Critique : Je peux entendre l'océan
Critique : Je peux entendre l'océan
(2/5)
Je peux entendre l'océan est un téléfilm produit par le studio Ghibli. Loin des récits fantastiques qui ont fait la renommée du studio, cette histoire se concentre sur une tranche de vie réaliste et introspective de Taku, un étudiant qui se remémore ses années de lycée et sa relation complexe avec Rikako, une jeune fille transférée à son école.

Les points forts
L’animation est irréprochable. Les décors sont soignés, et les détails des environnements urbains et côtiers apportent une belle authenticité visuelle. Le choix d’une esthétique épurée et réaliste est en parfaite adéquation avec le ton du film.

Les points faibles
L’histoire, d’une banalité déconcertante, peine à maintenir l’attention. Les événements du quotidien des personnages manquent d’enjeux, et le spectateur ne parvient jamais à véritablement s’attacher à Taku ou Rikako, dont les préoccupations semblent dénuées d’intérêt. Le rythme languissant du film renforce cette impression d’ennui, les scènes clés étant trop espacées et insuffisamment développées pour susciter de l’émotion. Le tout donne l’impression d’un récit trop anodin pour justifier une heure et quart de visionnage.

En conclusion
Je peux entendre l’océan ne parvient pas à atteindre les sommets auxquels le studio Ghibli nous a habitués. Si l’animation et les aspects techniques sont, sans surprise, excellents, le film souffre d’un manque de profondeur narrative et d’un rythme trop lent pour captiver pleinement.
