feint la perte, jusqu’à ce que l’oiseau prenne finalement sa revanche. L’animation est dynamique, avec un bon sens du timing comique et des gags visuels efficaces qui exploitent pleinement les situations burlesques. Le court mêle suspense et humour dans une bataille d’ingéniosité entre les deux protagonistes, le tout rythmé par des scènes visuellement inventives. Si l’histoire reste simple et familière, Tel est pris séduit par son exécution vive et son esprit malicieux, typique du savoir-faire de Tashlin et de la maison Warner Bros à cette époque, et introduit la dynamique des futurs épisodes mettant en scène Titi et Grosminet.
