Ondo

(2/5)

Ordinaire

Ondo possède toute la délicatesse esthétique du travail de Miyoung Baek. Sans dialogues, le court métrage s'appuie sur le mouvement, les symboles et une animation traditionnelle particulièrement poétique pour construire une atmosphère aussi belle que mélancolique. La manipulation du temps intrigue d'abord et semble annoncer une réflexion sur la perte, le deuil ou la possibilité de réparer l'irréparable, mais son dénouement laisse finalement perplexe. La destruction des œufs et le désespoir du cygne composent une scène d'une grande cruauté dont la portée reste difficile à saisir. Il n'en ressort finalement qu'une profonde tristesse et une fatalité assez déprimante, sans que le procédé narratif ne semble véritablement aboutir à une réflexion. Une proposition formellement très séduisante, mais étonnamment vaine sur le fond.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française