Critique : Le Petit Chaperon chauffé à blanc
Critique : Le Petit Chaperon chauffé à blanc
(3/5)
Incontournable de l'animation
Le Petit Chaperon chauffé à blanc est l'un des plus grands classiques de Tex Avery, reposant sur une mise en scène frénétique et un sens du gag visuel fulgurant. Le film déborde d’inventivité : cassures du quatrième mur, designs stylisés, rythme effréné, tout y est pour bousculer les conventions. Mais derrière ce vernis brillant se profile un humour ouvertement sexiste, où le comportement obsessionnel et harceleur du Loup est traité comme un ressort comique sans recul. Si le génie technique d’Avery reste intact, le fond laisse un goût plus amer aujourd’hui. Ce cartoon mérite d’être vu pour son importance historique, mais il faut aussi savoir y lire ce qu’il véhicule, volontairement ou non.
