Critique : La Petite Fille aux Allumettes
Critique : La Petite Fille aux Allumettes
(5/5)
Coup de coeur
Réalisé par Roger Allers en 2006, La Petite Fille aux allumettes transpose le célèbre conte d’Andersen dans une Russie enneigée magnifiquement recréée. Prévu à l’origine comme une séquence d'un nouveau Fantasia, le court-métrage s’inscrit dans la lignée de l’animation la plus poétique et émotive des studios Disney. Tout repose sur la puissance des images et la musique, sans un mot de dialogue. Chaque allumette enflammée devient une échappée éphémère vers la chaleur et l’amour, jusqu’au dénouement inéluctable. L’animation, subtile et délicate, accompagne la montée en intensité émotionnelle avec une sobriété qui force l’admiration. C’est un film déchirant, qui ose affronter la cruauté de son sujet sans concession tout en atteignant une grâce visuelle et musicale rare. L’un des plus beaux courts de Disney, profondément humain et universel.
