Critique : Le journal d’un dégonflé : Trop, c’est trop
Critique : Le journal d’un dégonflé : Trop, c’est trop
(2/5)
Le journal d’un dégonflé : Trop, c’est trop est adapté du troisième roman de Jeff Kinney. Cette nouvelle aventure suit Greg Heffley confronté à la pression croissante exercée par son père, déterminé à le voir enfin gagner en maturité, au risque de bouleverser son quotidien. Quatrième opus de la déclinaison animée disponible sur Disney+, le film s’inscrit dans la continuité directe de la franchise.

Les points forts
Le récit conserve une efficacité minimale grâce à une narration simple, fidèle à l’esprit des livres, qui permet de dérouler les situations sans confusion. Certaines séquences reposent sur un comique de situation fonctionnel, et l’opposition entre Greg et son père reste un moteur narratif bien identifiable.

Les points faibles
La proposition demeure néanmoins d’une modestie écrasante. L’univers visuel, extrêmement retenu, manque cruellement de personnalité et donne l’impression d’un produit standardisé, conçu sans ambition artistique réelle. L’histoire elle-même peine à susciter un véritable intérêt : jamais lumineuse, rarement inspirée, elle enchaîne des situations redondantes qui donnent le sentiment d’un remplissage mécanique. La narration, parfois hasardeuse, recycle sans nuance des schémas déjà vus dans les précédents volets, au point que l’ensemble ressemble davantage à une opération de bourrage de contenu qu’à une adaptation pensée et nécessaire.

En conclusion
Sans être totalement dysfonctionnel, le film manque d’âme, d’idées et de justification artistique, se contentant de prolonger artificiellement une série qui tourne désormais en rond. L’œuvre se regarde sans déplaisir immédiat mais s’oublie aussitôt, sans laisser la moindre trace.
