Critique : In Absentia
Critique : In Absentia
(3/5)
In Absentia est un court-métrage hybride des frères Quay très énigmatique, mais très puissant visuellement et auditivement. Effectivement, autour d’une patiente d’asile assise sur une chaise en train d’écrire, les frères Quay nous font vivre un voyage à travers la folie des personnages en mettant tous nos sens au service de leur fiction. Sur une succession d’images fragmentées pour une continuité tout aussi éclatée, un voyage dans la mentalité d’une femme brisée nous est offert. Elle ouvre les fenêtres, écrit, écrase sa mine de crayon et remet les pendules à l’heure en boucle. Ce schéma visuel est accompagné d’une mise en scène sonore plus qu’anxiogène, avec des notes complètement désordonnées, une musique de texture très lourde, qui bourdonne, et des rires de femmes à répétition.
Cependant, les quelques ajouts de scènes en stop motion en couleur étaient trop peu présents et étaient beaucoup trop éloignés, en termes de direction artistique, de tout le reste du court. Il y a donc comme un effet de cassure vers la moitié du film.
