Critique : La Joie de vivre
Critique : La Joie de vivre
(3/5)
La Joie de vivre d’Anthony Gross et Hector Hoppin s’impose comme une œuvre atypique de l’animation européenne. Pensé comme un poème visuel et musical, le film enchaîne des séquences où deux petites femmes bondissent et dansent dans un univers stylisé, entre nature et modernité. L’animation se distingue par une élégance graphique rare, héritée du travail de graveur de Gross, et par une chorégraphie des formes et des espaces d’une grande fluidité.
Cependant, malgré son raffinement visuel et sa singularité poétique, le court-métrage peut aussi paraître un peu abstrait et hermétique pour le spectateur en quête de narration claire. Une curiosité artistique plus qu’un divertissement, mais qui conserve un charme particulier dans l’histoire de l’animation.
