Ma famille de samouraïs

Long métrage
Cinéma
Ma famille de samouraïs
Catégorie
Genre
Technique

Ma famille de samouraïs

Long métrage
Cinéma

Infos techniques

Titre original

Eu e Meu Avô Nihonjin

Durée

84 minutes

Date de sortie en France

Pays d'origine

Brésil : sortie le

Réalisation

Celia Catunda

Société de production

PinGuim Content

Synopsis

Sao Paulo, années 1980… Noboru doit préparer pour l’école un exposé sur ses origines japonaises qu’il a toujours cherché à gommer. Il doit alors se tourner vers son grand-père grincheux, Hideo, pour apprendre à connaître en profondeur sa famille et l’histoire de l’arrivée de ce dernier au Brésil en 1920, quand il était encore un jeune homme. Ayant toujours voulu éviter d’évoquer son passé et son déracinement, poussé par son épouse, adorable grand-mère, Hideo accepte à contre-cœur de raconter à Noboru son histoire et son installation en Amérique du Sud. Au fur et à mesure que ce dernier plonge dans le récit de l’exil de ses ancêtres, le jeune écolier se plaira à s’approprier cette culture de l’autre bout du monde et découvrira même l’existence d’un oncle inconnu…

Critique

Ordinaire

Ma famille de samouraïs est un film brésilien réalisé par Celia Catunda, adapté du roman Nihonjin, il aborde les thèmes de l'immigration, de la transmission et de l'identité culturelle. Dans le São Paulo des années 1980, le jeune Noboru doit préparer un exposé sur ses origines japonaises. Avec l'aide de son grand-père Hideo, longtemps resté silencieux sur son passé, il découvre l'histoire de sa famille et le parcours de son aïeul arrivé au Brésil au début du XXᵉ siècle.

 

 

Les points forts


Le principal mérite du film réside dans la sincérité de son propos. À travers le récit d'Hideo, l'œuvre sensibilise les plus jeunes à l'importance de la mémoire familiale, du respect des origines et de la richesse des différentes cultures. Le regard porté sur l'immigration japonaise au Brésil demeure accessible sans être dénué d'intérêt, et le lien qui se construit entre le grand-père et son petit-fils apporte une véritable dimension humaine au récit. Les valeurs de transmission, de tolérance et de vivre-ensemble sont mises en avant avec une réelle bienveillance, faisant de cette aventure un support pertinent pour un jeune public. L'écriture reste claire et suffisamment pédagogique pour rendre son message immédiatement compréhensible.

 

 

Les points faibles


Le récit souffre néanmoins d'une approche beaucoup trop sage pour pleinement convaincre. Son déroulement est linéaire, sans véritables nuances ni évolution dramatique marquante, donnant l'impression d'assister à une succession d'événements racontés plutôt qu'à une véritable aventure. Les intentions, aussi louables soient-elles, s'accompagnent d'une certaine naïveté qui limite la portée émotionnelle et philosophique du propos.

L'animation constitue également une déception. La réalisation en 2D numérique affiche une simplicité très élémentaire qui manque de personnalité et d'ambition visuelle. Le film passe à côté d'une véritable identité graphique en ne s'inspirant jamais de l'esthétique japonaise qu'il célèbre pourtant à travers son histoire. Plus globalement, tous les aspects de la production (écriture, mise en scène, montage, univers sonore ou direction artistique) se contentent d'assurer un minimum de qualité sans jamais chercher à surprendre ou à se démarquer. Cette absence d'audace laisse une impression de banalité, tant sur le fond que sur la forme.

Le choix du titre français s'avère également trompeur. En évoquant une famille de samouraïs, il laisse imaginer un récit d'aventure ou une immersion dans le Japon féodal, un renommage marketing qui dessert l'œuvre en créant des attentes qui ne correspondent jamais à son véritable sujet.

 

 

En conclusion


Ma famille de samouraïs délivre un message universel et pertinent sur l'importance de connaître ses racines, mais il le fait avec une retenue qui l'empêche de véritablement marquer les esprits. Son intérêt repose avant tout sur la valeur de son récit et sur les thèmes qu'il aborde, tandis que sa réalisation trop quelconque limite fortement son impact.

 

 

Avis rédigé par Guillaume le d'après une version française

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