Critique : L'homme qui plantait des arbres

L'homme qui plantait des arbres

Critique : L'homme qui plantait des arbres

(3/5)

Honorable

L'Homme qui plantait des arbres est un court-métrage québécois de renom réalisé par l'illustrateur québécois d'origine française Frédéric Back pour Radio-Canada en 1987. Le film reprend le texte de la nouvelle éponyme de Jean Giono parue en 1953. Texte lui-même narré dans deux versions différentes par le grand acteur français Philippe Noiret pour les francophones et Christopher Plummer pour la version anglophone. C'est alors qu'en trente minutes seulement, le temps de la douce lecture émotive apportée par Noiret, Back offre une animation gorgée d'un lyrisme rendant un immense hommage au texte paisible et pacifiste de l'auteur d'origine (qui, durant une longue période de sa vie, a prôné la non-violence par ses textes et ses prises de parole).

Par des couleurs assez claires et légères rappelant la végétation ou la nature à plus grande échelle et un coup de crayon sensible qui s'envole autant au vent que le personnage et les feuillages dans le texte lu, ce court-métrage brille d'une cohérence artistique saisissante à tous les étages. Sans oublier ces ajouts de bruitages sonores et d'un accompagnement musical présents à dose suffisante, qui embellissent le tout et ajoutent à l'immersion dans la poésie de cette œuvre.

L'Homme qui plantait des arbres mérite alors haut la main tous les prix qu'il a pu remporter au cours des années, dont le Cristal du court-métrage au festival d'Annecy en 1987 et l'Oscar du meilleur court-métrage d'animation l'année suivante.

 

 

Avis rédigé par Camille le d'après une version originale