Tout Court #28 : L’osmose de deux êtres
Si, aujourd’hui, nous avons choisi ces deux courts-métrages, c’est qu’au-delà de leur histoire, un moment qu’ils partagent a su capter notre attention, tant la beauté qui en émane est frappante.
L’animation rend à merveille ce moment d’osmose entre deux êtres, et le visuel, si puissant, est saisissant. Mais nous vous laissons juger par vous-même. Cette sélection est recommandée à un public adulte.
Myosis
Tout d’abord, commençons par Myosis, un court-métrage de fin d’études des Gobelins, réalisé en 2013 par Emmanuel Asquier-Brassart, Ricky Cometa, Guillaume Dousse, Adrien Gromelle et Thibaud Petitpas. Le myosis est la diminution de la pupille par contraction de l’iris. C’est un phénomène inconscient qui peut être provoqué par une lumière vive, par la peur ou sous l’effet d’une prise de conscience.
Le film s’ouvre sur un homme qui replonge dans ses souvenirs sur le chemin du travail. Il se remémore un moment intime qu’il a vécu avec une femme. L’animation est remarquable : la gestion des effets spéciaux est soignée, créant une atmosphère très singulière pour retranscrire l’osmose qui se joue entre les personnages. C’est une très jolie interprétation de la connexion qui se produit dans l’intimité de deux êtres.
Au-delà de cet extrait sur lequel nous voulions mettre l’accent, l’ensemble de l’animation et des effets spéciaux dans le court-métrage est remarquable. On pense également au personnage principal, luttant dans cette marée humaine pour revenir sur ses pas. Le film laisse quelques indices, et l’on pourrait supposer qu’il illustre un dilemme entre l’amour, la passion et la vie active, parfois moins enivrante.
La nuit je danse avec la mort
Et maintenant, voici La nuit je danse avec la mort de Vincent Gibaud, réalisé en 2017 via la Suparésidence du studio Supamonks, avec le soutien d’une campagne de crowdfunding et l’aide de nombreux animateurs.
Au cours d’une soirée, Jack, le personnage principal, prend de la drogue (ce qui n’est évidemment pas recommandé pour la santé). Les moments d’euphorie cèdent rapidement à l’angoisse et à la violence, magnifiquement traduites par les images à l’écran. Mais l’angoisse s’apaise en présence d’une jeune femme. Comme dans le film précédent, cette rencontre devient un moment d’intimité, joliment représenté à l’écran, avec un style vif, coloré et dynamique, ainsi qu’un enchaînement de plans dont la mise en scène est d’une grande beauté. Le moment est sublimé. Les inspirations semblent évidentes, notamment du côté du studio japonais Studio 4°C, avec des références à Amer Béton ou encore Mind Game.
Le lien ici: Vidéo soumise à une limite d'âge sur YouTube
On espère que ces courts-métrages, qui proposent de jolis moments d’osmose, vous ont autant plu qu’à nous. Venez partager vos impressions sur les réseaux !