Critique : Justice League: Crisis On Infinite Earths, Part Two

Justice League: Crisis On Infinite Earths, Part Two

Critique : Justice League: Crisis On Infinite Earths, Part Two

(2/5)

Ordinaire

Justice League: Crisis on Infinite Earths, Part Two est un film américain de 2024 réalisé par Jeff Wamester pour la division DC Animated Movie Universe. Ce deuxième volet poursuit l’adaptation du célèbre arc de Marv Wolfman et George Pérez, en suivant les héros de multiples dimensions toujours confrontés à la vague d’antimatière qui menace d’anéantir l’existence. L’intrigue recentre ici une partie de son attention sur Batman, confronté à plusieurs incarnations alternatives de ses alliés.

 

 

Les points forts


Le récit bénéficie d’une construction légèrement mieux ordonnée que celle du premier opus. Quelques idées émergent çà et là, laissant entrevoir ce que ce projet aurait pu être avec une direction plus cohérente.

 

 

Les points faibles


Le film demeure englué dans ses travers structurels. La confusion persiste, alimentée par une galerie de super-héros surgissant comme par magie, sans introduction ni justification, rendant leurs relations totalement opaques. L’intrigue multiplie les discours explicatifs au détriment de l’action, installe un rythme amorphe et peine à clarifier les enjeux entre ses multiples sous-intrigues. Le traitement des interactions entre personnages manque de précision, et l’exploitation du multivers se limite à juxtaposer des figures sans leur donner d’existence dramatique.

L’ensemble reste hermétique, fatigant, et d’autant plus frustrant que le premier film n’avait déjà rien de convaincant. La sensation de gaspillage domine : gaspillage d’univers, de moyens, d’une mythologie pourtant riche. DC Entertainment et Warner Bros. Animation prolongent ici leur dérive vers un spectacle générique, dévitalisé, où aucun choix artistique fort ne transparaît.

 

 

En conclusion


S’il atténue légèrement le chaos narratif de son prédécesseur, ce deuxième film n’échappe jamais à son caractère mécanique et interchangeable. Il répète les erreurs du premier, sans vision claire et sans intensité, confirmant l’impasse créative d’un univers qui tourne à vide. L’accueil discret reflète l’indifférence que suscite une production incapable de se distinguer de la masse des récits de multivers usés jusqu’à la corde.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française