Critique : Le Château Solitaire dans le Miroir
Critique : Le Château Solitaire dans le Miroir
(4/5)
Coup de coeur
Adaptation du manga éponyme, Le Château solitaire dans le miroir est un film d’animation réalisé par Keiichi Hara, connu pour ses films tels Colorful, Miss Hokusai et Wonderland : Le Royaume sans pluie. Derrière son apparence de conte, il aborde des thèmes difficiles, ce qui le destine plutôt à un public de grands enfants, d’adolescents ou d’adultes.

Les points forts
L’animation est assez ambitieuse, notamment dans la présentation de ses décors, à commencer par le fameux château qui donne son titre au récit. Le design des personnages et l’animation ne manquent pas d’élégance, et on note un vrai soin apporté au détail, ce qui rend l’univers bien vivant.
Mais ce qui touche le plus, c’est la profondeur du récit. On comprend vite, après la mise en place de l’intrigue, que le thème principal du film est le harcèlement scolaire, et la manière qu’a Keiichi Hara de l’aborder est excellente, tout en pudeur et en évocation subtile, même si certaines scènes pourront heurter certains spectateurs sensibles à ces sujets. Les personnages sont bien caractérisés, et on s’attache rapidement à eux, tandis que la narration fait preuve d’une belle montée en puissance. À ce titre, les trois twists qui viennent clore le récit ont le mérite d’être tous parfaitement cohérents, surprenants et particulièrement émouvants. Préparez les mouchoirs !

Les points faibles
Si la deuxième moitié du récit est un quasi sans-faute, l’intérêt retombe parfois dans la première moitié, qui souffre de quelques temps morts. En outre, l’animation aurait pu être encore un peu plus ambitieuse dans le final, notamment dans le choix des décors. De manière générale, la mythologie de l’univers qui nous est présenté manque parfois de développement ; Hara aurait sans doute pu aller plus loin.

En conclusion
Le Château solitaire dans le miroir est donc une excellente surprise, qui touche autant par la beauté visuelle de ses images que par la profondeur de son récit. C’est un film qui laissera difficilement secs l’âme et les yeux de ses spectateurs les plus endurcis.
