Critique : Totsukuni no Shoujo (L'Enfant et le Maudit)
Critique : Totsukuni no Shoujo (L'Enfant et le Maudit)
(3/5)
Totsukuni no Shoujo est un court métrage d’animation de Yutaro Kubo et Satomi Maiya, tiré du manga éponyme de Nagabe, peu connu à l’international. Adapté avec une poésie douce, il reflète également le danger qui rôde autour de la relation de nos deux personnages, issus de mondes bien différents, à travers une direction artistique variée mais harmonieuse. En silence (sans dialogue), ce film réchauffe les cœurs en nous rapprochant de ce duo fantastique. L’animation est d’une beauté sensationnelle : un minimalisme aux couleurs légères cède parfois la place à des scènes plus « rustiques », aux coups de crayon vigoureux, témoignant de l’angoisse du « Maudit » face à la perte probable de la fille s’ils venaient à se toucher. Un impressionnisme japonais qui mérite une plus grande notoriété. C’est d’ailleurs ce que les auteurs ont tenté en l’adaptant sur un format plus long, sous le même titre.
