Critique : Plutopie

Plutopie

Critique : Plutopie

(3/5)

Honorable

Réalisé par Charles Nichols en 1951, Plutopie place Mickey et Pluto en villégiature au camp Utopia, où les règles sont aussi rigides que l’ambiance est faussement paisible. Frustré par les restrictions imposées aux chiens, Pluto s’endort et s’évade dans un rêve délirant où il règne en maître sur un monde idyllique baptisé Plutopia, peuplé de chats serviles et de plaisirs infinis. Le film repose sur un principe classique mais efficace : le contraste entre la frustration du quotidien et la fantaisie débridée du rêve. Si la première moitié traîne un peu, la séquence onirique rattrape tout, avec un comique plus audacieux que d’habitude chez Disney. Le chat domestiqué, obséquieux à l’extrême, offre un contrepoint hilarant à la figure féline habituelle, et permet à Pluto d’exprimer pleinement son caractère.

Sans révolutionner le genre, Plutopie se démarque par son humour absurde, son rythme bien tenu et une animation toujours impeccable. Une production modeste mais astucieuse, qui tire un parti malin de son concept et reste l’un des courts les plus singuliers de la série.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française