Critique : The Banker
Critique : The Banker
(3/5)
The Banker, court métrage et premier volet de la trilogie sur la famille Christie du cinéaste expérimental Phil Mulloy (avant The Christies et Goodbye Mr. Christie) constitue une excellente introduction à l’univers complètement absurde et provocant de cette famille britannique emblématique dans l'œuvre de Mulloy. Ici, en seulement 3 minutes, et avec des moyens extrêmement réduits, Mulloy arrive à concentrer en un seul dialogue très bien rythmé un humour efficace à base de rebonds entre chaque membre de la famille sur un sujet qui n'a absolument aucun sens tout en servant une critique tirée par les cheveux des relations intrafamiliales sur l'éducation, les droits et les interdits dans une société tout aussi bancale. Le rythme s'accélère, la musique s'intensifie, et le dialogue finit par n'avoir plus aucun sens, seulement une suite de "oui" et "non" entrecoupée de phrases typiques d'un père de famille soi-disant modèle. 3 minutes d'un court-métrage très drôle, mais aussi porteur d'un message social très bien amené.
