Critique : Mary et la Fleur de la sorcière
Critique : Mary et la Fleur de la sorcière
(3/5)
Mary et la Fleur de la sorcière, réalisé par Hiromasa Yonebayashi en 2017, est le premier long métrage du Studio Ponoc, fondé par d’anciens membres de Ghibli. Le film raconte l’histoire de Mary, une jeune fille qui découvre une mystérieuse fleur lui conférant des pouvoirs magiques et la transportant dans l’école de magie d’Endor.

Les points forts
Le début du film est prometteur. L’univers est visuellement enchanteur, avec des décors magnifiques et des ambiances qui rappellent la patte Ghibli. L’animation est fluide et maîtrisée, et le monde magique présenté regorge de couleurs et de créatures fascinantes. Le studio Ponoc réussit à captiver par la qualité esthétique de son œuvre, offrant un émerveillement visuel constant.

Les points faibles
Une fois passée la découverte de ce monde magique, l’histoire s’essouffle. Le scénario peine à éviter les clichés, et les analogies avec Harry Potter deviennent rapidement évidentes. L’école de magie, pourtant pleine de potentiel, reste en arrière-plan, tandis que l’intrigue manque de complexité et d’intensité dramatique. Les personnages, bien qu’attachants, manquent de profondeur, et leur évolution reste trop limitée pour marquer les esprits.
La musique, souvent un élément clé dans ce type de production, manque d’envergure, et ne parvient pas à sublimer les scènes d’action ou à renforcer les émotions.

En conclusion
Malgré ces défauts, Mary et la Fleur de la sorcière reste un divertissement agréable à regarder, avec une animation réussie et un univers visuel séduisant. Si le film ne se hisse pas au niveau des chefs-d’œuvre espérés, il laisse entrevoir un avenir prometteur pour le studio Ponoc, qui montre un potentiel indéniable pour l’avenir.
