Critique : Over the Sky
Critique : Over the Sky
(2/5)
Réalisé par Yoshinobu Sena, ce film prend pour décor le quartier d’Ikebukuro à Tokyo. Il s'agit d'un drame romantique qui suit Mio, une lycéenne secrètement amoureuse de son ami d’enfance Shin. Incapable de lui avouer ses sentiments, elle laisse les malentendus s’accumuler jusqu’à une dispute. Alors qu’elle tente de faire la paix, Mio est victime d’un accident et se réveille dans un monde étrange, parallèle au sien.

Les points forts
L’animation, bien que classique dans son traitement, reste propre et techniquement maîtrisée. Les arrière-plans sont soignés, les designs des personnages fonctionnels, et la réalisation fluide dans l’ensemble. Le film se laisse regarder sans accrocs visuels.

Les points faibles
Le film souffre d’un cruel manque d’originalité. Le point de départ, une amitié amoureuse non avouée, suivie d’un passage dans un monde fantastique, a été utilisé jusqu’à l’épuisement dans l’animation japonaise. Mio, en tant qu’héroïne, agace plus qu’elle ne touche : incapable de faire avancer l’intrigue autrement que par des effusions de cris, de larmes ou des tergiversations convenues. Le récit avance péniblement, sans surprise ni prise de risque, avec des retournements de situation que l’on devine bien avant leur survenue. Le scénario use de tous les clichés du genre sans jamais en proposer de relecture ni d’émotion sincère. Le tout manque de relief, de tension et surtout de subtilité.

En conclusion
Over the Sky s’ajoute à la longue liste des drames sentimentaux formatés, sans parvenir à se distinguer. L’accueil fut discret, à la mesure d’un film qui semble cocher des cases plus qu’il ne cherche à émouvoir. Ce n’est ni un désastre, ni une réussite, mais un produit standard, vite vu, vite oublié.
