Silex and the city, le film
Silex and the city, le film
Infos techniques du film d'animation "Silex and the city, le film"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Synopsis du film d'animation "Silex and the city, le film"
Dans une préhistoire condamnée à ne jamais évoluer, un père et sa fille en conflit vont bouleverser la routine de l’Âge de pierre. Après un aller-retour dans le futur, ils ramènent accidentellement l’équivalent d’une clé coudée Ikéa qui va enfin déclencher l’Évolution, pour le meilleur et surtout pour le pire.
Critique du film d'animation "Silex and the city, le film"
Ce premier long-métrage adapté de la série de bandes dessinées éponyme créée par Jul (Julien Berjeaut) et popularisée par son adaptation en série d’animation diffusée sur Arte depuis 2012, nous plonge dans les aventures humoristiques d'une famille paléolithique. Dans un monde préhistorique où les références à la pop culture et à la philosophie moderne abondent, un père et sa fille font un voyage temporel d'où ils ramènent accidentellement un objet du futur, déclenchant une série d’événements qui conduiront l’humanité à la fois à la création des grandes avancées civilisationnelles et à ses pires fléaux.

Les points forts
Le film brille par son habileté à parodier l’époque contemporaine à travers le prisme d’un monde paléolithique fictif. Le scénario est particulièrement audacieux, notamment dans sa satire mordante de la religion, rappelant l’importance du droit à la caricature, élément cher à la culture française. Les dialogues sont un autre atout majeur : intelligents, truffés de références à l’actualité, à la pop culture et au cinéma, ils enrichissent l’expérience et témoignent d’un profond travail d’écriture.
Le casting, quant à lui, est une surprise de taille. À l’instar de la série, le film s’entoure d’invités prestigieux parmi lesquelles Léa Salamé, Stéphane Bern, Amélie Nothomb, Julie Gayet, et même François Hollande...

Les points faibles
Le passage du format court à un long-métrage s’avère être un défi que le film ne relève pas entièrement. Le rythme du récit manque de constance, avec des moments de décrochage perceptibles, notamment lors de tentatives de nouveauté qui ne parviennent pas toujours à captiver. La séquence d’introduction, bien que nécessaire pour introduire l’univers aux nouveaux venus, s’étire en longueur et manque de dynamisme. L’intrigue prend trop de temps à se mettre en place, ce qui peut générer un sentiment d’ennui. Les personnages, quant à eux, ne connaissent pas d’évolutions significatives, rendant leurs interactions moins engageantes. L’humour, plutôt intellectuel, ne fera pas l’unanimité, et le film souffre d’un manque d’émotion et d’intensité qui aurait pu élever le récit.
Enfin, l’incursion dans la prise de vue réelle, bien que pleine de surprises, ne fonctionne pas sur le plan comique ni technique, avec des performances d’acteurs qui laissent à désirer et un manque d'énergie déconcertant.

En conclusion
Silex and the City, le film se présente comme une extension honorable de l’univers de Jul, qui saura satisfaire les amateurs de la série originale. Cependant, pour les néophytes ou les curieux, le film risque de sembler long et parfois maladroit dans son exécution. Malgré ses défauts, il reste une œuvre qui parvient à capturer l’essence de la satire contemporaine, même si son impact demeure limité en dehors de son large cercle d’initiés.

Production d'animation du film "Silex and the city, le film"