Critique : Ozzy, la grande évasion
Critique : Ozzy, la grande évasion
(2/5)
Ozzy, la grande évasion est un film hispano-canadien qui tente d'aborder le thème de la détention pénitentiaire avec un angle original : celui des chiens en guise de protagonistes. Le film suit l’histoire d’Ozzy, un beagle envoyé dans une prison pour chiens déguisée en garderie, où il doit trouver un moyen de s’évader pour retrouver ses propriétaires.

Les points forts
Le film tente d’injecter une dose d’originalité dans le genre en transposant les codes du film de prison dans un univers canin. Cette idée de départ est intéressante au premier abord.

Les points faibles
Le film est bourré de défauts. Les personnages n’ont aucune profondeur et semblent souvent inutiles, disparaissant parfois de l’intrigue sans raison apparente, ce qui crée une certaine confusion. Le scénario, quant à lui, souffre également d’incohérences. Le méchant est un directeur de garderie pour chiens qui fait croire aux propriétaires que leurs animaux sont morts, afin de les envoyer dans une prison pour canidés. Au delà de la dimension maladroite de cette intrigue, l'idée n’est jamais véritablement expliquée ou justifiée. On ne comprend pas non plus la finalité de ses motivations, ce qui laisse un sentiment d’inachèvement. De plus, le rythme du film est mal dosé : l’action traîne en longueur, rendant l’ensemble ennuyeux et poussant le spectateur à perdre rapidement tout intérêt.
L’animation sommaire trahit un manque d’intention et d’ambition certain.

En conclusion
Ozzy, la grande évasion n’est pas un film qu’on recommanderait de manière enthousiaste. Malgré quelques idées intéressantes, l’exécution laisse à désirer. Il est peu probable que ce film laisse une trace durable dans le paysage de l’animation.
