Critique : La Demoiselle et le violoncelliste

La Demoiselle et le violoncelliste

Critique : La Demoiselle et le violoncelliste

(3/5)

Honorable

La Demoiselle et le violoncelliste, premier film de Jean-François Laguionie, déploie déjà un univers singulier où poésie et tragédie s’entrelacent. Ce court raconte la rencontre fatale entre un violoncelliste maladroit et une jeune femme, dans une atmosphère à la fois naïve et grave. L’animation, encore artisanale, surprend par sa personnalité graphique, marquée par une sobriété élégante et des traits expressifs. La mise en scène installe une ambiance à la fois légère et funèbre, où l’ironie côtoie la mélancolie.

Mais si l’intention poétique est claire, le rythme étiré joue en sa défaveur : la lenteur devient pesante et le film s’abandonne à une contemplation qui manque de matière. L’ensemble demeure intéressant pour ce qu’il annonce de l’œuvre future de Laguionie, mais il reste un exercice de style inégal, séduisant par instants et agaçant par sa monotonie.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française